City Hall - Tome 2. Rémi GUERIN et Guillaume LAPEYRE – 2012 (Manga)

City Hall - Tome 2. Rémi GUERIN et Guillaume LAPEYRE – 2012 (Manga)

City Hall
Tome 2

Scénario de Rémi GUERIN
Dessin de Guillaume LAPEYRE

Editions Ankama, octobre 2012
192 pages

Thèmes : Littérature, Fantastique, Steampunk, Histoire

Résumé du tome 1 :

Londres, 1902

Le papier n'existe plus, les crayons et stylos non plus, et le geste d'écriture n'est plus enseigné.
Mais il y a encore des écrivains qui créent en numérique et publient uniquement en ebooks.
Car il y a plus de deux cents ans, suite à un phénomène mystérieux et toujours inexpliqué, les mots couchés sur le papier prenaient vie sous la forme de créatures appelées papercuts.

Dans un premier temps, employées à des fins domestiques, elles ont vite été détournées pour être utilisées dans des combats de pouvoir meurtriers.
C'est pourquoi ces instruments ont été détruits... à des fins écologiques dit-on aujourd'hui.

Mais en ce mois de juin 1902, un papercut géant assassine le ministre des Finances et la Banque Nationale est cambriolée. Contraint, le Maire Little fait appel à un jeune écrivain (et inventueur) prometteur, Jules Verne, et à son assistant, Arthur Conan Doyle, protégés par l'américaine Amelia Earhart, du Culper Ring, pour lutter à armes égales contre celui qui l'a créé et découvrir son but.
Pour cela, il leur confie l'arme secrète : le dernier carnet et le dernier stylo.

Le premier tome s'achève sur un combat opposant Jules Vernes, encore maladroit dans le geste d'écriture, à un homme au masque de corbeau, Lord Black Fowl.

***

Ce deuxième tome se fait plus politique, voit se nouer des alliances, et émerger des secrets.

Alors que l'Inspecteur Chef Lester met sur pied une Brigade Spéciale pour lutter contre cette menace, le Maire Little donne une conférence de presse pour rassurer la population. Son éloquence ne convainc par le journaliste George Orwell.

Essayez-vous réellement de nous faire croire qu'il s'agit juste d'un tour de passe-passe très élaboré ?

Jules, Arthur et Amelia, assistent à un spectacle du célèbre prestidigitateur Harry Oudini qui utilise des miroirs et faux-semblants, avant de discuter de l'absence de Pierre Verne, le père de Jules, et ami d'Harry.
Ses voyages sont nombreux et il est toujours injoignable dans ces cas-là, mais celui-ci semble suspect. Et la réaction d'Harry, qui se cantonne au " nous ", conforte Amelia dans son intuition. Harry sait des choses qu'il tait.

Dans le même temps, Lord Black Fowl, tout en parlant à son prisonnier, crée un papercut géant, bientôt attaqué par un autre, inconnu. Le combat est violent (il n'est pas toujours facile de les distinguer l'un de l'autre) et s'achève sur l'apparition de Mary Shelley.

Côté police, Joseph Bell (médecin, professeur et mentor d'Arthur Conan Doyle, qui l'influença dans la création de Sherlock Holmes) leur vient en aide pour analyser les faits. Une perquisition chez Pierre Verne se conclue sur sa culpabilité. Et le Maire Little reçoit Lincoln afin de relancer Big Eye.

Alors que l'Exposition Universelle ouvre ses portes, une voix couvre celle de Malcom Little, celle de Lord Black Fowl qui alerte le public sur le mensonge des Officiels.

Je ne sais pas si avez lu trop de e-books policiers, inspecteur chef... Mais ce qui est certain, c'est que nous ne sommes pas dans un Agatha Christie, que vous n'avez pas le charisme d'Hercule Poirot, et que le coupable ne se trouve pas dans cette pièce.

Comme pour le premier tome, je ressors très enthousiaste de la lecture de ce deuxième, riche en actions, revirements de situations, apparitions de personnages réels, anachronismes et humour Arthur est très observateur, mais aussi très candide ; Jules est impertinent et Virgile, son flegmatique majordome, sait faire la sourde oreille ; quant à Amelia, elle est toujours si sérieuse !

J'aime comment le réel, l'historique, les références s'imbriquent dans ce récit de fiction qui nous renvoie à notre époque avec les lobbies, les secrets d'Etat, la manipulation des médias, l'anonymat numérique, les lanceurs d'alertes.
De nombreux clins d'œil littéraires (à l'univers d'Alice par exemple) parsèment les planches, ce qui est cocasse dans un monde où toute imagination liée à l'écrit est proscrite.

Chaque chapitre s'ouvre sur une citation qui augure de son contenu, et se clôt sur une présentation d'un personnage, d'un évènement ou d'un objet.

La série, qui comporte sept tomes, est terminée, et il me tarde de lire les suivants !


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