Ce mois-ci je n’avais pas d’excuses, toutes mes sources étaient disponibles, pourtant je n’ai trouvé que peu de bouquins pour me tenter. A ma décharge, les parutions littéraires et les médias qui nous en causent avaient déjà les pieds dans leurs tongs, prêts à partir en vacances. D’ailleurs, il est possible que cette rubrique marque une pause le mois prochain si rien ne me permet plus de l’alimenter… ?
Dans Le Monde du 3 juillet quelques bonnes choses. En premier lieu, une pleine page sur l’écrivain Sinclair Lewis, l’écrivain rebelle nobélisé « Alors que les années 1920 ont vu croitre de concert consumérisme, puritanisme et xénophobie, l’auteur Sinclair Lewis accède à la (Rivages/Noir) célébrité avec ses satires acides du mode de vie américain, toujours d’actualité. » « Main Street est le premier best-seller d’un mouvement qui prend le nom de Revolt From The Village. »
Je note aussi plusieurs bouquins, Chutes libres (Vagabonde) de Carl Watson, « Des deux protagonistes sans but de Chutes libres, de l’écrivain américain, l’une écrit compulsivement, l’autre erre dans New York. Magnifique roman d’une défaite partagée. » Puis trois vieux livres en collections de poche, Clete de James Lee Burke (Rivages/Noir), un polar dans le bayou louisianais, Justice de Friedrich Dürrenmatt (Totem), « un festival d’humour noir et de logique », et enfin un Robin Cook, Il est mort les yeux ouverts (Série Noire), dans une nouvelle traduction, « Comme il y a le bleu Klein, il y a le « noir Cook », épais mat et indélayable ».
Lu sur le site du Monde « Les amateurs chinois de Pou-lou-she-te (Proust en mandarin) ont accès à une nouvelle version de l’intégrale du chef-d’œuvre en sept volumes de Marcel Proust, A la recherche du temps perdu (1913-1927), en caractères chinois simplifiés, grâce à l’effort titanesque de la grande maison d’édition taïwanaise Linking, achevé fin 2025. Alors que Taïwan (tout comme Hongkong) utilise les caractères traditionnels du mandarin, la Chine continentale utilise les caractères simplifiés – signe que l’éditeur entend y trouver des lecteurs. Les sept tomes sont vendus ensemble dans un coffret. « On savait que si on les vendait séparément, à peine 10 % des lecteurs du premier tome iraient jusqu’au dernier. Donc on a fait le pari de proposer l’intégrale. Et déjà 2 000 coffrets ont été vendus. On est très satisfaits de l’accueil qu’a reçu le livre à Taïwan », commente Victor Huang, directeur général adjoint de Linking. »


