Ma participation au Grand Prix des Lectrices Elle 2020 - Catégorie Documents

Ma participation au Grand Prix des Lectrices Elle 2020 - Catégorie Documents

C'est la catégorie que je redoutais le plus. Je n'ai pas l'habitude de lire des documents, des essais. Je me lasse vite même si le propos m'intéresse ou est intéressant ; c'est le style qui n'arrive pas à m'accrocher. Avec souvent trop d'informations qui me donnent le sentiment d'être ignorante. Je préfère apprendre par le biais du roman, de la BD, cela s'imprègne mieux en moi.

J'ai donc entamé l'aventure avec une légère appréhension, assez vite dissipée car les choix ont vraiment été bons, très diversifiés, tant dans les propos que la manière d'écrire des auteurs.

Il me reste le sentiment d'une lecture très riche et intéressante, mais un brin laborieuse. C'est un livre qui se lit mieux par parties, plutôt que tout à la suite.

Ce document prend au cœur, forcément. Parce qu'il retranscrit une réalité que l'on ne connaît que trop peu, que l'on occulte, banalisée par les informations, voire oubliée. J'ai lu ce livre témoignage par témoignage, en l'entrecoupant d'autres lectures plus légères. Il me reste un grand sentiment de fatalité. Nous ne savions pas grand-chose de la situation là-bas avant le covid, la crise sanitaire l'a encore davantage éloignée de nous.

J'ai beaucoup aimé découvrir la vie et le parcours du créateur d'Astérix, comme la naissance du neuvième art, en France, en Belgique surtout, et l'échec cuisant aux États-Unis. J'ai préféré les passages qui nous le racontaient lui. J'adore ce genre d'ouvrages qui nous permet d'apprendre sur qui était l'homme derrière le nom, derrière le personnage.

J'ai aimé lire ce livre mais il ne me reste plus grand chose des donnée que Sandy Allen nous a transmise. Par contre, l'histoire de son oncle, parfois joyeuse, souvent très dure, me reste bien en mémoire. J'ai aimé le double style narratif qui allège la forme et rend plus accessible les informations à caractère scientifique.

    L'avenir de la planète commence dans notre assiette. Jonathan Safran Foer. Éditions de l'Olivier. Je connaissais cet auteur sans jamais l'avoir lu, pour ses livres prônant le végétarisme. C'était donc là l'occasion de le lire enfin, d'autant que je rejoins, d'autant que je rejoins pleinement le postulat énoncé dans son titre. Je n'avais donc pas besoin d'être convaincue, mais ce qui m'a fait aimer (oui, aimer!) cet essai c'est l'angle opté par l'auteur pour nous dire les ravages de l'élevage et de la consommation animale sur la planète. Ainsi nous raconte-t-il ce qu'est une bonne histoire, la manière de la créer, de transformer l'Histoire, pour que les gens y croient et y adhèrent, pour qu'enfin ils agissent. Il prend comme parallèles la Shoah, la deuxième guerre mondiale, sa famille. Il donne des chiffres et nous offre un débat, quelque peu ésotérique (et qui m'a un peu perdue) pour nous raconter nos sentiments ambivalents face à certaines décisions.

Je ne peux que recommander cette lecture sociologique et personnelle dans lequel l'auteur se confie beaucoup et aussi pour son propos, bien sûr ! Ainsi, il livre un récit universel et intime, mettant aux prises l'Homme avec ses convictions et ses contradictions. Depuis, elle s'est beaucoup rappelée à moi, notamment en ce qui concerne le fait de faire/créer/répandre une histoire pour qu'elle marque/percute/fasse agir les gens.

    Jouir. En quête de l'orgasme féminin. Sarah Barmak. Editiosn Zones. Dans cet essai relativement court et qui se lit très bien, l'autrice nous raconte ses recherches sociologiques, historiques, religieuses, autour du plaisir féminin, en nous rappelant qu'il n'y a pas de définition simple et unique de ce plaisir comme de ses manifestations. Elle nous dévoile ses propres investigations, le monde qui s'est développé autour de l'orgasme à base d'applications, de réunions, de festivals, de massages, etc . Avant de conclure que derrière cette apparence de légèreté voire superficialité, se cache un réel débat sur la position de la femme dans la société, dans le couple, dans la famille.

S'il y a bien un livre que je n'aurais jamais acheté, ni même imaginé acheter, c'est bien celui-ci ! Eh bien je suis très heureuse que le Grand Prix des Lectrices m'ait permis de le lire et d'en parler. Et plutôt bien semble-t-il au vu des retours sur Instagram et de celui de Lili (du blog Book'n'cook) . J'en garde un très bon souvenir et ai envie de découvrir les autres titres engagés de cet éditeur.

Vous l'aurez compris, j'ai a-do-ré cet essai. Là encore, merci au Grand Prix des Lectrices Elle de me l'avoir mis entre les mains, car je sais que sans, jamais je ne l'aurais lu ! J'espère que Titiou Lecoq en écrira une autre ou fera des émules !

Beaucoup avait été dit sur ce livre avant même que je le reçoive, ce qui ne m'incitait paradoxalement pas à le lire, cela crée des attentes et compromet souvent la lecture. Pourtant, je suis très vite entrée dedans, ressentant un maelsröm d'émotions contraires. Aujourd'hui, me reste l'écœurement envers cet homme et la société,et l'admiration pour l'autrice.


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