La tempête des cœurs

Par Wolkaiw

SERVICE PRESSE

Titre : La tempête des cœurs
     Auteur : Mélodie Ambiehl
     Sorti le 7 septembre 2018
     Lu en juin
     Genre : romance / dystopie
     Fantasy Editions R.C.L.
4eme de couverture :
QUAND TOUT S’ACHÈTE, MÊME LE BONHEUR,L’AMOUR SE PAIE AU PRIX FORT 
2102. Les livres papier sont interdits.
2128. On achète le bonheur à tout prix.
À Toulon, Nathaniel est éditeur d’une plateforme numérique ; Isallys est propriétaire des Archives Littéraires conservant les derniers livres papier. Leur vie est heureuse. Pourtant, quand ils se rencontrent par hasard au détour d'une rue, leur destin bascule : alors qu'elle aime ses livres plus que tout et que lui a renoncé à l'amour, c'est un véritable coup de foudre qui les réunit. Mais leur bonheur va se changer en course contre la mort... 
Le prix de leur amour sera-t-il trop élevé ?
ET VOUS ? À QUEL PRIX ACHÈTERIEZ-VOUS LE BONHEUR ?
Je remercie Mélodie Ambiehl ainsi que Fantasy Editions RCL pour ce partenariat.

Lu en lecture commune avec la seule, l'unique : Pauline de Satine's Books
      La tempête des coeurs, l’ouragan des émotions, le tsunami des mots. Un mini-roman qui nous invite à découvrir une plume lyrique, un univers non seulement musical en plus d’être poétique. Il s’agit d’une histoire sensible dans laquelle deux personnages se découvrent, s’aiment et se dévoilent. Préparez-vous à plonger dans un futur fascinant où tout s’achète, un monde dans lequel le bonheur a un prix… À quoi seriez-vous prêt ? L’amour s’achète-t-il vraiment ? 
   Une pluie de phrases déferlent sur les pages du livre, des tournures lyriques, une tonalité particulière, il n’en fallait pas moins pour faire régner une certaine musicalité, comme si le prénom de l’auteure était un signe annonciateur, comme si tout était déjà écrit. Cette tempête dont on nous parle, c’est celle qui anime nos deux personnages, Nathaniel et Isallis, nos deux cœurs dont les battements rythment l’histoire. Une rencontre, quelques mots échangés et des silences lourds de sens, leur relation va débuter, belle et rapide, originale mais précipitée. Une relation qui scellera leur destin et plus encore. 
     D’entrée de jeu, la qualité de la plume m’a frappée : belle, totalement maîtrisée et très poétique. Je me suis laissée porter, voguant sur les nombreuses figures de style, les démonstrations de force qui témoignent sans doute d’une volonté de bien faire, parfois de trop bien faire. J’ai vraiment aimé la plume mais j’ai de temps à autre, trouvé que c’était trop, trop poussé, trop métaphorique… Un sentiment de trop qui s’accompagne de multiples références littéraires et mythologiques qui brisent un peu la cadence installée, qui ne rendent pas ce livre accessible à tout le monde. En somme, une plume riche, très dense et lyrique qui nous entraîne vers des hauteurs insoupçonnées. 

