Je vais mieux

JE VAIS MIEUX

David FOENKINOS

je vais mieux

"Un jour, je me suis réveillé avec une inexplicable douleur dans le dos. Je pensais que cela passerait, mais non. J'ai tout essayé... J'ai été tour à tour inquiet, désespéré, tenté par le paranormal. Ma vie a commencé à partir dans tous les sens. J'ai eu des problèmes au travail, dans mon couple, avec mes parents, avec mes enfants. Je ne savais plus que faire pour aller mieux... Et puis, j'ai fini par comprendre."

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Je suis fan de Foenkinos. Du moins,d'habitude... Ce bouquin, il est tout petit, tout fin, tout court quoi. Et je me suis emm*rdée à le lire!!!! Du jamais vu. Pas moyen de rentrer dedans.

Je suivais les errances du personnage principal, un pauvre bougre qui a mal au dos et qui subit sa vie plus qu'il ne la vit. L'écriture était chouette, hein, mais bon, rien à faire, je ne rentrais pas dedans. A un moment de la narration, genre aux 3/4, alors que le narrateur cherche désespérement pourquoi il a mal au dos, pourquoi alors que ses examens médicaux ne trouvent rien, pourquoi mais pourquoi donc put** de zut, a-t-il aussi mal? A un moment donc, le narrateur demande à sa femme qui le quitte, de lui dire ce qu'elle a sur le coeur, qu'ils se quittent au moins sur une dispute.

Et là, elle dit les mots magiques qui m'ont débloquée : "tu es mou!". La révélation.

Eh bien, voilà, c'est ça, il est mou.

Il est mou et il m'énerve.

C'est ça le truc, le personnage m'exaspère.

A la lumière de cette fabuleuse révélation, tout de suite ma lecture est allée bien mieux, j'ai même repris quelques pages en arrière de-ci de-là, et je suis enfin entrée dans l'histoire. L'histoire d'une grosse remise en question. Un mec qui sent que sa vie ne l'épanouit pas, et c'est son dos qui le lui fait savoir. Une histoire, où je me rends compte au moment où j'écris ces quelques lignes (car j'ai fini "Je vais mieux" depuis un mois) qu'elle ne m'a quand même pas hyper transcendée, la preuve en est que je suis incapable de vous donner le nom des personnages.

Je ne sais plus comment s'appelle cet énervant mou, ni comment s'appelle son épouse, ni ses enfants, ni ses amis.

Rien, le grand vide dans ma tête.