Purity

Purity

Purity – Jonathan Franzen

Éditions de l’Olivier (2016)
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Olivier Deparis

Purity Tyler, dite Pip, vingt-trois ans, vit à Oakland, en Californie. Elle a du mal à se détacher de sa mère, Penelope Tyler, elle travaille comme démarcheuse par téléphone, un job bien en-dessous de ses capacités et ce qu’elle voudrait surtout, c’est pouvoir rembourser l’emprunt de cent trente mille dollars qu’elle a contracté pour payer ses études à l’université. Pour y arriver, elle ne voit qu’une solution, retrouver son père biologique, dont sa mère lui a toujours caché l’identité, et lui présenter la note. Aussi, lorsque Annagret, une allemande qui vit temporairement dans le même squat que Pip lui propose de passer un test afin d’intégrer le Sunlight Project, une organisation de lanceurs d’alertes basée en Bolivie, Pip voit dans cette expérience l’occasion d’utiliser les moyens d’investigation de Sunlight Project pour trouver son père. À sa grande surprise, Pip est acceptée comme stagiaire rémunérée et s’apprête à faire la connaissance d’Andreas Wolf, le leader charismatique de l’organisation, un allemand de l’ex-RDA qui a dû fuir l’Allemagne réunifiée puis l’Europe pour échapper à des poursuites, à propos d’une affaire dont Pip ne sait rien mais que le lecteur découvre au fur et à mesure.
D’autres personnages apparaissent au fil des chapitres : Tom et Leila, deux journalistes d’investigation à Denver, Anabel qui fut la femme de Tom et qui le hante encore malgré sa disparition. Des personnages dont on ne perçoit pas tout de suite ce qui les relie à Pip et à Andreas mais que l’on découvre au fur et à mesure des longs flash-backs qui composent ce roman de plus de 700 pages, pas facile à aborder tant les histoires que nous raconte Jonathan Franzen semblent au début sans rapport les unes avec les autres. Il y est question de relations familiales compliquées, de rapport à la mère pathologique, d’arrangements avec la vérité et des difficultés du journalisme d’investigation à l’heure des réseaux sociaux.
Je me suis accrochée et je ne le regrette pas, même s’il m’a fallu presque trois semaines pour venir à bout de ce pavé et que j’ai dû relire certains chapitres pour remettre l’histoire en place dans sa chronologie. Je sais que je n’ai pas tout saisi, en particulier l’analogie qu’établit Franzen entre les méandres de l’Internet et les mécanismes de l’administration de l’ancienne RDA.
Je n’ai pas eu le courage de me replonger une troisième fois dans le roman ! Peut-être le ferai-je dans quelques années, une fois que l’histoire aura décanté et que j’aurai envie d’une lecture un peu compliquée, où il faut se creuser la tête pour décrypter tout ce qu’a voulu nous dire l’auteur.
Je l’ai déjà fait avec un autre livre de Franzen, Les corrections et ce n’est que lors de sa deuxième lecture que j’ai pu en parler ici.
J’ai aussi lu Freedom, je n’en ai pas parlé sur ce blog mais je n’ai pas encore eu l’envie de m’y replonger.
Décidément, Jonathan Franzen n’est pas un auteur facile !
D'autres avis chez Clara, Nicole et Papillon.

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