La lumière était si parfaite – Carène Ponte

La lumière était si parfaite – Carène Ponte

Titre : La lumière était si parfaite

Auteur : Carène Ponte

Édition : Pocket

Genre : Contemporain

Pages : 296

Parution : 14 avril 2022 (poche)

La lumière était si parfaite – Carène Ponte La lumière était si parfaite – Carène Ponte

Comment sa vie a-t-elle pu lui échapper à ce point ? Devenue mère au foyer à la naissance de ses enfants, Megg fait face aujourd’hui à une ado en crise qu’elle ne reconnaît plus. Son mari ne se préoccupe guère des tâches quotidiennes. Et puis il y a eu le coup de grâce, cette saleté d’infarctus qui a fauché sa mère avant l’heure. Tandis qu’elle se résout à vider la maison de son enfance, Megg déniche une pellicule photo qui l’intrigue, et décide de la faire développer. Rien ne pouvait la préparer à la série de clichés qu’elle découvre alors… Une révélation qui bouleversera sa vie. Partie sur les traces d’un passé maternel dont elle ignore tout, Megg ne se doute pas que c’est son avenir qu’elle est en train de reprendre en main.

La lumière était si parfaite – Carène Ponte

J’ai acheté ce livre au salon Livr’à Vannes en juin dernier, c’était la première fois que je rencontrais Carène Ponte et j’en suis ravie. Après avoir adoré sa romance de Noël Vous faites quoi pour Noël ? J’avais envie de découvrir d’autres de ses livres.

J’ai donc été attirée par celui-ci, une histoire avec une pellicule photo, je ne pouvais pas résister…

Megg, mariée, deux enfants et femme au foyer, se sent submergée depuis le décès de sa maman six mois plus tôt. Outre cette perte immense, elle ne sent plus heureuse dans sa vie. Les relations avec sa fille ado Lalie sont très compliqués, ses journées se résument à des tâches à faire sur son carnet. Elle doit être partout à la fois, assurer toutes les tâches ménagères, s’occuper des enfants et même aller au dernier moment récupérer la chemise porte bonheur de son mari au pressing. Elle n’en peut plus de cette vie où elle est invisible, où ses sentiments et son bonheur ont été relégué au second plan. Pour son mari, c’est la femme que tous les hommes aimeraient avoir, forcément puisqu’elle s’est complètement effacée, ce n’est plus qu’une femme et une mère, avec toutes les charges mentales que cela implique.

C’est une pellicule trouvée au fond d’un vieux carton qui va progressivement lui changer la vie.

Sur cette pellicule, elle va trouver des photos qui vont la bouleverser et surtout lui faire entamer un road-trip dans plusieurs pays avec sa voisine et meilleure amie Romy et Lalie. Mais surtout, elle va entamer le chemin pour se retrouver elle-même, la Megg, pas la femme ou la mère de famille…

C’est toujours comme ça, les enfants n’écoutent pas quand on l’aimerait et sont parfaitement attentifs quand on préfèrerait qu’il en soit autrement.

Ce livre est un peu différence de celui que j’avais lu précédemment de cette auteure. Il y a un peu moins d’humour et un peu plus de sujets importants.

J’ai tout de suite eu de l’empathie pour Megg, cette femme, qui, comme tant d’autres, c’est perdu, c’est oublié elle-même pour entrer dans le moule de la mère et de la femme qu’on attend.

Et je peux aussi vous dire que j’ai détesté son mari, vraiment, même à la fin quand il se rend compte de son comportement, je n’ai eu aucune empathie pour lui, jamais. J’aurais même préféré une autre fin, je trouve qu’il ne la mérite pas. Il prenait sa femme pour sa boniche, ni plus ni moins, un meuble qu’on pose dans un coin. Il ne fait aucune tâche ménagère, passe sa vie à son travail et pour lui, c’est normal… Vraiment ce personnage, j’ai eu envie de le gifler du début à la fin.

Heuresement, il y a les autres personnages qui rattrapent un peu tout ça. Les enfants de Megg, déjà, même si Lalie est un peu dure avec elle. Je pense qu’elle voit plus claire que son père et ne comprend pas bien pourquoi sa mère se laisse faire. Mais surtout, Lalie est une adolescente mal dans sa peau, qui se compare à sa maman, qui est une vraie beauté. Elle se trouve moche et grosse et en décalage avec ses amies, ce qui explique la dureté de ses mots. Mais son frère, Malone, amène de la douceur dans cette maison. Enthousiaste sur tout, câlin, distribuant de l’amour à tour de bras, j’ai adoré ce petit garçon.

Et puis, il y a Romy, la voisine de Megg, qui est au fil du temps devenu sa meilleure amie. Elle est l’opposée de Megg, elle vit seule avec Rex (sa chienne). Elle est exubérante, s’habille toujours en couleur et à le sourire scotchée à la bouche en toutes circonstances. C’est le soleil de ce livre, je l’ai adoré. Elle va clairement mettre des couleurs dans la vie monotone de Megg.

C’est Romy qui va être à l’origine de ce road-trip pour comprendre les photos que Megg à trouver dans le grenier de sa mère. Elles vont donc se lancer dans un voyage en voiture, traversant plusieurs pays et embarquant Lalie, malgré elle.

J’ai adoré cette partie road-trip, comme je suis curieuse, je suis allé voir sur Google certains lieux visités ( l’île de Burano, m’a littéralement scotchée)

Mais c’est surtout pendant ce road-trip que Megg va vraiment s’émanciper de son rôle de mère/femme. Avant de partir, elle a mis dans sa valise, son reflex, qu’elle n’a pas touché depuis de nombreuses années. Ce voyage va lui donner envie de le reprendre, de reprendre la photographie, cette passion qui a toujours fait partie d’elle. Elle va se projeter dans autre chose, vouloir reprendre son idée de devenir photographe professionnelle.

Le miroir me renvoie le reflet d’une femme de 40 ans qui n’est pas heureuse. Une femme de 40 ans que l’on trouve peut-être jolie, mais dont le regard est éteint.

Elle va aussi réussir à abattre les barrières de Lalie, petit à petit, elles vont enfin s’ouvrir l’une à l’autre, pour commencer à se retrouver.

C’est un voyage très positif, j’ai adoré l’évolution de Megg et Lalie durant ce périple.

C’est un livre que j’ai dévoré, très rapidement, il se lit tellement vite avec la plume si belle et fluide de Carène Ponte.

Même si, dans ce livre, il y a peu moins d’humour que dans d’autres livres de cette auteure, on s’y sent bien.

Carène Ponte à cette faculté d’aborder des sujets plutôt lourds (la charge mentale, les relations mère/fille compliquées, l’estime de soi…) tout en apportant de la légèreté à son histoire.

C’est avant tout un livre de renouveau, de lumière et d’espoir, ou l’amour et l’amitié sont très présents.

Une histoire vraie, authentique dans laquelle vous pourriez vous identifier à un des personnages.

Partez pour un road-trip jusqu’en Bulgarie en passant par plusieurs pays européens. Un voyage à la recherche du passé, à la recherche de soi et à la recherche du bonheur.


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