PS : I love you – Cecelia Ahern

PS : I love you – Cecelia Ahern

PS : I love you
Cecelia Ahern
Edition J'ai lu,
2009
Traduit par François
du Sorbier
415 pages

Genres : Contemporain, 
Drame



Résumé :

« Dès que Holly tenait une enveloppe dans sa main, elle sentait son lien avec lui. Les deux fois où elle en avait ouvert une, elle avait le sentiment qu’il était assis à côté d’elle et s’amusait de ses réactions. » Quand on trouve l’âme sœur, on croit que le bonheur durera toujours. C’est ce que pensait Holly jusqu’à ce que son Gerry ne meure d’une terrible maladie. A trente ans, Holly se retrouve seule, démunie, sans espoir. Mais Gerry lui réserve une ultime surprise. Il lui a laissé dix lettres qui forment une  » liste  » de choses à accomplir pour réapprendre à vivre. Par-delà la mort, Gerry lui adresse un message d’amour et de courage : elle doit apprendre à être heureuse sans lui, malgré le lien fort qui les unissait. Holly va affronter sa douleur pour réaliser, entre rires et larmes, que la vie vaut malgré tout la peine d’être vécue. Une comédie romantique, drôle et poignante, qui dépeint la vie telle qu’elle est : belle et triste à la fois.

Mon avis :

La première fois que j’ai découvert cette histoire c’était il y a plusieurs années par le film que j’avais trouvé assez moyen mais j’avais donné malgré tout sa chance au livre ensuite, je l’avais adoré et il m’avait beaucoup émue. Ayant tendance à relire mes coups de cœur quelques temps plus tard c’était le moment de me pencher de nouveau sur ce livre, j’étais très confiante et malheureusement je suis plutôt déçue.

Holly vient de perdre son mari Gerry d’une tumeur cérébrale, plongée dans une profonde dépression elle pense que son existence n’a plus aucun intérêt et elle ne trouve rien lui donnant envie de se relever.
Finalement elle reçoit une première lettre de Gerry et se rend compte qu’il avait planifié l’année suivant sa mort en donnant des missions à Holly à faire chaque mois pour la pousser à reprendre une vie normale et l’aider dans son deuil…

L’idée de départ est très bonne à mes yeux mais le résultat final n’est pas franchement touchant, il me semble avoir versé quelques larmes lors de la première lecture et j’avoue que je ne comprends pas pourquoi car cette relecture m’a laissée assez froide, j’ai trouvé ça mignon mais rien de plus, en fin de compte c’est trop superficiel à mon gout, ça a le mérite de ne pas être larmoyant ni déprimant ou morbide mais en même temps je trouve que cela n’aurait pas été mal que ça le soit un peu plus, alors oui Holly est effondrée pendant quelques temps et se retrouve comme une loque mais je n’ai pas franchement ressenti sa tristesse, je n’ai pas eu d’empathie pour elle et ensuite j’ai trouvé son deuil un peu trop « facile », finalement elle arrive à faire les choses que Gerry lui demande sans trop de difficultés et peut-être que la voir ramer un peu plus m’aurait déjà plus touchée et m’aurait paru plus « vrai », je ne dis pas qu’il faut traiter les sujets de la mort, du deuil, et de la dépression de façon bien lourde mais il y a un juste milieu avec le côté assez frivole du livre et c’est dommage de ne pas l’avoir trouvé.
Ceci dit, en laissant ça de côté j’ai tout de même apprécié l’optimisme du livre, une fois que j’ai compris que je n’aurais pas d’émotion je l’ai pris pour ce qu’il était, c’est-à-dire un texte léger qui fait un peu de bien au moral et qui ne va pas plus loin et de ce côté-là c’est plutôt réussi, et il aura au moins eu le mérite de me faire sourire.

Pour le reste, les lettres de Gerry sont courtes et vu que c’est un peu le cœur du livre on pouvait s’attendre à des lettres un peu plus touchantes qui auraient pu laisser transparaitre la complicité et la tendresse entre lui et Holly, voire de la maladresse (après tout écrire à sa moitié après notre mort doit être perturbant et il y a de quoi peiner à trouver les bons mots) qui les aurait rendues plus authentiques, là encore une fois c’est juste mignon et c’est très frustrant du coup.

En dehors de l’histoire, je dois dire que j’ai eu du mal à supporter les personnages, surtout l’entourage d’Holly, ses amies sont de gros clichetons de chick-lit (et elles deviennent vite insupportables quand elles sont très présentes, je pense notamment au voyage en Espagne -qui est un chapitre interminable en passant- où je n’en pouvais plus de les voir), et ce qui concerne certains membres de sa famille est franchement prévisible et assez facile là aussi, je pense notamment à Richard, le frère de Holly, qui a non seulement une évolution mal fichue mais également une relation avec sa sœur assez « grossière » dans le sens où on passe d’un extrême à l’autre en trop peu de temps, et tout cela aurait mérité un traitement beaucoup plus fin et moins rapide.

Bref, je ne suis pas convaincue par cette relecture, c’est rapidement lu mais je l’ai refermé en me disant juste « mouais », c’est mignon, c’est divertissant, mais c’est bien loin de l’émotion que j’espérais.
Il ne me reste plus qu’à revoir le film qui est apparemment complètement différent du texte (et mes quelques souvenirs me le confirment) mais du coup peut-être que cela me permettra de l’apprécier un peu plus que le livre !