
Résumé :Une toute petite erreur… voilà ce que c’était.
Qui aurait pu deviner que « l’incident » deviendrait viral ? Et qui aurait pu deviner que ce milliardaire insupportable perdrait le plus gros contrat de sa carrière à cause de ma provocation ?
Adrien Cloutier n’est ni patient ni indulgent. Il ne veut pas d’excuses : il veut se venger. Froidement. Méthodiquement.
Résultat : je me retrouve piégée, forcée de conclure un accord avec lui. Pendant un mois, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, je vais devoir obéir à ses moindres exigences. Je compte bien riposter. Mais avec lui, joue-t-on vraiment à armes égales ?
Mon avis :Je mesure souvent la réussite d’une romance à la qualité de son héroïne et à l’intelligence de son troisième acte.
Ici, on est sur une romance très divertissante qui joue avec des codes bien connus : fake dating, milliardaire arrogant, enemies to lovers. Tout commence lorsque la narratrice fait perdre à Adrien Cloutier le plus gros contrat de sa carrière et se retrouve piégée, forcée de conclure un accord avec lui. Elle doit alors obéir à ses moindres caprices pendant un mois, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Mais derrière cette mécanique romantique assez classique, il y a aussi l’attachement profond de l’héroïne à sa sœur. C’est cette loyauté qui la pousse à accepter des choix qu’elle n’aurait jamais envisagés autrement.
L’animosité entre les deux personnages fonctionne bien et rend leur relation agréable à suivre. En revanche, lorsque le troisième acte arrive et que l’on découvre les véritables stratagèmes du héros, j’ai trouvé dommage que cette partie ne soit pas davantage développée. J’aurais aimé voir plus de conséquences et une résolution plus poussée de certains événements passés.
Cela reste malgré tout une lecture très plaisante, portée par des personnages attachants et un propos intéressant sur les rapports de domination sociale, la manière dont les plus puissants imposent leurs règles et les répercussions que cela peut avoir sur celles et ceux qui les subissent.
Au plaisir.

Note de la boussole d’humanité de l’auteurice : En choisissant un mutisme absolu sur les drames géopolitiques mondiaux, notamment la situation à Gaza, Kyra Parsi inscrit sa posture d'auteurice dans les codes traditionnels de l’industrie de la romance occidentale : celle du divertissement, hermétique aux réalités du monde. Ce silence, lu à travers un prisme systémique, révèle le privilège de pouvoir détacher la culture, de la responsabilité politique. Une neutralité de marché qui, par omission, s'accommode des angles morts de la justice internationale au profit d’un confort éditorial. Posture difficile à comprendre d'autant plus qu'elle est protégée par l'anonymat total de son nom de plume.
Aux survivantes : On vous croit. Toujours. #MeToo.
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