Danser les ombres – Laurent Gaudé

Bonjour,

La première fois que j’ai vu le nom de Laurent Gaudé, c’est à la bouquinerie avec le Soleil des Scorta, mais jusque là, je n’avais jamais passé le cap de feuilleter ses romans. Et puis, dans ma bibliothèque personnelle, j’ai trouvé Danser les ombres et je me suis lancée. Et quel plaisir même si…

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4ème de couverture

En ce matin de janvier, la jeune Lucine arrive de Jacmel à Port-au-Prince pour y annoncer un décès. Très vite, dans cette ville où elle a connu les heures glorieuses et sombres des manifestations étudiantes quelques années plus tôt, elle sait qu’elle ne partira plus, qu’elle est revenue construire ici l’avenir qui l’attendait.

Hébergée dans une ancienne maison close, elle fait la connaissance d’un groupe d’amis qui se réunit chaque semaine pour de longues parties de dominos. Dans la cour sous les arbres, dans la douceur du temps tranquille, quelque chose frémit qui pourrait être le bonheur, qui donne l’envie d’aimer et d’accomplir sa vie. Mais, le lendemain, la terre qui tremble redistribue les cartes de toute existence…

Pour rendre hommage à Haïti, l’île des hommes libres, Danser les ombres tisse un lien entre le passé et l’instant, les ombres et les vivants, les corps et les âmes. D’une plume tendre et fervente, Laurent Gaudé trace au milieu des décombres une cartographie de la fraternité, qui seule peut sauver les hommes de la peur et les morts de l’oubli.

Mon avis

Compliqué… J’ai adoré la plume de l’auteur qui nous plonge directement dans l’atmosphère du pays, les personnages sont touchants, fragiles et il plane au-dessus d’eux, en permanence les croyances de ce peuple, sa manière de voir les monde : celui des vivants, celui des morts mais aussi celui de la folie.

Le passage sur le tremblement de terre, la personnalisation de cette dernière, le fait de lui donner des sentiments est saisissant de justesse. Mais je crois que le plus beau, c’est de voir après la solidarité de ce peuple. Certes ils attendent une aide extérieure mais ils se soutiennent aussi les uns les autres.

Par contre, ne connaissant pas du tout les coutumes, et étant d’un naturel très cartésien quand je lis des « romans réalistes » (quand je suis sur de l’Imaginaire, je ne cherche pas absolument la cohérence…mais je pars dans ma lecture déjà avec l’idée que je suis dans un autre monde), j’avoue que la fin du roman m’a un peu perdu (voir même beaucoup) car elle reflète, je pense, parfaitement la perception de la mort des Haïtiens mais, malheureusement, elle entre dans le cadre du surnaturel pour ma part….et ce n’est pas ce que j’attendais en ouvrant ce roman.

En conclusion, même si l’histoire ne m’a pas convaincue (du fait des croyances des haïtiens concernant la mort), la plume de l’auteur, sa manière de décrire les émotions, les paysages, de développer progressivement la psychologie des personnage, elle, a fait mouche…. J’irais donc emprunter à ma bouquinerie Le Soleil des Scorta, en espérant que cette fois l’histoire aussi m’emporte complètement.

Bonne lecture !!

éèé

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