Devil's road, tome 3 : Exister (Iride Salvatore)

Devil's road, tome 3 : Exister (Iride Salvatore)

Auteur : Iride Salvatore

Éditions : Evidence éditions

Paru le : 02 septembre 2020

387 pages

Thème : New Adult

disponible sur le site de l'éditeur

et sur Amazon

Fait partie de la trilogie

Devil's Road

J'ai aimé :)

 Résumé 

  « Eli et Rick forment à présent une famille heureuse et équilibrée. Elle s’épanouit dans son rôle de médecin et lui dirige son club d’une main de maître. Leurs deux mondes se sont enfin unis.
Eli, qui ne connaissait ce monde qu’à travers ce que son père lui en a bien laissé voir, en découvre les avantages, mais aussi les contraintes. Malgré ces difficultés, leur amour prospère.
Pourtant, les mensonges enfouis et les rancœurs d’ennemis risquent bien de bouleverser ce bel équilibre.
Peut-on vivre normalement lorsqu’on est la femme du président d’un des plus gros clubs de bikers des États-Unis ?
Une famille peut-elle s’épanouir au milieu des guerres de gangs ?
Et surtout pourquoi le passé s’acharne autant sur eux ?
Ce couple hors du commun va devoir franchir tous les obstacles qui se dressent sur sa route pour sauver son amour et sa famille.
»

 Ma chronique 

J'aime bien finir ce que j'ai commencé niveau lecture depuis quelque temps et c'est donc tout naturellement que j'ai décidé de lire le tome 3 de cette trilogie (et à la fin je me suis rendue compte qu'il y avait des spin-off xD) Je me suis demandée dans quoi Eli et Rick allaient bien pouvoir tomber. Il faut bien avouer que les deux premiers épisodes étaient mouvementés et que les trahisons allaient bon train, alors forcément ce troisième devait taper fort. Et c'est le cas, peut-être un peu trop fort pour ma part dans le sens où je n'y a cru que moyen moyen ce qui c'est passé. Cette histoire avec le gouvernement, mouais, passons sur ce détail et allons plutôt sur l'histoire. Eli travaille toujours à l'hôpital et maque de bol, le nouveau médecin en chef fait de sa vie un enfer personnel. Pourquoi est-il ainsi ? Bonne question, peut-être parce que sans le vouloir il sait qu'elle est la régulière du chef des Devil's road et comme ils ont la mainmise sur toute la ville... ? Probablement, toujours est-il qu'il ne la lâche pas d'une semelle et lui impose un rythme effréné : horaires de jour et de nuit, toujours derrière son dos, il est comme une sangsue qui se nourrit de sa vitalité. Rick doit toujours être au top pour maintenir son club au niveau et puis dans ce tome nous apprenons un peu plus encore sur le club et la façon dont ils sont plus que tolérés dans cette ville qu'ils gardent dans une certaine sérénité.

