Titre : Le Diable, tout le temps
Auteur : Donald Ray Pollock (Traduction : Christophe Mercier)
Date de parution : janvier 2026
Editions Albin Michel
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Si vous vous attendez à trouver un peu de lumière au travers de ce récit, passez votre chemin. Comme l’annonce son titre, ce roman nous plonge dans les entrailles de la noirceur en compagnie d’une galerie de personnages abjects, crasseux et dépravés dont les trajectoires vont s’entremêler au gré d’une intrigue d’une parfaite maîtrise.
Le romancier américain tisse sa toile avec brio au cœur de l’Amérique profonde, entre l’Ohio et la Virginie occidentale, dans les deux décennies qui suivent la Seconde Guerre mondiale.
Nous faisons notamment la connaissance d’un soldat rescapé de la guerre du Pacifique, hanté par ses démons et qui se réfugie dans la foi pour sauver sa femme gravement malade, entrainant avec lui son fils dans sa folie. L’auteur nous emmène également à la rencontre d’un prédicateur convaincu de ressusciter les morts et de son ami musicien en fauteuil roulant lors de sermons truqués. Sans oublier ce couple, tueur en série, qui sillonne les routes des Etats-Unis pendant leurs vacances afin de mettre la main sur des auto-stoppeurs.
C’est captivée de bout en bout que j’ai assisté à ce vain combat contre le Diable, à cette succession de violence et de misère dans une atmosphère sombre et étouffante.
Des protagonistes qui attendent désespérément un signe de Dieu, qui commettent des crimes parfois pour leur plaisir, et qui sont englués par le poids de la fatalité.
Une lecture coup de poing.



