Satinka

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Satinka
En proie à de violentes visions, Jenny Boyd, une jeune serveuse, part à la recherche de ses origines, quelque part au 19ème siècle. Entre la vie dans les tribus indiennes, les camps de travailleurs chinois sur le chantier du chemin de fer, le convoi de colons partant pour faire la grande traversée vers l'ouest, le "Satinka" retrace une partie de l'histoire américaine, sans compter tout ce qui s'y passe aujourd'hui...
Satinka
Pourquoi ce livre ? Le premier argument est l'objet-livre magnifique. Le deuxième argument est une fille, aujourd'hui mon amie, qui me l'a vendu comme un excellent Criric. Troisièmement, le résumé est sympathique, accrocheur.
J'aurais dû écrire ma critique rapidement car aujourd'hui le bouillon est redescendu et je ne suis pas certaine de le vendre aussi bien qu'à chaud.
Satinka relate l'histoire bouillonnante de plusieurs générations entremêlées. Dit ainsi, ça vous plonge dans un flou ambiant. C'est le sentiment qui s'étale sur plusieurs chapitres du début, alors que les points de vue et les époques s'alternent, de sorte à présenter les personnages et leur intrigue personnelle. Cela démarre donc doucement, sans que l'on décroche pour autant. Puis, passée les cent cinquante premières pages un véritable déclic a lieu, les fils se tirent doucement et nous entrons dans une tension de plus en plus tendue. Je rentrais chez moi pour lire deux cents pages par deux cents pages, l'achevant sans trop tarder tellement j'étais a fond dedans. La fin est très bien, telle que je la souhaitais, si ce n'est son ouverture qui laisse la possibilité d'un second tome et une facilité déconcertante quant à l'issue d'une épreuve de Jenny. Cela me déplairait car c'est véritablement les échanges des époques qui fonctionnaient ici, à mes yeux.
Et si je vais passer pour une nouille, j'ai trouvé qu'il y avait quelques facilités, quelques prévisibilité mais j'étais loin d'imaginer le pourquoi du titre de l'oeuvre. Bonne surprise qui offre une note finale un point plus positif.
Autrement, j'ai énormément apprécié la confrontation des différentes magies, l'une des forces de ce livre. C'est alors que l'on comprend le prologue, un discours de Barack Obama sur le racisme et la tolérance. L'autrice maîtrise pleinement les aléas de chaque magie pour en soutirer tout leur potentiel, c'était grandiose. Le seul que je remets en cause est Matt, qui s'enfonce dans un comportement dès plus dérangeants. Je l'aurai bien baffé !
Les personnages sont tous très bien construits et attachants pour la plupart. De l'héroïne inexpérimentée mais motivée à la grand-mère patiente et au vieux sage, en passant par l'apothicaire chinois, j'ai adoré.
La plume est agréable mais m'a légèrement déçue. En fait, ce n'est pas que je ne n'ai pas apprécié, elle est précise et directe, je ne lui reproche rien. Seulement, après la plume de Platteau, sublime, et Rozenfeld, candide, je trouvais plus l'équilibre entre poésie efficacité. Il n'empêche qu'elle est très bien, correspond bien à l'esprit du livre. Enfin, j'aurais souhaité que le style change selon les époques et ses personnages, cela aurait apporté un cachet supplémentaire dans l'ambiance. La lecture fut malgré cela des plus appréciables !
Pour terminer sur un bon point, je l’ai déjà dit, l’objet livre est magnifique. Le dos couturé, la maquette internet très aérée et la bonne prise en main, rigide sans être lourde, est parfaite et rend le moment de lecture des plus agréables. Juste pour cela, je suis contente de l’avoir acheté !
Satinka
Je ne sais pas si je m’attendais à mieux ou à moins bien. Le début est certes un peu long, étrange, mais Sylvie Miller se rattrape bien en projetant un parfait équilibre entre magie et aventure. Le chevauchement des époques est compréhensible et aisé. Les personnages sont pour la plupart sympathiques et la plume se lit bien. Ce sera encore une bonne parution des éditions Critic !
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15/20
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