OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire

OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire

Sortie : 04 août 2021

Réalisation : Nicolas Bedos

Avec Jean Dujardin et Pierre Niney

Comédie, Espionnage

Ma note : 14/20

En rédigeant cet article, j’ai fini par faire le constat que cela faisait un an et demi que je n’avais pas été au cinéma. En cause : les confinements, la fermeture momentanée des cinés, mais encore et surtout ma nouvelle vie de maman. C’est donc avec enthousiasme que j’ai retrouvé il y a peu le chemin des salles obscures, et quel bonheur ! Un moment de détente parfait, que j’espère revivre cette année lorsqu’un film me fera à nouveau de l’œil.

Mon choix s’est porté sur le dernier OSS 117, douze ans après la sortie de Rio ne répond plus. Jean Dujardin reprend le flambeau, incarnant un Hubert Bonisseur de la Bath toujours aussi imbécile sentencieux. Pierre Niney apporte quant à lui beaucoup de fraîcheur dans le rôle de l’agent secret OSS 1001.

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Le pari de construire une suite aux deux premiers volets était osé. Nous quittons ainsi les fifties et les années 60 pour atterrir dans les années 80. Mais surtout le changement de réalisateur était risqué. Michel Hazanavicius ayant refusé de garder la main, c’est Nicolas Bedos qui impose ici sa patte. S’agit-il d’une réussite totale ? Pour moi non. Ce film ne se montre clairement pas à la hauteur de ses aînés. La faute à un scénario plutôt faiblard, et à deux ou trois scènes ratées qui frisent le ridicule. Si ce film vous fait envie, je vous conseille non pas de ne pas aller le voir mais plutôt d’essayer de ne pas le comparer à ses grands frères. Nicolas Bedos est à la barre, et je dois dire que cela se ressent. Le ton irrévérencieux qu’on lui connaît est bien là, et c’est finalement plutôt bien passé. Malheureusement, je trouve le tout plus grossier, moins raffiné. Le réalisateur s’amuse à malmener son héros (ce qui est nouveau) et joue sur son côté misogyne et raciste. On sourit à de nombreuses reprises, mais pour apprécier il faut prendre le tout au millième degré.

Heureusement (parce que malgré ces quelques points négatifs, j’ai quand même passé un bon moment), l’énergie des acteurs sauve le tout. Jean Dujardin et Pierre Niney portent littéralement le film, et j’ai aimé retrouver cet aspect parodie des vieux James Bond. On y retrouve de nombreuses références (je pense au personnage de Requin), et c’est plutôt plaisant. Certaines répliques sont réussies et très drôles. Pierre Niney se montre quant à lui solaire, et j’ai apprécié la construction de son duo avec Jean Dujardin. On pense forcément à Amicalement vôtre, qui nous montre deux personnages totalement opposés qui finalement parviennent à tisser un lien, à faire équipe. Cela fonctionne. Même si je suis restée un peu sceptique face au final (je préfère ne pas vous en dire plus pour ne pas tout dévoiler).

Ce film vaut-il donc le coup ? Pour passer un bon moment et se détendre oui. J’espère par contre qu’il n’y aura pas de suite car, pour moi, cela risque de totalement gâcher la série. Nicolas Bedos signe ici un troisième opus correct, différent des deux premiers, mais qui reste rigolo (si on parvient à lâcher prise, et à ne pas tout prendre au premier degré).

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