1q84 - avril juin

1Q84

Haruki MURAKAMI

1Q84

Entre l'an 1984 et le monde hypnotique de 1Q84, les ombres se reflètent et se confondent. Unies par un pacte secret, les existences de Tengo et d'Aomamé sont mystérieusement nouées au seuil de deux univers, de deux ères... Une odyssée initiatique qui embrasse fantastique, thriller et roman d'amour, composantl'œuvre la plus ambitieuse de Murakami.

" Magistral. (...) Un drôle de livre d'anticipation qui se déroule dans le passé, un roman d'amour mélancolique, un suspense accrocheur, un conte moderne envoûtant... " Adrien Gombeaud, Les Échos 

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J'ai longtemps été intriguée par 1Q84, j'en entendais parler, mais sans vraiment bien capter de quoi ça pouvait parler, si ce n'est que quelque part il y avait une référence au célèbre "1984" de George Orwell (que j'ai lu à l'adolescence, et dont je dois avouer que je n'ai pas grand souvenir, il faut croire que Big Brother ne m'a pas tant marquée que cela...). Bref, j'en entendais beaucoup parler, mais vu l'état d'encombrement de ma PAL, j'hésitais franchement à l'acheter : en poche ou en kindle, ça faisait quand même une belle somme si jamais ça ne me plaisait pas. Alors quand je suis tombé sur les trois tomes dans une réderie, à un prix vraiment très sacrifié, je me suis dit que c'était le moment où jamais.

Pour l'instant, je n'ai lu que le premier tome. "Avril - Juin". Mon sentiment est assez partagé...

L'action suit deux protagonistes, en l'année 1984, on l'aura deviné. Une succession de chapîtres dont chaque personnage est le protagoniste principal. Les chapîtres impairs : Aomamé, bientôt 30 ans, coach sportif dans une salle de remise en forme, et accessoirement tueuse à gages à ses moments perdus. Les chapîtres pairs : Tengo, même âge, professeur de mathématiques à l'université trois jours par semaine, libre le reste du temps, il est romancier, mais jamais publié.

Chacun a une vie relativement banale et morne, si on excepte évidemment le hobby de Aomamé. L'auteur nous relate tout d'eux : leur passé, leur hygiène de vie (ce qu'ils mangent, ce qu'ils boivent, où ils vont...), leurs pratiques sexuelles (des hommes de passage pour l'une, une femme mariée pour l'autre), leurs pensées intimes, leurs pulsions... Rien ne nous échappe. Rien ne nous est épargné. Le lecteur devient l'intime de ces deux-là.

Dans 1Q84, il ne se passe pas grand chose en fait. Si ce n'est que Aomamé se rend compte soudain que le cours du temps semble changer, et qu'elle semble être la seule à le percevoir (les policiers qui changent soudain d'uniformes et d'armement, il y a deux lunes dans le ciel...). Tengo de son côté, fait la connaissance de Fukaéri, jeune fille de 17 ans, auteure d'un roman puissant, auteure sachant à peine écrire car dysléxique, auteure parlant avec une économie de mots assez flagrante (sujet verbe complément point). Tengo se voit confier la mission par leur éditeur commun de ré-écrire l'oeuvre de Fukaéri pour qu'elle puisse être accessible au monde entier, qu'elle puisse gagner le concours des nouveaux auteurs (et éventuellement faire gagner plein de pépettes à l'éditeur en question).

Point commun des vies de Aomamé et Tengo? Aomamé rencontre une fillette de 10 ans à qui il est arrivé quelques "déconvenues" (je ne vais pas vous dire quoi) et qui -pour le peu qu'elle parle- dit que c'est dû aux "Little People". Tengo ré-écrit le roman de Fukaéri, qui parle justement de l'existence des "Little People". Plutôt mince le point commun, mais finalement d'importance.

Moui, j'ai trouvé qu'il ne se passait pas grand chose dans ce tome 1. C'est long, long, long à se mettre en place, et le peu qu'il se passe n'est pas super transcendant. C'est mou! J'ai mis dix jours à lire cet "avril-juin", et je ne vous cache pas que je me suis endormie sur le bouquin tous les soirs!!! La quatrième de couverture  parle d'un suspense "accrocheur", je trouve ça exagéré. Je dirais plutôt "intriguant". Car c'est superbement bien écrit. Le style est impeccable, les dialogues sont vivants, les personnages ne font pas empotés. Du coup, eh bien on continue de lire : même si on est loin d'un page turner, on se surprend à néanmoins vouloir savoir ce qui va arriver, donc on lit, on lit, on lit, et on arrive à la fin du tome. En restant assez sur sa faim. Ce tome 1 est loin de m'avoir emportée, je suis loin d'être enthousiaste, mais c'est con, je veux savoir ce qui va se passer après. Intriguée. Oui. Parce que je me rends compte que ça, ce genre de littérature, c'est la première fois que je la rencontre, c'est neuf! (Bon, soyons franche, ça, et le fait que le dernier chapître "Aomamé" et le dernier chapître "Tengo" contiennent chacun -enfin- un évènement un peu marquant qui fait qu'on a envie de continuer sa lecture)

En route pour le tome 2!


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