     Si je peux vous donner un conseil, un seul, avant de débuter cette lecture, ce serait sans nul doute de lire Le Petit Prince d’Antoine de Saint Exupéry. Je sais à quel point ce livre est important pour l’auteure, mais c’était sans savoir le rôle qu’elle lui attribue dans son mini-roman. Le Petit Prince c’est ce livre universel et atemporel, ce livre dont les valeurs résistent aux rouages du temps. Bien que la Tempête des cœurs se déroule dans un univers futuriste, on tire encore et toujours des leçons de cet ouvrage, on peut le lire et le relire sans jamais le voir de la même façon, sans percevoir les mêmes choses à chaque fois. Sa lecture, au préalable, me semble donc tout indiquée afin de vivre l’histoire plus intensément encore. 
     À travers l’histoire de Nathaniel et Isallis, leur histoire d’amour et les tumultes de la vie, plusieurs thématiques sont abordées comme autant de fils rouges qui se déploient. Le bonheur des individus s’achètent, tout a un prix, absolument tout… On peut tout vendre, tout acheter… On nous présente ce modèle comme étant le meilleur, celui qui permet à tout un chacun de prétendre atteindre le bonheur. Au regard de ce que vivent les personnages, on en vient à douter, à remettre en question ce modèle qui finalement n’offre peut-être que l’illusion du bonheur… Qu’en est-il d’un monde dans lequel les livres papiers ne sont plus, remplacés par un numérique grandissant, unique garant de la mémoire des hommes. On peut sans doute y entrevoir un parallèle avec notre époque, cette même époque qui accorde un intérêt toujours plus vif au numérique et ses multiples usages. On sent un amour pour le livre, pour le livre papier et les beaux livres, pour les auteurs qui ont marqué l’Histoire de leur plume, de leur verve et leur passion. 
     La relation amoureuse entre les deux personnages est passée au peigne fin, analysée sous tous les angles, toutes les coutures. On assiste à sa naissance, difficile et quasi conflictuelle. Un fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis qui m’a quelque peu agacée je dois bien le reconnaître. Le comportement de Nathaniel est assez exaspérant et j’ai plusieurs fois levé les yeux au ciel, tentant de comprendre le pourquoi de ces agissements. Bien que leur relation soit très belle, je trouve qu’elle est néanmoins prématurée, trop précipitée. J’aurais pu concevoir qu’elle aille aussi vite si les deux protagonistes avaient eu certaines informations plus tôt, or ces éléments n’interviennent que plus tard… Je suis donc assez perplexe et pas totalement convaincue par cette impression de rapidité. Je sais qu’il s’agit d’un mini-roman, que l’on a sans doute moins le temps que dans un roman plus classique, mais cela n’en demeure pas moins un peu trop pressé selon moi. Malgré ce petit bémol, on se laisse prendre au jeu de la séduction, observant avec intérêt les sentiments naissant d’Isallis et Nathaniel. 
    Ce récit est construit selon une alternance des cœurs qui interagissent. Coeur métaphorique comme coeur physique. Organe qui nous maintient en vie comme symbole de l’amour. Des coeurs qui battent et se répondent dans un ballet incessant. C’est un « je » qui s’adresse à un « tu », l’impression que le monde ne tourne qu’autour d’eux, qu’autour d’eux deux. Rien d’autre ne semble exister, si ce n’est les livres, uniques remparts qui se dressent entre eux, vestiges d’un autre temps et témoin d’amours inconditionnels. Comment vivre avec son cœur dans une société telle que celle-ci ? Comment penser et vibrer avec son coeur quand tout s’achète, quand on peut tout obtenir ? C’est là un des enjeux du livre. Passion ou raison ? Qui ou que doit-on écouter ? 

     Fermez les yeux et écoutez. Ne l’entendez-vous pas, la douce mélodie qui s’échappe des pages ? Les mots chantent et dansent, dégagent une incroyable poésie qui résonne dans les oreilles, une musicalité exacerbée qui s’intensifie au fil des pages. C’est comme si tout était une invitation à la musique, comme si la musique rythmait l’histoire. Les prénoms des personnages sont par ailleurs très intéressants, leurs sonorités donnent le ton, créant une presque harmonie dans ce monde de poésie. Isallis qui m’a immédiatement fait penser à « physalis », un fruit également appelé « amour en cage », ce qui n’est pas sans trouver un écho très fort dans l’histoire. Un amour que l’on enferme, un amour qui peine à s’exprimer car retenu. Le choix du prénom ne semble donc pas anodin et offre une autre dimension à l’histoire. 
     La tempête des cœurs c’est aussi des émotions, ne l’oublions pas. Guidés par la plume de Mélodie Ambiehl, nous suivons un duo de personnages attachant bien qu’un peu agaçant, un duo qui se construit et dont l’issue de la relation semble inévitable. En ce sens, l’auteure signe une fin très émouvante, on la devine mais elle nous noue quand même la gorge tant elle est intense et sublime. On laisse progressivement les émotions nous submerger à mesure que nous comprenons et acceptons le choix des protagonistes. 
    En définitive, La Tempête des cœurs c’est une histoire d’amour touchante dans un univers futuriste. Nathaniel et Isallis s’apprivoisent au fil des pages en suivant la cadence imposée par le lyrisme de la plume. On vogue sur les mots et les références littéraires, fasciné par ce monde dans lequel tout s’achète. Ce livre est empreint d’une musicalité incroyable qui fait danser les phrases sous nos yeux. Mélodie Ambiehl propose ici une partition à deux instruments qui se répondent pour former un cœur battant à l’unisson. 
► 3 raisons de lire La tempête des cœurs
- Une plume incroyable
- La musicalité qui s'échappe des pages
- Une histoire touchante

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