Pas de pissenlits pour le cadavre – Andréa H. Japp

Pas de pissenlits pour le cadavre – Andréa H. Japp

Titre : Pas de pissenlits pour le cadavre

Auteur : Andréa H. Japp

Série :

Genres : Policier - Littérature contemporaine

Editeur : Editions Pygmalion

Collection :

Publication : Le 7 Avril 2021

Edition : Broché

Pages : 324 pages

Prix : 19.90€

Pas de pissenlits pour le cadavre – Andréa H. Japp Rating : Résumé du livre : Par politesse, il y a des gens qu'on reconduit à la porte pour être sûr qu'ils s'en vont. Malheureusement, c'est plus compliqué avec les cadavres !

Chloé et Louise ont peu de choses en commun mais l'amitié qui les est indéfectible. Après un douloureux divorce, Louise a décidé de devenir fleuriste. Et si Chloé est dentiste, c'est avec plaisir qu'elle consacre ses après-midis à aider son amie, ça la change des molaires.

Jusqu'au jour où une surprise macabre les attend dans l'arrière-boutique : un type très très mort au milieu des branches d'amandier. Pas de panique, les innocents ne vont pas en prison.

Mais lorsque les preuves commencent à s'accumuler contre nos deux héroïnes, le calme n'est plus de mise.

Votre avis :

Au moment de la proposition des services presse, j'ai été séduite par la couverture qui avait une touche artistique qui se rapprochait de la série littéraire Agatha Raisin enquête, dont j'ai déjà lu une dizaine de titres, et ainsi j'espérais y trouver les mêmes éléments, mêlant enquête, humour caustique et mystère et donc de passer un bon moment de lecture.

Et en relisant le résumé, je m'imaginais ces deux nanas mener une enquête quelque peu rocambolesque et parvenir à résoudre cette énigme qui leur est tombé dessus ou plutôt au milieu de branches d'amandier décoratives.

Alors est-ce que mes attentes ont été satisfaites ?

Mais avant de vous en dire plus, allons donc acheter des pissenlits dans la boutique de fleurs de Chloé et Louise et espérons ne pas y découvrir un cadavre mort, très mort...

Amies d'enfances et se considérant comme des sœurs, Chloé Thierry, chirurgienne dentiste de son état, et Louise Longin, femme au foyer fraichement divorcée, décident de s'associer et de racheter la fleuristerie du quartier, l'un des plus chics de Paris.

Ayant un goût prononcé par la décoration et la création, Louise est très à l'aise dans son nouveau métier et au milieu des multitudes de fleurs qu'elle reçoit quotidiennement de ses fournisseurs, et à composer de jolis bouquets et autres demandes de ses clients. Quant à Chloé, quelque peu dégoutée de sa profession, cela la changera des molaires et des gargouillis générés par la pompe à salive.

Tout se passe très bien pour leur entreprise florissante, les habitants du voisinage sont ravis et l'ancienne propriétaire des lieux ne rate jamais une occasion de se mêler de ce qui ne la regarde pas.

Les fêtes de fin d'années approchent et avec elles, une affluence énorme sur les commandes à préparer mais cela ne fait pas peur aux demoiselles aux fleurs.

Jusqu'au jour, caché sous les branches d'amandier décoratives, un cadavre y est découvert.

Accusant par réflexe, son grand chien nommé Le Minou, et qui est doué pour tout détruire sur son passage et n'obéir à aucune consigne, Louise comprend bien vite que le spectacle morbide sous ses yeux, est un meurtre et qu'un type a été égorgé dans sa boutique.

Qui était-il ? Pourquoi un crime de cet acabit dans leur magasin de fleurs ? Louise et Chloé le connaissaient-elles ? Quelqu'un pourrait-il en avoir après elles ? Et que le cadavre est peut-être un avertissement ?

Même si elles n'ont rien à se reprocher, après tout, les innocents ne vont pas en prison, bien vite les soupçons se tournent vers elles et les preuves accumulées deviennent accablantes. Et les deux policiers en charge de l'enquête ne vont pas leur laisser une seconde de répit. Ils les tourmentent façon, gentil et méchant flic.

