Tom clancy's the division : extremis malis - de ubisoft aux comics

TOM CLANCY'S THE DIVISION : EXTREMIS MALIS - DE UBISOFT AUX COMICS
 Tom Clancy, c'est l'assurance de récits où les personnages défouraillent du gros calibre, sur une toile de conspiration et de complotisme au plus haut niveau. Pas seulement des romans, mais aussi la participation au scénario de jeux vidéos pour Ubisoft, comme la franchise célèbre que constitue The Division. Le nouvel éditeur comics Black Label possède plusieurs cordes à son arc, dont la présentation au format albums en bande dessinée de récits issus des univers parallèles mais pas si éloignés que sont les videogames ou les jeux de plateau. L'ouvrage dont nous vous parlons aujourd'hui est une préquelle (qui anticipe donc des événements connus de tous, ou en tous les cas des joueurs) qui s'insère entre les deux générations que sont The Division 1 & 2 . Au centre du récit, un agent des forces spéciales, Caleb Dunne, qui se retrouve dans une situation épineuse. Son partenaire est pris en otage, lors d'une mission qui tourne au vinaigre, et finalement il est abattu sous ses yeux, sans qu'il puisse intervenir concrètement. Pire encore, l'assassin peut s'enfuir sans que personne ne parvienne à y comprendre grand chose. Seul indice, un nom, Mantis, sur la base duquel peut débuter une chasse à l'homme, qui en fait une chasse à la femme. Pour la traquer, quelques informations et un peu d'imprudence, qui poussent Caleb à se rendre tout d'abord à Philadelphie. Là-bas, Caleb va rencontrer Heather, elle aussi engagée dans une mission de protection des innocents contre un groupe de cinglés qui menacent les fondements mêmes de la constitution américaine, les Fondateurs. Personne ne sait si Trump est à leur tête, mais il en serait capable, le bougre. Ah oui, il convient aussi de savoir que tout ceci se déroule aux Etats-Unis, après qu'une arme biologique ait dévasté New-York et plongé la nation dans le chaos. Mais tout ceci reste en filigrane, et n'est pas abordé de front. 
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Extremis Malis peut dérouter par son poids, sa substance. 72 pages, c'est à dire trois épisodes, l'album s'avère mince au toucher. Pour autant, depuis quand la qualité et la quantité sont censées aller forcément de pair? Alors on se laisse tenter, d'autant plus qu'il faut être honnête, je n'ai jamais joué à The Division, et j'ai même tendance à me considérer comme allergique à tout ce qui se joue manette en main. Du coup, ce sera l'opportunité de vérifier ce que vaut cette histoire en tant que telle. On y appréciera le crescendo du poids des événements, le fait que derrière ce qui pourrait être une simple conspiration aux niveau d'un service des forces secrètes, se cache en fait un vaste plan aux ramifications insoupçonnées, qui trouve un écho assez inquiétant dans ce qui se produit dans la vie réelle, ces dernières années en Amérique. Christopher Emgard a produit un récit de survivalisme qui ne surjoue pas la catastrophe, mais joue intelligemment la carte du délitement, de l'enlisement, celui d'une nation qui a perdu ses repères et où la violence et les actions paramilitaires sont devenues courantes. Là aussi, toute ressemblance avec, etc... Pour le dessin, Fernando Baldo nous surprend en positif, avec un trait plutôt réaliste, et la capacité de jouer avec les émotions des personnages, qui sont tous caractérisés par ce qu'ils ressentent, ou ne ressentent plus, justement. Il y a beaucoup d'action, l'ensemble est très condensé, mais reste lisible, fort agréable à regarder. Nul besoin, en conclusion, d'être donc un mordu impénitent des jeux chez Ubisoft, pour apprécier ce récit bref et tendu, qui sans apporter rien de bien révolutionnaire, s'avère élégant et efficace. Ce qui n'est déjà pas si mal. 

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