  Enfin, la sérénité va bien un temps. Une tentative de vol, une agression, une bombe, un incendie, et d'autres désagréments, la ville n'est plus qu'un danger permanent pour ceux et celles qui y vivent. Mais qui peut bien leur en vouloir à ce point ? Parce que soyons honnête, tout ce qui arrive les vise tous ! Drame après drame, Rick va devoir remonter la pente de son club et accessoirement prendre sur lui lorsque Eli va lui cacher une nouvelle qui va poser soucis. Rick, prendre sur lui, pardon, je devais l'écrire celle-là, parce qu'il est tout sauf stable. Possessif, anxieux, impulsif et colérique, oui, mais stable non. Il va devoir apprendre pourtant s'il ne veut pas perdre Eli et Gareth et la communication. Oh bon sang, rien que ce mot pourrait être utile dans le vocabulaire de Rick et Eli. Mais pourquoi ils ne se parlent pas ? Comme nous avons les deux voix, nous comprenons que la peur les tenaillent fortement, la peur de perdre l'autre, mais justement ne comprennent-ils pas que le silence est encore pire ? Si bien sur, mais trop tardivement, s'il n'y avait pas cette guerre sous-jacente qui sait ce qui se serait passé entre eux ?
    La relation entre les deux est toujours aussi explosive, le silence les tue à petits feux et si ce n'est pas leur peur qui va les détruire, ce sera surement tous les complots qui se trament sur les Devil's Road, mais aussi les autres clubs. Tous sont concernés et c'est main dans la main qu'ils vont devoir se battre contre un ennemi commun et pas n'importe lequel. Ce ne sont plus des bikers qui sont présents, mais des guerriers prêts à tout pour leurs familles, leurs club, leur manière de vivre. Les traîtres n'ont pas le choix, ils vont parler à un moment donné et ne plus respirer. Mais même les traîtres sont capables de fourberie. Ce que je peux dire c'est que l'on ne s'ennuie pas un seul instant dans l'histoire. Le seul point noir, c'est contre qui ils se battent. Après j'ai adoré le fait que les clubs même ennemi soient obligés de se regrouper pour survivre. Cette fragile amitié qui va se tisser renforcera les liens entre les clubs d'une certaine façon, même si leur manière de vivre est bien différente. Nous découvrons donc d'autres club avec leur peur et leur façon de gérer les problèmes. Certains sont plus bruts que d'autres, plus doux aussi, tout comme le langage qui se rapproche, mais qui est tout de même plus malsains chez d'autres. Ce sont toutes ces différences qui vont malgré tout les rapprocher, parce qu'ils veulent rester en vie et avec leur quotidien. Rien ne peut aller à l'encontre de leurs décisions et ils vont tous s'unir pour le meilleur, mais surtout pour le pire.
    La vie d'Eli est toujours aussi compliquée, être une régulière n'est pas simple, elle a vécu la liberté entre deux clubs et dorénavant elle a du mal à rester à sa place. Grr, cela me fait grincer des dents, oui ils ont des règles, mais dire que la femme doit rester à sa place... Qu'elle se taise lors des réunions OK, les affaires sont les affaires, mais certains actes de Rick m'ont fait lever les yeux au ciel. C'est un homme de cro-magnon et non un homme moderne. Qu'il veuille protéger sa famille oui, mais pas de la façon dont il gère le tout. Et comme si tout cela n'était pas encore assez, un fantôme du passé fait son apparition et va mettre encore plus de bazar dans ce jeu de quille déjà bien branlant. La passion est au cœur du récit, tout comme l'amitié et surtout le fait que le club a merdé. Les membres écoutent le chef et par conséquent certains faits m'ont énervé comme si l'être humain n'existait plus. Ce dernier doit faire ce qu'on lui dis, point final. Le début et le milieu sont composés de rancœur, de tourments, de haine aussi et de peur. Cette peur qui est présente du début à la fin, celle de perdre l'autre, celle de perdre un membre de sa famille, celle de ne pas réussir à s'en sortir, celle d'imaginer un traitre qui pourrait être le frère ou la sœur du club. L'auteur joue beaucoup avec ce sentiment et cela fonctionne très bien ! Qui n'a jamais eu peur dans sa vie au moins une fois ? (J'ai l'impression de ressortir une vieille chanson là, mdr)
    Les événements se suivent et semblent concorder sur le fait que les Devil's Road doivent être éradiqués. Le shérif Osborne m'a bien fait rire avec son attitude. Les bikers sont intéressants quand tout va bien, mais s'il y a une merde ils ne servent à rien. Euh, comment dire qu'il ne fait pas son job et qu'ils comptent sur eux pour que tout roule, mais autrement ils n'ont qu'à disparaitre ? Gentil le shérif, gentil, mais bosse un peu et si tu ne les voulais pas dans a ville, tu n'avais qu'à faire ce qu'il faut ! Des personnages des tomes précédents reviennent et ce n'est pas au gout de tout le monde, surtout lorsqu'il y aura ce qu'on appelle un renvoi d'ascenseur à prévoir. Mais il vaut mieux être solidaire avec des ennemis qui veulent la même chose que vous, plutôt que mort sans possibilité de se venger. Les rebondissements sont nombreux, même si le plus gros se voit venir. Il faut avouer que dans les tomes précédents nous avions déjà eu une petite piqure de rappel et la confiance est mise à mal, une fois de plus.

En conclusion, un troisième tome avec beaucoup de pressions psychologiques et physiques. Les Devil's Road n'ont pas cessé d'avoir des ennuis, mais il ne s'agit pas d'une histoire qui fait rêver avec le mariage et les enfants. Les Devil's Road, c'est une famille qui fait des erreurs, qui est capable de pardonner comme de protéger les siens au péril de leurs vies. Evi a un sacré caractère, ce n'est pas une femme qui se laisse faire et elle démontre de grandes capacités, tandis que Rick va apprendre à gérer sa possessivité, enfin un peu. Beaucoup de tensions, de rebondissements, de personnages qui auraient dû être mort qui reviennent à la vie. Je suis heureuse d'avoir découvert la plume de Iride et je compte bien continuer avec les spin-off de cette trilogie !

 Extrait choisi :  

 «  J’adapte mon allure, les gens doivent nous voir et nous entendre, c’est le but de la manœuvre. Ils ne doivent pas oublier que cette ville est à nous. Je parle surtout pour d’éventuels gangs ou motos clubs qui décideraient de venir empiéter sur nos plates-bandes. C’est notre territoire et il faut sans cesse le rappeler. Sur notre passage, les gens se retournent et nous observent. Certains prennent des photos. Comme à chaque fois, on a le droit aux applaudissements, mais aussi aux regards haineux. La plupart des habitants de cette ville sont heureux de notre présence. Nous avons plusieurs fois évité l’installation de clans douteux. Le trafic de drogue est régulé par un de mes chapitres et tout se fait à l’extérieur de la ville. Tous les dealers qui ne respectent pas cette règle passent l’arme à gauche. Le message est bien ancré dans tous les esprits et personne ne sort du rang. En ce qui concerne les commerçants, nous leur proposons notre aide. Bien sûr, ce n’est pas gratuit, mais le club doit bien vivre lui aussi. Entre Goose Creek et les Devil’s, c’est donnant-donnant. »

Devil's road, tome 3 : Exister (Iride Salvatore)


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