Le cadavre à la gorge béante est celui du pharmacien du quartier Gérard Fournier, et qui trempait dans des histoires louches et avait une assez mauvaise réputation auprès des clients de son officine. Mais pourquoi l'égorger dans leur fleuristerie ou non pas au milieu de ses médicaments ?

Que cache ce crime sanglant ? Un règlement de comptes, façon mafia ? Un client pas satisfait sur le rendu monnaie ? Une vengeance complotée depuis plusieurs années ?

Or si l'enquête policière pouvait tout simplement résoudre le pourquoi du comment et non révéler des dessous encore plus sordides, cela irait amplement, et Louise et Chloé pourraient reprendre leur activité et leurs vies devenues risquées.

Victimes à plusieurs reprises de cambriolages, elles décident également de mener leur propre enquête et de sécuriser les lieux avec des vigiles d'un genre nouveau. Et aussi, de prouver leur innocence et leur bonne foi dans cette histoire qui n'en finit pas.

Mais apparemment, ces dames à qui on aurait donné le bon dieu sans confession, ont un lien avec la mort du pharmacien et seraient en possession d'un indice déterminant pour la suite de l'affaire. Reste à savoir, lequel ? Sans oublier que d'autres cadavres sont semés et l'étau autour des deux quadragénaires se resserre.

Mais qui donc en a après la chirurgienne dentiste et la femme au foyer ? Parviendront-elles à résoudre, aidées évidemment par les deux policiers de la P.J., l'enquête ?

Je vous laisse avec toute cette matière pour en tirer votre propre conclusion.

Car en ce qui me concerne, j'ai eu énormément de mal avec cette lecture, certes l'enquête et tous les crimes liés m'ont permis de m'accrocher mais le style d'écriture et de transposition dans le temps et les lieux ainsi que l'intervention d'un trop nombre de personnages m'ont fait perdre le fil à plusieurs reprises.

Ce qui a quelque peu gâché ma lecture et l'idée que je m'en faisais. Une rencontre ratée avec ce roman. Peut-être lui donnerais-je une seconde chance dans quelques temps...

Certes, je ne connaissais pas du tout l'univers d'Andréa H. Japp, bien que son nom ne me fût pas inconnu et Pas de pissenlits pour le cadavre m'a donné l'occasion de.

Et pour conclure, je tiens à remercier les Editions Pygmalion de m'avoir confié la lecture de ce service presse dans le cadre de notre partenariat.

Extrait :

" Aussi souhaitait-il aider son humaine. Il s'avança vers le monticule qu'il entreprit de gratter. Une jambe apparut, puis un bras. Il s'écarta ensuite, se réinstalla sur son postérieur rebondi. Bon, il avait fait le plus gros du job. Qu'elle prenne la relève.

Louise, l'œil rond, fixait la jambe terminée d'une cheville maigre et d'un mocassin. Grande taille. Il lui semblait que son cerveau venait de se transformer en vaste plaine battue par les vents. Un désert de glace : plus rien ne bouge.

-Ah, mince ! chuinta-t-elle.

Comme dans un rêve, elle s'avança vers le monticule, vers la jambe et le bras, et s'accroupit. Elle récupéra une branche d'amandier d'un tendre rose et entreprit de repousser la couverture végétale. Un corps indiscutablement humain, de sexe masculin, vêtu d'un pantalon et d'un tee-shirt jadis blanc, maintenant trempé de sang, apparut. Mort, très mort. La gorge tranchée, d'une oreille à l'autre. Une nappe du plus vilain rouge brun, visqueuse, presque sèche, s'étalait sous son torse. Les yeux grands ouverts. Marron, les yeux. La lame d'un rasoir de barbier, jeté non loin, étincelait sous la lumière bleutée des plafonniers. Du moins par endroits, ceux qui n'étaient pas couverts de sang sec. Affolée, elle se tourna vers son terre-neuve et questionna :

-C'est pas toi, n'est-ce pas ? ... "

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