Mamie Bigoudi a aussi été une petite fille

#confinothèque36
Aujourd'hui, un de ces albums jeunesse qui ont croisé la covid19 et sont arrivés en librairies juste avant ou en même temps que la fermeture de ces dernières à cause des mesures de confinement.

Mamie Bigoudi a aussi été une petite fille

Le déménagement qui a tout bouleversé. (c) Les fourmis rouges.


Mamie Bigoudi aussi petite filleOn se souvient du superbe album "Bigoudi" racontant le quotidien d'une mamie citadine, désespérée par la mort de son chien Alphonse jusqu'à la visite inopinée d'un laveur de vitres sensible (lire ici).
Mamie Bigoudi a aussi été une petite filleDans ce nouvel album, en jolis tons pêche,  "Louise ou l'enfance de Bigoudi" des mêmes auteurs, Delphine Perret pour le texte et Sébastien Mourrain pour les illustrations (Les fourmis rouges, 40 pages), on découvre l'enfance de la vieille dame. Elle n'a pas toujours habité la grande ville de New York, bien au contraire.
Cet antépisode, ou préquelle, nous fait connaître de manière tendre et sensible son enfance. Louise vivait à la campagne avec ses parents.On remarque qu'elle avait les cheveux tout raides, on comprend qu'elle adorait la vie au milieu des champs.

Mamie Bigoudi a aussi été une petite fille

Le passé de Louise. (c) Les fourmis rouges.


Quand la petite fille est obligée de déménager dans un appartement de cette grande ville bouillonnante qu'est New York, même s'il est à côté d'une animalerie dénommée Alphonse, elle n'est pas d'accord. Et le fait savoir à son entourage. La petite rebelle snobe son lit, campe dans un carton, fait crise sur crise. Même les lettres de Mamy ne la consolent pas complètement. Pauvre petite déracinée.

Mamie Bigoudi a aussi été une petite fille

Le nouveau présent de Louise. (c) Les fourmis rouges.


C'est une brutale empoignade capillaire qui sortira finalement Louise de son marasme. Sa rencontre avec  Ella est terrible, violente, mais les deux petites filles se sont trouvées. La blanche à longs cheveux blonds et la noire à cheveux crépus ne se quitteront plus. Ella devient l'ambassadrice de la vie en ville et fait aussi découvrir à Louise ce qui lui manque le plus, le ciel, du haut de leur immeuble. La force et le pouvoir de l'amitié.
Voilà un album très réussi et charmant, qui dans sa douceur extrême, dit bien les difficultés de l'enfance face aux changements. Il rassure et donne confiance tout en clignant de l'œil à l'épisode  précédent. On découvre ainsi que le goût de Louise pour les lunettes extraordinaires et les boucles dans les cheveux est très ancien. Delphine Perret raconte cette histoire au plus proche de l'enfance et Sébastien Mourrain l'illustre délicatement tout en lui donnant de l'espace et en y réservant une place pour chaque lecteur (à partir de 4 ans).

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