Éveil, taiyo matsumoto

ÉVEIL, TAIYO MATSUMOTO
Dans un futur où notre civilisation a disparu, au coeur des montagnes, vit un peuple profondément lié à la nature. Au sein de ce peuple, deux familles jouent un rôle important. La famille des “danseurs”, chargée d’exécuter des danses sacrées afin d’obtenir la bénédiction des esprits de la nature. Etroitement liée à eux, une famille de “sculpteurs”, chargée de sculpter les masques portés par les danseurs, servant à accueillir les esprits de la nature parmi les hommes durant les cérémonies.
ÉVEILTAIYO MATSUMOTOÉDITIONS KANA18 JANVIER 2019NATURE, MAGIE, ONIRISME, SHEINEN
ÉVEIL, TAIYO MATSUMOTO
ÉVEIL, TAIYO MATSUMOTOC'est, pour commencer, un format singulier. Un grand format, et cartonné. Curiosité que je n'avais pas encore croisée. Etonnement qui laisse place à une couverture sublime quand on enlève celle de papier. Un dessin noir, strié de quelques tracés blancs. Un monde qui promet onirisme. 
Aucun résumé, aucune piste. J'ouvre et commence la lecture sans avoir une seule idée de ce qui se trame. De l'histoire, j'en retiens la poésie, l'étonnement. Un récit qui est atmosphère, envoutement au coeur de traditions qui me sont inconnues. On s'immerge, on questionne, on s'étonne.
Des personnages masqués, vêtus de costumes traditionnels. Une danse pour invoquer la pluie, faire tomber la bienfaitrice. C'est une lutte contre la nature, un enchantement qu'ils essayent de produire. Sorciers venant quérir l'ondine. Sculpteurs et Danseurs s'affrontent. De ceux octroyant le masque permettant de jongler avec les esprits, et ceux qui ondulent leur corps, jouent de dextérité pour amadouer la nature.
Un monde revenant vers la nature. Une civilisation qui a abandonné le tracas technologique. Un retour aux sources. Dialogues minimalistes offrant liberté de l'imagination et graphisme sublime sont à dévorer !
ÉVEIL, TAIYO MATSUMOTO