Le bruit des pages - Livia MEINZOLT

Le bruit des pages - Livia MEINZOLT

Il y a très longtemps, les Éditions Charleston m'ont envoyé ce livre. Je me suis plongée dedans ...

Prix romantique 2019 pour ce premier roman

2016 : Paris dans le quartier de la Buttes aux cailles

Ernest Victor LEROY, un vieux libraire parisien, lègue à Éva, une jeune fille qui s'est prise d'amitié pour le vieillard, son échoppe.

Éva, depuis l'enfance, était passionnée par la littérature, l'histoire, et la culture de ce pays (La Russie).

Le défunt a émis quelques réserves, sur son testament, qui avaient été déjà stipulées par l'ancien propriétaire Russe. La librairie ne doit pas être vendue (seulement don ou héritage), l'obligation de garder le tableau "La jeune fille sous l'acacia" (1916 Kislovodsk (Caucase)) ainsi que l'ouvrage "Que faire ?" de Nikolaï TCHERNYCHEVSKI. Le tout doit rester en ce lieu.

Le tableau happe l'héritière. Elle donne une vie imaginaire, à travers un journal, à cette femme qu'elle prénomme Apollinariya Ivanovna Lubiova (Polina), aristocrate russe, vivant d'amour et de rêves en 1916. Elle est promise à Sergueï mais amoureuse secrètement de Sascha.

... J'ai commencé à écrire le journal de la fille du tableau ! Je suis même allée m'acheter un carnet de cuir en papier-parchemin relié !

Éva (Yeva en russe) projette un voyage en Russie, à Saint-Pétersbourg du 16 février au 14 mars.

La vie fictive de Polina commence le 8 juin 1916,

Mais ... Tu vas inventer sa vie ?

et celle d'Éva vont se télescoper tout le long du livre. Y aurait-il un lien entre les deux femmes ?

Son voyage à Saint Pétersbourg va l'(nous) éclairer ... peut-être ?

Deux périodes : 2016 avec Éva et 1916 avec le personnage du tableau. Deux lieux aussi Paris, la Russie avec la ville de Saint-Pétersbourg en particulier. Les titres de chapitre nous guident. Mais c'est en 1917 que le premier volet débute.

Outre le rangement de la librairie, Éva a pour seule occupation son écrit pour redonner vie à la jeune fille au tableau.

En fait, ce que je souhaite, c'est qu'à travers ses yeux on découvre à la fois le milieu bourgeois et aristocratique, et le monde ouvrier et populaire ...

Son existence est assez plate aussi bien pour elle que pour nous. On s'ennuie à la suivre. Un jeune homme d'origine russe, Vitya, n'est pas indifférent à elle mais elle reste sur la réserve. Même Caroline, sa maman, ou Alice, sa grand-mère, l'incite à aller de l'avant. Son quotidien est aussi austère qu'au début du siècle dernier.

Pas plus animé pour le personnage Apollinariya, mais normal pour ce début de siècle. Il faut dire qu'elle a en plus une maladie cardiaque handicapante, que la révolution gronde en Russie et la bourgeoisie de cette époque ne laisse pas beaucoup de loisirs aux jeunes filles. Et pourtant, elle est avant-gardiste.

Vous avez peut-être compris que j'ai trouvé ma lecture longue, longue. J'ai commencé en novembre 2019 et je vais finir au mois de mars 2020. J'ai abandonné les personnages, puis je les ai retrouvés par devoir plus que par plaisir.

Le seul intérêt que j'ai ressenti, c'est la découverte de la Russie au siècle dernier. Mais les descriptions sont écrites comme dans un guide touristique, sans vie. Cela donne l'impression de lenteur.

L'écriture est déroutante avec de nombreuses références littéraires, musicales, historiques. Mélange d'époque, de pays, de tradition, de fiction et de réalité qui pour finir se mêlent, s'entremêlent. L'auteure connaît bien la Russie, elle y a vécu (beaucoup de détail sur les lieux, les plats, les mots).

Le roman y aurait gagné en étant moins dilué, avec moins de descriptions (que j'ai survolées), moins de ... tout.

C'est seulement mon ressenti. Ce livre a reçu le prix romantique, il doit le mériter. Je suis vraiment passée à côté.

En résumé (avis très personnel) , à vous maintenant :

+ Le passé et le présent se mêlent, les titres de chapitre nous renseignent

+ Beau titre qui incite à tourner les pages et pourtant j'ai eu du mal à le faire

+ Découverte de la Russie en 1916 et la pré-révolution

+ Polina et Sasha sortent du lot des nombreux personnages, ils n'ont pas réussi à m'émouvoir. Les autres ne sont pas très captivants.

- il faut aimer trouver des références littéraires tout le long de sa lecture.

- Style d'écriture recherché mais emprisonné dans de longues descriptions

💜 4/10 J'ai fini ce livre avec difficulté et ma chronique fut longue à écrire

Titre : Le bruit des pages (9 avril 2019)

ISBN numérique : 9782368124154

Nombre de page numérique : 350

Nombre de pages (papier) : 391

Prix : broché 18 €/numérique 4 € 99

Ce livre vous tente, vous pouvez le trouver ICI ou ICI (non sponsorisé)

Recherche, écriture, passé, présent, histoire, journal, magie, héritage, Russie, librairie, sagesse, indépendance, sensibilité,

De son premier amour avait germé sa passion pour la Russie, mais aussi pour le ballet, la musique classique et le violoncelle. P. 23
C'est sa prétention de savoir qui rend l'homme ignorant ! P. 54
... tout homme qui travaille la terre sait qu'elle seule a une vraie valeur et il la respecte plus que toute autre chose. P. 63
... quelques pages se détachèrent. Laissant échapper un gémissement ... P. 122
Ce gouffre où le sang pue, sèche et craque sur les murs poreux de nos tourments. P. 147
Quand nous nous manquons à nous-même, tout nous manque. Werther de Goethe P. 268

Pour en savoir un peu plus :

Le bruit des pages - Livia MEINZOLT

Le bruit des pages - Livia MEINZOLT

Photo de la couverture (Photo éditeur) : Maquette de Patrick LELEUX PAO

Comme la vie des livres n'a pas de limite, je vous rappelle les chroniques faites il y a ... un certain temps. Vous avez lu ce (ou ces) livres ? Qu'en avez-vous pensé ?


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