Nos éclats de miroir

Nos éclats de miroir

C’est plus facile de discerner les injustices humaines du passé, puisqu’elles sont déjà condamnées. C’est dans le présent qu’il faut avoir le courage de refuser ce qui arrive.
Je perçois des choses, je vois ce qui est anormal dans cette société.
Mais je ne sais pas encore quoi faire.
Ou si j’en suis capable.
Ecrire est ma seule arme.
Ma seule défense, aussi.

Florence Hinckel, sortie le 17 janvier 2019. Résumé

La note

2/5

La critique

Avant même d’avoir lu le résumé de ce roman, c’est la couverture qui m’a tapé dans l’oeil : simple et efficace, je la trouve particulièrement réussie et elle donne vraiment envie de l’ouvrir. J’ai aussi été un peu surprise du nombre de pages de ce roman petit format, puisqu’il n’en contient que 175… Mais je n’y ai pas fait vraiment attention, et j’ai commencé le roman le jour même de sa réception.

La première chose qui me vient à l’esprit sur Nos éclats de miroir, c’est que c’est joli… mais c’est tout. Il y a de très belles phrases, des paragraphes bien construits, une excellente réflexion sur les injustices et la vie en général, mais clairement je n’ai pas été transportée. Il n’y a pas vraiment de fil conducteur, pas vraiment d’histoire en fait : l’auteure nous décrit la vie d’une collégienne coincée entre une famille compliquée et des amis aux abonnés absents, autant te dire que j’ai vu plus intéressant et original. Pourtant, il y avait du bon à exploiter : l’amitié toxique entre la protagoniste et son amie aurait mérité d’être beaucoup plus développée, le deuil de la famille aussi, sans parler du comportement de la sœur ou même de la mère du personnage principal, Cléo. Aussi, je comprends le choix de l’auteure d’écrire à Anne Frank (elle explique les raisons à la fin de son roman), mais à part ajouter quelques citations du journal je n’y ai pas vraiment vu d’intérêt, et les rares parallèles à l’hisoire de Cléo ne m’ont pas semblé nécessaires : pour moi c’est plutôt un prétexte pour présenter l’histoire de Cléo.

Comme dit plus haut, ma grand crainte en commençant ce roman était qu’il soit peu développé, car difficile de venir à bout d’une histoire en moins de 200 pages. Et malheureusement, je ne me suis pas trompée sur ce point. Il y a de très bons éléments, mais rien n’est jamais vraiment approfondi et on passe constamment d’un problème à un autre, sans chercher à les creuser. Que ce soit les personnages ou les événements du livre, on glisse à la surface de choses qui ne sont même plus abordées deux pages plus tard.

Ce manque de profondeur se répercute sur les personnages avec lesquels j’ai été incapable de m’attacher, aucun ne m’a fait ni chaud ni froid. Cléo me semble trop et pas assez mature à la fois, mais surtout c’est un personnage très hermétique et fermé (je n’ai même pas compris qu’elle était hypersensible avant qu’elle ne le dise d’elle-même). Du coup, difficile d’accrocher avec, et les autres personnages jouaient plus un rôle de figurants qu’autre chose.

Bref, une petite déception malgré la magnifique écriture de l’auteure, dont je jetterai un coup d’oeil aux autres ouvrages.

Merci aux éditions Nathan pour l’envoi ! 

> Vous connaissez cette auteure ? Surtout, son roman vous tente ?


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