Doomsday Clock #9

L'événement de Geoff Johns et Gary Frank emmène les super-héros et super-héroïnes de DC Comics face à Dr Manhattan. Si la parution de Doomsday Clock est plutôt chaotique, l'histoire de la maxi-série reste intéressante.

En ce moment se cumule deux événements au sein de DC Comics qui sont radicalement opposés dans leur forme. Heroes in Crisis est un peu la force tranquille avec un récit (trop) décompressé avec des personnages qui prennent presque le temps à discuter autour d'un thé. Doomsday Clock est d'avantage un récit (trop) dense qui ne s'intéresse pas vraiment aux personnages mais plutôt à la situation. C'est encore plus vrai avec ce numéro qui voit de nombreux supers aller sur Mars afin d'affronter Dr Manhattan pensant qu'il est responsable de l'attentat qui a plongé dans le coma Superman.

A vrai dire, les deux événements s'opposent sur plein de points mais le choix du rythme de chacun est clairement ce qui frappe aux yeux. Dans Doomsday Clock, il y a une volonté de faire avancer l'intrigue de manière violente. On passe d'un point de vue à l'autre d'une case à l'autre, il y a certaines pages qui proposent 3 actions différentes s'alternant de manière chaotique, le découpage en 9 cases par page rendant le tout brutal - mais Johns et Frank arrivent à ne pas perdre leur lectorat pour autant. Et, c'est clairement, en ça que réside toute la force de la maxi-série.

Même si j'aime beaucoup ce que je lis - parce que j'arrive aussi à ne pas l'associer à Watchmen de Alan Moore et Dave Gibbons, l'intrigue reste tout de même nébuleuse. En effet, les premiers épisodes focalisaient beaucoup sur un personnage qu'on a perdu de vue, Johns a ensuite teasé la JSA tout en dévoilant petit à petit le plan des Watchmen infiltrés dans l'univers canon, et ce numéro nous rajoute une nouvelle couche avec une intrigue autour de Firestorm et une autre avec Black Adam qui décide de profiter de la situation pour foutre le bordel. Non seulement, le rythme est dense mais, en plus, l'histoire est trop riche. Sincèrement, avec la parution chaotique de la maxi-série, il est compliqué aussi de suivre l'ensemble.

À ça, il y a un autre sentiment étrange qui se dégage de Doomsday Clock qui ne devrait pas se refléter à la lecture de l'histoire complète mais qu'il est difficile d'occulter en ce moment : ce sentiment que l'importance accordée par DC à cette saga s'est amoindrie. Certes, la maxi-série était initialement prévue pour être publiée sur un an et cela a dû changer les plans de l'équipe éditoriale de DC qui a préféré miser sur Dark Nights: Metal, Heroes in Crisis et Leviathan [le prochain événement de l'éditeur - NdR] que de préparer le terrain à Doomsday Clock. Il ne faut pas oublier également le fait que Johns n'est plus à la tête de l'équipe éditoriale de l'éditeur laissant penser que sa saga a peut-être été rétrogradée même si DC met les moyens nécessaires pour publier le titre dans de bonnes conditions. Dans les faits, j'imagine que nous aurons le droit à terme à la révélation promise - tout semble aller dans cette direction en tout cas - mais que cela n'aura pas de changements conséquents sur les autres titres de l'éditeur comme on pouvait l'imaginer au lancement de Doomsday Clock. En tout cas, avec cette sensation, la lecture de la maxi-série se retrouve malheureusement atténuée.

Doomsday Clock #9


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