Zénith, Tome 1: Les forces du passé

Zénith, Tome 1: Les forces du passé

Zenith, Tome1: Les forces du passé de Sasha Alsberg et Lindsay Cummings,

Publié aux éditions Bayard Jeunesse,

Un gang de filles sanguinaires règne sur la Galaxie Mirabel.
Surentraînées, expertes en maniement des armes, pilotes de génie, ces rebelles ne respectent qu'une loi : la leur !
À leur tête, Androma Racella, alias la Baronne Sanglante, criminelle recherchée dans tous les Systèmes Unifiés, compte les morts qu'elle laisse sur son passage. Mais quand Dex, une sombre figure du passé, resurgit pour leur proposer un marché, leur errance s'arrête brutalement. Andi se retrouve face à un terrible dilemme : mourir ou trahir.
Si la Baronne Sanglante n'a plus rien à perdre, elle a une dernière mission à accomplir : la vengeance.
Et Androma est plutôt douée dans son genre.

Zenith est une réception Babelio, un roman plutôt estampillé " Young adult " mais qui m'a attirée à cause de son résumé alléchant. Une bande de filles, badass, survole les nombreuses galaxies, se livrant au passage à toutes sortes de trafic: drogue, rançon, blanchiment, ... Il y a Lira, une pilote talentueuse, Gilly et Breck les artilleuses et Androma dite " Andi ", la capitaine, la " Baronne sanglante " qui sème la terreur dans tout l'univers. Mélangez tout ça à une sauce Space opera et vous obtenez Zenith! Enfin, presque...

Sur le papier, ça faisait rêver mais la lecture a été ardue parfois même douloureuse. Les premiers chapitres m'ont assez plu. On suit ces quatre filles qui ne font pas dans la dentelle. Androma sort d'une mission périlleuse avec son équipe. Elle a du tuer et elle grave sur ses sabres des encoches comme autant d'hommes morts au combat. On fait doucement la connaissance de ce gang de filles: elles viennent toutes de planètes différentes. Lira a par exemple des écailles bleues sur tout le corps; Breck est une géante que les balles n'atteint pas. On se dit: " tiens, ça va être sympa de les suivre en mission et de découvrir cet univers ".

Et puis, badaboum, tout s'effondre au bout de quelques pages. L'arrivée de Dex vient bouleverser la donne et fait basculer, selon moi, le roman dans un truc archi cucu. Dex intercepte le vaisseau d'Androma et la met en face d'un choix cornélien: la jeter en prison pour tous ses crimes ou s'associer avec lui pour aller sauver Valen, le fils du général des Univers unifiés (ou un truc du genre), détenu sur Lunamere, une prison de haute sécurité. Et là où ça n'a pas matché pour moi c'est que Dex n'est autre que l'Ex d'Androma. Vous voyez venir le truc à 100 kilomètres? C'est normal! Ils se détestent, se sont aimés, quittés en mauvais terme et là ils doivent faire équipe! Le roman vire alors dans un truc de midinette très prévisible car Androma a un petit cœur qui souffre sous sa carapace...

Ajoutez à cela des méchants pas du tout crédibles, des personnages d'un creux abyssal, et vous obtenez un ennui mortel. Je suis allée au bout des 630 pages quand même pour voir (car je garde toujours espoir). Mais non, ça ne l'a pas fait du tout. L'intrigue est embrouillée, décousue et prévisible. Les pirates de l'espace ne sont pas du tout crédibles. J'ose le dire: c'est mauvais, vraiment mauvais et je ne comprends pas quel public peut être visé par ce genre de bouquin. Je me suis accrochée pourtant mais là, rien, c'est le vide absolu. C'était mauvais, un point c'est tout.Androma est une caricature de toutes les héroïnes à elle seule: un passé douloureux, très douloureux, des cheveux à la L'Oréal. Elle est trop belle même avec ses cicatrices. Elle sait trop bien se battre et tout et tout et en plus elle est sensible. Non mais allô, quoi? On écrit encore ça aujourd'hui?

Le Zenith a vite décliné avec moi: des personnages sans profondeur, une intrigue prévisible et simpliste, une héroïne caricaturale! Passez votre chemin avec ce bouquin (et épargnez votre temps).

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