Le chat du rabbin, tome 8. Petit panier aux amandes, Joann Sfar

Par Murphypoppy

Toujours une joie de retrouver le trait caractéristique de Joann Sfar et l'impertinence, que dis-je, l'insolence du Chat.
Je dis ça mais en même temps, je n'ai pas lu tous les tomes du Chat du Rabbin. Ce qui n'est pas grave en soi car cela n'a aucun impact sur l'appréciation de ce tome (ou peut-être qu'avoir lu les tomes précédents permettent d'apprécier encore plus ce tome... je ne saurai le dire).
Bref, en un mot comme en cent : j'ai adoré.


J'ai adoré pour plusieurs raisons :
- les dialogues sont tellement drôles que vous ne lisez pas ce tome, vous le dévorez à vitesse grand V ! L'humour donc est toujours aussi présent. Comme j'ai ri à la réaction du vieux rabbin quand on tente d'interrompre son flot de paroles.
Pour la peine, allez à la page 15 pour ceux qui ont la BD (et j'ajouterai : mais qu'est-ce que vous faîtes là à lire mon avis si vous avez la BD, lisez plutôt le bouquin, b***** !). Pour les autres, je ne résiste pas à vous écrire le dialogue qui m'a fait tellement rire (pas de spoil, z'inquiétez pas) :
 - "Monsieur le rabbin, je peux en placer une ?"
- "Cheket ! T'es chez moi, c'est moi qui parle !"
Bon, en vrai, vous vous dîtes qu'il n'y a pas de quoi rire, ni même sourire. Mais ça a marché avec moi et puis c'est mon blog, je dis ce que je veux. Pour la peine, je renchérie : j'ai tellement adoré cette répartie que j'ai décidé d'en faire ma nouvelle conduite de vie. Exit la politesse. Murphy n'a qu'à bien se tenir quand il me rendra visite :-p
Mais bref, revenons à des choses moins personnelles.


- On retrouve avec bonheur le personnage du chat, toujours sans filtre, à dire la vérité à qui veut ou non l'entendre, sans n'y mettre aucune forme au point de se faire maltraiter ;
- enfin, on a affaire à un sujet qui peut, pour certains, sembler un peu délicat : la convertion à une religion. Car tout commence quand Aline, catholique, souhaite se marier avec Roger, de confession juive. Par amour pour lui - et puis parce qu'Aline "ne souhaite pas briser l'harmonie qui règne entre (son) amoureux et sa famille", elle décide de se convertir à cette religion et, pour cela, demande à un rabbin de l'aider. Ce dernier refuse : il ne veut pas convertir Aline pour les raisons qu'elle lui donne "parce que l'amour que l'on vit sur terre est imparfait, et nul ne peut jurer qu'il durera toujours". En effet, "si un jour vous vous séparez, vous vous retrouverez seule et juive. (...) vous pourriez légitimement haïr cette religion que vous n'auriez embrassée que pour complaire à un amour passé".
C'est beau, non ?
Aline ne se démonte pas : c'est Zlabya, la femme du rabbin, qui va lui expliquer cette religion et ses commandements qu'elle trouvera finalement insensés. Le chat lui en donnera une explication critique et cynique, pour le plus grand plaisir des lecteurs.

L'histoire ne s'arrête pas là. Il sera aussi question de la tentation en la personne de "petit panier aux amandes" qui donne son nom à ce tome. Mais je n'en dirai pas plus pour vous laisser découvrir la BD et ses retournements de situation par vous-même.
En somme, un très bon moment lecture !


P.S.: Un grand merci à Rakuten qui nous a fait parvenir, non pas une mais deux BD cette année!, dans le cadre de "La BD fait son festival".
Merci, merci, merci !
Pour les curieux, nous avons reçu Bolchoi Arena dont la critique devrait arriver sous peu.
Pour ceux que le Chat du Rabbin intéressent, vous pourrez vous le procurer ici : https://fr.shopping.rakuten.com/offer/buy/3202925031/le-chat-du-rabbin-tome-8-petit-panier-aux-amandes-format-album.html
Vous pouvez aussi vous procurer d'autres bouquins là hein (ou ailleurs, c'est vous qui choisissez) : https://fr.shopping.rakuten.com/

Poppy - aime les chats du voisinage mais ne les kidnappe jamais depuis 1886.