Shadow war : tout le monde contre deathstroke

SHADOW WAR : TOUT LE MONDE CONTRE DEATHSTROKE
 Le problème principal avec Shadow war c'est qu'il s'agit d'un album qui n'est pas spécialement destiné au néophyte; bref, ce n'est pas le meilleur point d'entrée possible pour découvrir l'univers DC, c'est même un euphémisme. Alors nous allons tâcher d'être simple. Ra's Al Ghul est ce qui peut se faire de pire en terme de criminel terroriste à visée hégémoniste sur le monde. Impossible de s'en débarrasser, à chaque fois qu'on le tue, il peut revenir à la vie en utilisant ce qu'on appelle les Puits de Lazare. Seulement voilà, depuis quelques temps cet artifice n'est plus aussi fiable qu'avant et l'ignoble vilain a peu à peu évolué vers une prise de conscience de ses actes, poussé en cela par son petit-fils, Damian. Ce dernier est aussi Robin, le side-kick officiel de Batman, et aussi et surtout le fils de Bruce Wayne, que le play-boy milliardaire a eu lors d'une relation aussi brève qu'improbable, il y a de nombreuses années de cela, avec la fille de notre criminel, une certaine Talia Al Ghul. Ra's était sur le point de révéler au monde entier les secrets de la science du puits de Lazare; une forme de rédemption qui lui coûte finalement une balle en pleine tête lors d'une cérémonie publique. Son assassin présumé est Deathstroke, qui dans l'univers DC est une gâchette infaillible, la plupart du temps au service du mal, un mercenaire prêt à abattre tout le monde et n'importe qui en échange de monnaie sonnante et trébuchante. Le lecteur attentif remarquera vite que Deathstroke apparaît dans un ancien costume qu'il a délaissé depuis pas mal de temps. Et en effet, nous découvrons assez rapidement le véritable Deathstroke, quand il comprend qu'il est victime d'une machination et qu'il est ainsi présenté aux yeux de tout le monde comme l'ennemi numéro un à abattre, celui qui vient de commettre en direct un assassinat atroce, au plus mauvais moment. Bref, il se retrouve avec un peu tout le monde sur ses trousses : la justice bien entendu, mais aussi Robin, qui veut venger la mort de son grand-père, Batman qui veut comprendre ce qui s'est produit et éviter un bain de sang, et toute une flopée d'assassins ninjas conduits par Talia, qui est bien décidé à lui faire payer le meurtre de son père. Joshua Williamson orchestre alors une histoire qui va s'étaler sur deux numéros spéciaux (Shadow War Alpha et Omega) mais aussi deux épisodes chacun des séries mensuelles que sont Batman, Deathstroke Inc et Robin, plus une sorte d'interlude avec de brèves histoires corrélées. 
SHADOW WAR : TOUT LE MONDE CONTRE DEATHSTROKE

On trouve donc dans cet album un gros imbroglio familial. Sur plusieurs générations, avec même la mère de Ras' en personne, qui est une menace à ne surtout pas sous-estimer. Bien entendu, l'essentiel de l'histoire est centré sur de bons gros combats, des bourre-pif en pagaille et des calibres d'exception qui crachent leurs munitions. Un parfum très années 1990 rôde dans ces pages, et d'ailleurs le style de Paolo Pantalena, qui est resté fortement influencé par la manière de faire d'alors, est assez bien employé, vu le ton général. Même Roger Cruz (forcément) ou encore Howard Porter (lui aussi!) contribuent à ce revival tout en subtilité, qui exploite aussi un des thèmes très en vogue il y a vingt/trente ans, à savoir le "tout le monde tape sur tout le monde, et on tente de s'expliquer par la suite". La nouveauté ici est constitué par la continuity, là où nous emmènent ces épisodes. Il y a une grosse crise à venir dans l'univers Dc (Dark Crisis on Infinite Earths), il faut régler le problème des relations entre Batman et Robin, depuis la mort d'Alfred et l'impossibilité pour le jeune Damian de le sauver. Et puis faire évoluer le statue de deux personnages assez intéressants et sources de récits à rebondissements potentiels, à savoir Ra's Al Ghul et Deathstroke. Sans oublier les conséquences de la disparition de l'état fictif de la Markovie. C'est l'occasion également de revoir Batman Inc. et ses nouvelles recrues, et tout un tas d'intervenant(e)s en costume, avec très souvent un diplôme en art ninja et savatage en règle comme références. Shadow War, c'est donc du comic book décomplexé, qui va faire tiquer celui pour qui Batman, c'est forcément Tom King et le temps de se poser et de s'interroger sur le sens des relations humaines. Mais si ce que vous voulez, c'est de l'adrénaline et de la testostérone en paquet de dix, je vous recommande de vous jeter sur cette parution. 

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