Someone Like You de Julie Perry

Someone Like You de Julie Perry
Résumé :À Hollywood, l’amour n’existe pas que dans les films.
Trish n’y croit pas : Adam Clyde, la star en vogue de Hollywood, l’a invitée à dîner. Elle, la petite assistante insignifiante qui vient d’arriver et qui, par miracle, ne s’est pas encore fait virer. Seule explication possible : il est comme tous ces acteurs à l’ego surdimensionné, qui ne peuvent pas s’empêcher de séduire toutes les nouvelles. C’est bien pour ça qu’elle a refusé l’invitation. Être placardée dans tous les magazines people au réveil, très peu pour elle. Dommage, car Trish doit bien admettre qu’avec son regard émeraude, cette aura sensuelle et son sourire ravageur, Adam a des arguments particulièrement convaincants. Et elle n’est pas sûre de pouvoir y résister bien longtemps
Moi j'en dis :À mes yeux, cette romance est en tout point catastrophique.
L’histoire, les personnages et la contextualisation... se transforment en amoncellement d’éléments problématiques et invraisemblables, d’incohérences et de précipitations.
L’histoire, c’est celle de Trish, une étudiante en arts plutôt épanouie. Orpheline de mère, émancipée de son père, pour financer son quotidien, elle fait partie de l’armée des petites mains d’une grande ponte du cinéma qui planche actuellement sur casting du prochain Blockbuster. À l’affiche de celui-ci, Adam Clyde, la superstar du moment.
Évidemment, nos deux personnages se croisent. Adam est immédiatement attiré par le charme mystérieux de Trish, cette fille normale dans cet océan de superficialité qu’est Hollywood. Émoustillée, mais pas intéressée, elle tente de le repousser... mais c’est bien connu : « non » n’est pas une réponse ! Adam s’acharne à la séduire et pour cela, il fait en sorte d’être sur sa route le plus souvent possible. Pour augmenter ses chances, il fait recruter Trish dans le premier rôle féminin du fameux Blockbuster. Oui, rien que ça. Partenaire à l’écran, partenaire dans la vie, jusqu’au retour vindicatif de l’actrice initialement présupposé au rôle.
Sans en dire davantage, il y a dans ce roman une surenchère de rebondissements invraisemblables. Des rebondissements qui ont l’audace de se répondre (le contenu de la lettre ? Non, juste non !) ! L’accumulation donne le tournis, et même plus, donne une indigestion ! On est clairement dans une construction épisodique, où l’auteur n’a pas pensé à l’équilibre global de son histoire. Entre les clichés et les intrigues téléphonées, il est difficile d’adhérer à l’histoire, d’autant plus que les personnages ne sont pas attachants pour un sou !
Adam, acteur populaire, hacker à ses heures perdues (l’épilogue m’a fait soupirer comme jamais). Addict en rémission, coureur de jupons et bagarreur invétéré. A priori, si j’en crois ses proches, il dispose d’un grand cœur, d’une générosité et d’un sens de l’abnégation à toute épreuve, sous son arrogance. En creusant, je l’ai trouvé surtout très versatile, creux, inconscient :
Chapitre 2 : « Je me réveillai avec une horrible gueule de bois. Et dire que j’avais pris le volant… Dans les brumes incertaines de mon cerveau, je revis Tom insister pour que je reste sur place. Je n’avais visiblement pas été très coopératif. Quel idiot ! Ce qui était fait était fait, et je considérai l’atroce migraine qui me vrillait le crâne comme une juste punition. » 
Trish, l’héroïne insupportable par excellence ! Évidemment, elle est douce au toucher, chou au lever, et n’a pas conscience de son potentiel beauté. Elle se révèle au contact du héros, une touche d’humour par-ci, un renfrognement par-là. Ce qui m’a le plus horripilée, c’est sa capacité à vampiriser les autres. Elle exige, sans donner en retour. Alors, c’est certain, elle balade dans sa bandoulière de grosses casseroles, des drames et des secrets familiaux monstrueux. Peut-être même, davantage que toutes les héroïnes que j’ai lues en un an. Tu vois le problème d’exagération que j’essaye de souligner ?
Par ailleurs, une héroïne qui balance :
Chapitre 23 : « — Regarde celle-là, m’étranglai-je, elle aurait pu venir à poil, c’était pareil. » 
Perds, selon moi, son capital sympathie. Alors quand en plus elle dit, 10 lignes plus loin :
Chapitre 23 : « Je ne supportais pas le manque de respect. »
Pouah !
J’ai terminé ma lecture en guerre avec elle.
C’est typiquement l’héroïne gentille... en apparence. Celle qui balance des piques acerbes à ses amis et s’en excuse aussitôt parce qu’elle est tendue, parce qu’elle a mal dormi, parce qu’elle a... Dommage parce qu’elle est entourée d’un chouette groupe d’amis soudé et bienveillant, avec un plus gros capital sympathie.
Au-delà de l’histoire et des personnages, je n’ai pas été convaincue par le contexte qui manquait cruellement de matière. Située à Los Angles, cette histoire n’y a aucun fondement. Trois rues, deux quartiers, un peu de plage et op la contextualisation est bouclée... et évidemment, c’est hasardeux. De plus, l’auteur met dans la bouche de ses personnages des expressions et des références typiquement françaises. Ce sont des détails qui me heurtent dans ma lecture et me perturbent encore dix pages plus loin.
Verdict : Je crois que mon avis est indéniablement explicite. Cela dit, souvenez-vous, je chipote trop pour être une bonne lectrice de romance.
Les infos : Date de parution : 01/03/2020Editeur : Editions HarlequinPrix : 6.99€Achat sur Place des libraires
N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, détestez, peu importe respectez.Au plaisir.
Someone Like You de Julie Perry

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