Une fin d’année très BD chez Microïds

La fin de l’année 2019 a été sous le signe de la BD chez l’éditeur de jeux vidéos Microïds. Nous avons profité du retour des fêtes pour tester les différents titres sortis (tous les tests ont été réalisés sur Nintendo Switch).

Une fin d’année très BD chez MicroïdsOn débute par deux jeux sans prétention et malheureusement assez vite oubliables : Garfield Kart Furious Racing et Titeuf Mega Party.
Garfield Kart Furious Racing nous plonge dans l’univers du chat orange et de ses amis. Huit personnages différents vous attendent sur un total de 16 circuits. Plutôt orienté vers un public plus jeune, le jeu laisse une impression de sous-Mario Kart. Le personnage sélectionné est anecdotique et ne change rien à la pratique du jeu, la conduite n’est pas très fun et le challenge assez limité… sauf si vous cherchez à récupérer les pièces de puzzle planquées sur le parcours qui, elles, sont réellement difficiles à avoir.
Sur les pistes, vous ramassez aussi des objets que vous pourrez laisser derrière vous pour piéger un adversaire ou qui vous feront aller plus vite, mais, à la différence d’un Mario Kart, il n’est pas possible de les lancer devant soi. Dommage de s’offrir une telle licence et de ne pas la mettre plus à profit.

Une fin d’année très BD chez MicroïdsTiteuf Mega Party reprend tout l’univers de Zep avec plein de mini-jeux mettant en scène Titeuf et ses amis. Et… euh… C’est à se demander s’il a été testé avant de sortir. La musique est horrible, le jeu pas du tout optimisé (temps de chargements longs, animations ratées, bugs, déplacements laborieux, commandes sur certains mini-jeux pas intuitives).
Pourtant, la jaquette laissait croire à un jeu assez fun, plutôt orienté pour les gamins… Mais ces défauts risquent bien de lasser assez vite les joueurs.
Là encore, comme pour le Garfield, on se demande pourquoi une telle licence ne fait pas l’objet d’un jeu plus abouti.

Une fin d’année très BD chez MicroïdsPassons maintenant à l’Astérix et Obélix XXL 3 – Le Menhir de Cristal. Bon, les puristes vont hurler : il ne s’agit pas d’un vrai XXL mais plutôt d’un numéro qui surfe sur le succès de la licence. Voilà, c’est dit. On passe donc à la suite : le jeu en lui-même. Aventure inédite d’Astérix et Obélix, vous allez une fois encore venir en aide à Panoramix. Ce dernier a reçu une lettre d’une prêtresse de Thulé (l’Islande actuelle) qui l’informe que Jules César va prendre possession de son île. Un menhir appelé le Snaefellhelgajökull (ou menhir de cristal pour les intimes) possède des propriétés magiques pour repousser les forces ennemies. Bien évidemment, il faut des éclats magiques pour le faire fonctionner et ils sont répartis un peu de partout dans le monde connu de nos héros.
Les jeux de mots fonctionnent bien, l’univers d’Astérix est fidèlement reconstitué mais, une nouvelle fois, c’est la jouabilité qui fait défaut. Le jeu peut se jouer seul ou à deux et fait alterner des phases de niveau très linéaires, des camps remplis d’ennemis à vaincre et quelques puzzles de type plate-forme. Ces derniers sont loin d’être insurmontables et la plus grande difficulté viendra du placement de la caméra qui vous posera quelques soucis de perspective (et donc de chutes qui vont avec). Les attaques de camp se suivent et se ressemblent : les ennemis ne sont pas très variés et ça oscille entre il y a quelques ennemis à taper à il y en a de partout et vous avez intérêt à utiliser la potion magique. On trouve aussi quelques quêtes annexes, peu intéressantes, pour augmenter la durée de vie du jeu.
Dans l’ensemble, le jeu reste finalement assez sympa mais pas inoubliable. Il aurait mérité d’être un peu plus peaufiné et d’être plus varié. Quelques ajouts simples auraient été pertinents (par exemple, pouvoir casser le camp au lieu de simplement taper sur les Romains).

Une fin d’année très BD chez MicroïdsOn termine par le gros titre, le plus attendu : Blacksad : Under the Skin.
Bon, on va commencer par le sujet qui fâche : le jeu n’est pas fini ! Le premier essai s’est soldé par un échec complet après avoir été bloqué dans un dialogue avec un gorille (un vrai) et, sur le second, certaines séquences ont été rejouées plusieurs fois à cause de problèmes d’affichage, de déplacements non pris en compte (compliqué quand on doit éviter un couteau), de décalages dans les phases de dialogues.
Mince ! C’est d’autant plus frustrant que l’univers de Blacksad est bien rendu et que le scénario est captivant. Le chat détective doit enquêter sur le suicide d’un entraîneur de boxe. Bien évidemment, le suicide n’en est pas un et le rusé matou va découvrir (grâce à vous) qu’il y a derrière tout ça de sérieuses magouilles dans le monde du sport. On retrouve quelques têtes connues comme Weekly et Smirnov, dans une ambiance polar sur fond de musique de jazz. La progression est très linéaire et notre libre arbitre se révèle souvent illusoire (notre esprit retors nous a incité à tester différentes réponses qui arrivaient au même résultat… ou qui se soldaient par la mort du personnage, ce qui laissait encore moins de choix).
On serre les fesses tout au long de l’aventure pour ne pas tomber sur un tueur à gages ou pire encore sur un bug. Le récit est bien mené, il est difficile de s’en décrocher (sauf quand ça se bloque… mais ça, on l’a déjà dit). Est-ce que le calendrier a été trop serré pour les studios pour livrer une version parfaite ? Des contraintes budgétaires ? C’est vraiment dommage car ce jeu avait un énorme potentiel. Le test s’est d’ailleurs arrêté quand une erreur technique a fermé le jeu après une looongue séquence.

Anthony Roux


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