
Résumé :Les étincelles fusent lorsqu’une ancienne harceleuse emménage chez son ancienne victime dans le troisième tome envoûtant du Fruit du Hasard, par Susan Stoker, auteure de best-sellers au classement du New York Times, une romance militaire torride et remplie d’émotion.
L’ancien pilote de chasse Lincoln Young, surnommé Linc, est un survivant, qui dissimule son trouble de stress post-traumatique et ses cauchemars sous une apparence calme. Quand il revient dans le Maine au décès de son père pour aider sa mère, il ne s’attend pas à croiser la route de son ancienne harceleuse de l’époque du lycée. Pourtant, la femme qui faisait autrefois de sa vie un enfer éveille désormais chez Linc des émotions radicalement différentes, et lorsqu’il découvre que Harper a besoin d’aide, il lui propose spontanément, à elle et à son jeune fils, de venir s’installer chez lui.
Harper Bates pensait avoir touché le fond en revenant dans la maison de son enfance à Rockville, dans le Maine. Puis son père s’est mis à juger ses moindres faits et gestes… sans compter son fils Kash, qui est maintenant une cible de harcèlement à l’école. Contre toute attente, c’est Linc qui lui tend la main, le garçon que Harper elle-même persécutait des années auparavant. Désormais, sa présence rassurante donne à la jeune femme et à son fils un sentiment de sécurité. Si Linc lui plaît beaucoup, la honte de ce qu’elle lui a fait subir l’empêche d’aller plus loin.
Cette cohabitation temporaire cède rapidement la place à quelque chose de plus profond alors que Harper et Linc partagent des secrets intimes qui les aident tous les deux à guérir. Cependant, ils ignorent que quelqu’un d’autre cache un secret… qui s’apprête à avoir un impact sur la seule personne dont le couple ne peut se passer : le jeune Kash.
Mon avis :Je ne connaissais pas cette saga et j’ai commencé par le tome 3, parce que j’étais curieuse d’une ficelle d’intrigue. Ça ne me ressemble pas, mais heureusement : dans cette série, les troisièmes actes sont télé-novéliens et en lisant le premier (et même le deuxième), je ne serais sans doute jamais arrivée jusqu'à celui-ci !
L'intrigue est pourtant construite sur un trope avec lequel j'ai beaucoup de mal : la fameuse mean girl du lycée qui se retrouve à devoir cohabiter (puis, romance oblige, en couple) avec celui qu'elle a harcelé plus jeune (Linc). C'est une dynamique à laquelle je peine à adhérer, même si je peux comprendre que certaines personnes concernées par le harcèlement trouvent ce genre d’histoire salvatrice. Mais ici, l'héroïne, Harper, fait preuve d'une vraie maturité. Elle n'est pas fière de son passé, elle assume et ne cherche pas vraiment à minimiser ses actes. Elle s'en veut et s'excuse sincèrement. Après être partie devenir mannequin à New York, elle revient à Rockville, dans le Maine, sans diplôme et au bout du rouleau. Elle rentre pour la survie de son jeune fils, Kash, et pour se requinquer.
Mais j’ai trouvé que le sujet était plutôt bien traité ici, et en plus, dans une sorte de schéma de punition karmique un peu rapide ou bâton intergénérationnel, son fils, Kash, est lui-même victime de harcèlement à l’école ! Lui, le gamin fan de science et d’étoiles, pas vraiment populaire au lycée, ressemble étrangement à Linc, et Harper se retrouve à devoir regarder cette situation avec un autre regard. Il y a vraiment une volonté de réparation et de transmission.
Aujourd'hui, Harper et Linc ont beaucoup en commun, notamment un trouble de stress post-traumatique : pour lui, c'est lié à son passé militaire et pour elle, à une agression sexuelle. Leur relation devient progressivement un espace où ils peuvent souffler et se reconstruire. À l'américaine, avec un petit côté conservateur, les deux héros sont quasiment tout de suite dans une optique que leur relation doit être sérieuse et doit durer. Mais franchement, ça fonctionne, ils vont bien ensemble. Harper mérite cet homme qui affiche sa vulnérabilité.
Le troisième acte est retentissant et il n'y avait pas de doute sur le retentissement de la proposition ! Et quand on est dedans… on se dit finalement : pourquoi pas ?!
Au final, j’ai passé un excellent moment, l'autrice aborde des thématiques lourdes, abordées avec attention, et porte un récit malgré tout très positif. C’était intelligent, émotionnellement assez doux, avec cette vibe petite ville, supplément enrichissement personnel par le vivre-ensemble, effet éducation par le village. Avec cette idée que tout un village peut participer, d’une manière ou d’une autre, à la reconstruction de ses habitants dans une idée d'écosystème du soutien.
Au plaisir.

Aux survivantes : On vous croit. Toujours. #MeToo.
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