Les Classiques de Priscilla – Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage de Maya Angelou

Ce mois-ci, grâce au Reading Classics Challenge de Lilly and Books, j'ai découvert un roman que la quatrième de couverture qualifie de " classique de la littérature américaine ", Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage de Maya Angelou.

Les Classiques de Priscilla – Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage de Maya AngelouAutobiographique, ce récit retrace sans pathétique excessif l'enfance de Marguerite, appelée Maya par son frère, une enfant noire que ses parents divorcés confient à sa grand-mère Momma dans l'Arkansas des années 1930.

Ce que j'ai trouvé de plus émouvant dans cette autobiographie, c'est la prise de conscience progressive de la narratrice, de sa position de noire, d'enfant, de femme ensuite et de toutes les injustices que ces différents statuts engendrent. La première de toutes ces injustices, c'est que Maya n'a pas vraiment droit à l'enfance, la vie va se charger ensuite de la priver d'une partie de son adolescence. Elle devient femme très vite, très tôt, et en tant que telle, elle refuse le statut de victime et essaie de se battre. On sent rapidement chez elle émerger une colère justifiée qu'elle a du mal à réfréner. Les scènes auxquelles elle est rapidement confrontée sont d'une extrême violence, physique ou psychologique.

Pourtant, aucune accumulation de pathos dans ce récit. L'auteure parvient même parfois à nous faire sourire. Cette petite fille a de l'humour, du cran, de la répartie (même quand elle ne répond que dans son imagination). Pourtant, on ne peut s'empêcher d'être révolté contre les hommes, contre les Blancs, contre la société. Et puis, effectivement, on se rappelle que les choses ont évolué depuis, heureusement. Ce livre n'est que l'introduction finalement : Maya commence tout juste ses combats, elle en a gagné un mais se prépare, à la toute fin du récit, à se battre pour la plus belle et la plus motivante des raisons.

Voici quelques citations que j'ai trouvées vraiment belles :

" De tous les besoins (il n'y en a aucun d'imaginaire) qu'éprouve un enfant solitaire, celui qui doit être satisfait si l'espoir doit exister, et un espoir de plénitude, c'est le besoin constant d'un Dieu à toute épreuve. Mon beau petit frère noir fut mon royaume sur terre. " " Être abandonnée à soi-même sur la délicate corde raide de l'ignorance adolescente, c'est expérimenter la déchirante beauté de la pleine liberté et la menace de l'éternelle indécision. Peu d'êtres survivent à leur adolescence. La plupart succombent à la pression imprécise mais meurtrière du conformisme adulte. Il devient plus facile de mourir et d'éviter les conflits que de soutenir une bataille permanente contre les forces supérieures de la maturité "

Vous connaissez le roman ? L'auteure ? Dites-moi ce que vous en pensez !

Priscilla (@Priss0904, @litterapriscilla, Page Facebook)


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