Comment épingler l’enfant sauvage • Fabrice Parme

Comment épingler l’enfant sauvage Fabrice Parme

Comment épingler l’enfant sauvage • Fabrice Parme

Éditions Rue de Sèvres, 2017 (30 pages)

Ma note : 15/20

En étudiant son arbre généalogique, Astrid Bromure s’insurge : comment se fait-il qu’elle soit la seule enfant unique de la famille ? Ses ancêtres connus remontent tout de même aux Wisigoths. C’est décidé, il lui faut absolument un petit frère ou une petite sœur ! Malheureusement ses parents, bien que menant une vie oisive, se sentent déjà débordés par leur petite fille chérie.

Notre héroïne ne compte pas en rester là, elle a un plan infaillible. Après avoir écouté une émission à la radio, Astrid apprend que des enfants sauvages vivent, abandonnés, dans la jungle du Gabokonga. Il suffirait d’aller à leur rencontre, et de convaincre ses parents d’en adopter un… Flanqués de Dottie, la gouvernante, et de Miss Poppyscoop, la préceptrice, les Bromure se préparent pour ce lointain voyage. La mère d’Astrid y voit en effet une superbe occasion : ramener des plantes rares et exotiques serait parfait pour agrémenter le jardin d’hiver.

Astrid Bromure est une série BD jeunesse qui possède un charme fou. J’avais adoré découvrir Comment dézinguer la petite souris, puis Comment atomiser les fantômes. Ce troisième album est à nouveau un bon cru. On y retrouve tous les ingrédients qui font le sel de cette série : une atmosphère délicieusement vintage mise en lumière par un graphisme soigné, ou encore le choix des décors ; des personnages aux mines expressives ; mais aussi une petite touche d’humour.

Les dialogues de Fabrice Parme font mouche. Ils sont drôles, intelligents, et collent parfaitement avec cette ambiance années 20 présente dans les différents tomes.

Ce séjour dans la jungle du Gabokanga sera pour Astrid et les siens l’occasion de côtoyer une autre culture avec des mœurs, des traditions culinaires, un confort de vie totalement différents de ce que notre héroïne peut connaître en évoluant dans la bonne société new-yorkaise. Fabrice Parme en profite pour glisser quelques remarques bien senties par rapport à la colonisation et à ses ravages sur le territoire africain. Il tord également le cou à certaines idées reçues. Face à toute une tribu de Pygmées, les Bromure, désespérés, s’attendent en effet à être dévorés bouillis dans une énorme marmite !

De son côté, Astrid a toujours toujours le chic pour se lancer dans des péripéties inimaginables. Cette fois-ci, la voici qui rencontre un petit garçon qui parle le langage des oiseaux, alors même qu’un léopard ne la quitte pas d’une semelle bien désireux de s’octroyer un casse-croûte mérité !

Astrid Bromure est une série BD parfaite pour les enfants d’âge scolaire, mais qui risque également de plaire aux plus grands pour son atmosphère vintage et tout le soin apporté aux dialogues ainsi qu’au graphisme. Pour ma part, j’ai déjà prévu de lire la suite. La prochaine fois, cap sur l’Écosse à la rencontre du fameux monstre du Loch Ness !

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