Eros Automaton

Par Léa

Auteur: Clémence Godefroy

Édition: Le chat noir

Genre: Steampunk

Parution: 2016

Pages: 282

Description: Quand le Palais des Expositions de Parisore accueille le Salon Galien d’Automatie, c’est toute la capitale qui vit à l’heure des automates, quitte à chambouler quelques destins au passage.
Un attentat en plein concours de modélisation met l’inspecteur Balthazar Bouquet sur la piste d’une mystérieuse organisation pro-humaine alors même que sa sœur Adélaïde devient une célébrité dans le monde de l’automatie. Quant à Agathe Lepique, couturière timide et amie de toujours des Bouquet, elle voit sa vie transformée lorsqu’elle est embauchée dans l’atelier d’Edgar Weyland, un ingénieur de génie aussi énigmatique que séduisant. Son projet: créer la femme parfaite pour jouer le premier rôle dans un opéra romantique…

Hello à tous!

Je vous retrouve aujourd’hui pour une nouvelle chronique littéraire. Celle-ci est un peu particulière car il s’agit d’un livre qui m’a été conseillé et prêté par une amie. Et j’emprunte très peu de livres à des amis en temps normal, je vous assure. Mais il était assez court et était de genre steampunk alors je me suis laissée tenter.

Pour le dire rapidement, j’ai plutôt passé un bon moment avec cette lecture. L’écriture de Clémence Godefroy est simple et fluide. Pas besoin de se torturer les méninges pour comprendre ce qu’il se passe. D’ailleurs j’ai trouvé que le titre était particulièrement bien choisi: Eros Automaton pour de l’amour et des automates, pour le coup on sait dès la couverture où nous allons mettre les pieds. Et d’ailleurs ce livre aborde l’éternelle question maintes fois abordée depuis de nombreuses années et qui ne cessera pas de faire couler de l’encre: les automates peuvent-ils éprouver des sentiments?

Du côté des personnages, je les ai bien apprécié. Il n’y en a pas énormément cependant cela permet de bien les différencier. Je ne me suis pas emmêlée les pinceaux et cela est surement dû au fait que leur personnalité est bien établie. Je les ai trouvé cohérents tout au long de l’histoire par rapport à leur choix et leurs réactions.

Cela étant dit il y a quand même une chose qui m’a dérangé: le contexte spatial. Je ne l’ai pas trouvé bien défini. D’après les noms donnés à certains lieux: Parisore (que l’on peut rapprocher de Paris) ou encore la Brittonie (qui me fait penser à « britannique ») on pourrait croire que cela se passe dans notre monde mais avec quelques changements. Pourtant je n’en suis pas certaine, peut-être qu’il s’agit d’un monde totalement inventé. Cela m’a dérangé de ne pas être fixée. De plus, le contexte politique est effleuré mais pas assez développé à mon goût, j’aurais apprécié davantage de profondeur.

Malgré cela, les différents points de vue sont bien amenés et permettent de faire avancer l’intrigue tranquillement, sans se précipiter. Les romances prennent également leur temps et s’immiscent dans l’intrigue sans problème. J’ai particulièrement aimé l’ambiance d’automatie de l’atelier des couturières. Ainsi que tout le contexte social et médiatique qui apportait un certain enjeu.

En bref ce roman n’est pas un coup de cœur mais j’ai tout de même passé un bon moment. J’avais eu quelques difficultés avec d’autres lectures steampunk traitant d’automates mais celui est, à mon avis, un texte qui permet de nous faire entrer en douceur dans cet univers.

Note: 7/10