Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon de Jean-Paul Dubois

Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon de Jean-Paul DuboisTous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon

Jean-Paul Dubois

Editions de l’Olivier

Août 2019

245 pages

Le narrateur est en prison pour deux ans. On ne sait pas ce qu’il a fait pour mériter ça, on ne le sait que dans les toutes dernières pages. On suppute bien des choses mais on s’aperçoit rapidement, qu’on s’est fourvoyé. Alors, on laisse tomber, on sait bien qu’on ne l’apprendra qu’à la fin puisque ce roman n’est qu’un prétexte à décrire une vie, non pas seulement française cette fois mais aussi un peu danoise, et québécoise.

La construction du roman est attendue, chaque chapitre débute sur le passé de Paul pour finir sur le moment présent à la prison, pas de surprise, chaque chapitre est construit de la même façon. On a d’abord droit à la jeunesse du père, sa rencontre avec la mère, l’enfant en commun, le métier de pasteur, la séparation… Puis on arrive (enfin !) à Paul, son parcours, sa femme, sa chienne…

Je précise que j’aime beaucoup Jean-Paul Dubois, mais là, va savoir, la sauce a tourné, il y a même eu quelques grumeaux.

J’ai bien évidemment apprécié la tendre ironie de l’auteur, ses réflexions sur le sens de la vie, sur les rapports entre les gens, sa justesse dans sa façon de décrire les fragilités des personnages. J’ai particulièrement aimé le compagnon de cellule de Paul. J’ai souri, j’ai acquiescé, mais j’ai aussi ressenti un poil de lassitude, j’ai un peu soupiré.

Je soupçonne le roman précédent d’avoir pas mal influencé mon opinion sur celui-ci… J’ai pourtant laissé passer quelques jours, j’ai bien essayé d’autres romans que j’ai refermés aussi vite.  Celui-ci a passé le cap des dix premières pages avec succès, je l’ai donc continué et terminé mais ce fut sans trompette ni tambour.

En revanche, la raison de son emprisonnement a su rendre un peu de liant à la sauce. On pourrait se dire « tout ça pour ça » mais non, je me suis dit plutôt : « Il nous a bien eu le gars ! Il nous livre là, une scène on ne peut plus cocasse. » J’ai aimé rester sur un sourire final.

Je ne me suis pas ennuyée (enfin, si, un peu, mais pas trop, mais un peu tout de même). En tout cas je n’ai pas été emportée, je n’ai pas décollé, même aux côtés de Winona, je suis restée sur la berge à regarder les autres voler. Et je suis bien déçue parce que Jean-Paul Dubois, c’est un auteur que j’apprécie. Mais a-t-il écrit mieux que Une vie française ?

La critique de Michfred sur Babelio reflète assez ce que j’ai ressenti à la lecture de ce roman.


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