Pour tous ceux qui préparent leur bac de français, j’ai déniché un site formidable. Il s’intitule commentairecompose.fr et offre une large palette de possibilités.
Des fiches de lecture soigneusement rédigées
Commençons par la promesse du titre, le commentaire composé, qui est ici soigneusement analysé et illustré par des exemples.
J’ai ainsi particulièrement apprécié la fiche de lecture des «Cahiers de Douai» d’Arthur Rimbaud (1854-1891) qui présente l’auteur, résume cette œuvre, met en avant les thèmes importants développés par l’auteur.

Et pour être tout à fait complète, cette analyse se poursuit avec le style de l’auteur et ses «émancipations créatrices», c’est-à-dire sa volonté de se libérer de carcans familiaux et sociaux pour construire une œuvre à nulle autre pareille. On découvre ainsi le poète chercher auprès des femmes le contre-modèle de celui que sa mère a – consciemment ou non – inculqué à son fils. On le voit aussi frayer avec les marges de la société, critiquer le pouvoir et être très sarcastique vis-à-vis de Napoléon III. C’est du reste avec «Rages de Césars» qu’il achève ses «Cahiers de Douai» avec des vers qui ne laissent planer aucun doute sur son aversion de l’homme et de son règne :
Car l’Empereur est soûl de ses vingt ans d’orgie !
Il s’était dit : « Je vais souffler la Liberté
Bien délicatement, ainsi qu’une bougie ! »
La Liberté revit ! Il se sent éreinté !
Il est pris : – Oh ! quel nom sur ses lèvres muettes
Tressaille ? Quel regret implacable le mord ?
On ne le saura pas. L’Empereur a l’œil mort.
Cette dimension sociale et politique le rapproche du reste à d’autres auteurs étudiés et commentés comme son aîné Charles Baudelaire (1821-1867) avec notamment ses «Tableaux parisiens».

Ici aussi, la solidarité avec les «petites gens» s’impose au fil de vers qui ne laissent guère de doute sur l’engagement du poète comme dans ce «Crépuscule du matin» :
Les pauvresses, traînant leurs seins maigres et froids,
Soufflaient sur leurs tisons et soufflaient sur leurs doigts.
C’était l’heure où parmi le froid et la lésine
S’aggravent les douleurs des femmes en gésine;
Comme un sanglot coupé par un sang écumeux
Le chant du coq au loin déchirait l’air brumeux;
Une mer de brouillards baignait les édifices,
Et les agonisants dans le fond des hospices
Poussaient leur dernier râle en hoquets inégaux.
La découverte d’auteurs variés
Avec quelque 277 commentaires et lectures, inutile de dire que la quasi-totalité des œuvres au programme est ici décortiquée, des grands classiques aux œuvres les plus contemporaines, comme celles de Francis Ponge (1899-1988). Avec «La Rage de l’expression», lui aussi s’inscrit dans la filiation de ses glorieux prédécesseurs. Ce poète du XXe siècle est tout autant engagé politiquement et tout autant soucieux de faire rimer sa colère avec une richesse créative déjà présente dans le titre même de son recueil.
Les amateurs de découvertes pourront par exemple se pencher sur l’œuvre de la poétesse québécoise Hélène Dorion (née en 1958) avec son recueil «Mes forêts». Riche en métaphores, ses textes ont aussi l’avantage de parfaitement coller aux préoccupations du temps sur l’écologie et l’environnement. On ajoutera que si les forêts sont essentielles à la vie, la poésie l’est tout autant.
Des conseils de méthode pour chaque exercice
De nombreuses vidéos viennent compléter l’offre construite autour des nouveaux programmes mis en place en 2023 et qui traite par conséquent également la dissertation et l’épreuve orale.
On doit à Amélie Vioux, professeur de français désormais spécialisée dans la formation en ligne, la richesse et la rigueur des informations publiées.

Une fois inscrit, il sera d’ailleurs possible d’échanger avec elle et de lui demander des conseils. Pour que le bac devienne pour vous une formalité !

