- Lady Helen T01 Le club des mauvais jours -

Par Valentine Pumpkins @valpumpkins

- Lady Helen T01 Le club des mauvais jours -

Bon sang, que c'est dur d'écrire des chroniques en ce moment ! Les mots ont décidé de ne PAS couler tout seuls, comme d'hab, et j'ai presque l'impression d'accoucher (heureusement, la convalescence est moindre). Résultat, je laisse traîner les chroniques à faire et, la lecture se faisant de plus en plus lointaine, c'est encore plus difficile à pondre. Le serpent qui se mord la queue et tutti frutti.

Et pourtant, j'ai TELLEMENT envie de vous parler de ce superbe roman ! Mais la pauvre Lady Helen et son Club des mauvais jours semble être atteinte d'une malédiction avec moi : elle reste des millénaires ( presque) dans ma pal et, une fois, lus, POUF, elle passe à la trappe. J'vous jure, dans ce bas monde, on ne peut compter sur personne.

Londres, avril 1812. Lady Helen Wrexhall s'apprête à faire son entrée dans le monde. Bientôt, elle sera prise dans le tourbillon des bals avec l'espoir de faire un beau mariage. Mais d'étranges faits surviennent qui la plongent soudain dans les ombres de la Régence : une bonne de la maison disparaît, des meurtres sanglants sont commis et Helen fait la connaissance de lord Carlston, un homme à la réputation sulfureuse. Il appartient au Club des mauvais jours, une police secrète chargée de combattre des démons qui ont infiltré toutes les couches de la société. Lady Helen est dotée d'étranges pouvoirs mais acceptera-t-elle de renoncer à une vie faite de privilèges et d'insouciance pour basculer dans un monde terrifiant ?


Après vous avoir rabattu les oreilles avec mes"le contemporain ado, c'est trop bien et certains mériteraient d'être lu par tous les adultes", reprenons la même rengaine, mais en remplaçant le "contemporain ado" par la "fantasy young adult". Loin de moi l'idée de dire que la littérature dite de jeunesse est de moindre qualité que celle de vieillesse, mais j'ai parfois du mal à comprendre comment est faite la distinction. Par exemple, pour Lady Helen (ou pour La Passe-Miroir ou Six of Crows pour n'en citer que quelques-uns), je ne vois pas pourquoi ce roman de fantasy / fantastique trouverait plus sa place dans un rayon "à partir de 14 ans" que dans le rayon adulte de la Fnac. J'veux dire, un Tchoupi, on capte tout de suite les enjeux commerciaux, alors que là ?

Enfin bref, ce serait moi, on mélangerait tout ce beau monde (sauf Tchoupi) (j'aime pas Tchoupi) et on n'en parle plus.

Qu'est-ce que je disais déjà ?

Ah oui ! Donc, Lady Helen, niveau qualité intrigue / personnage / contexte historique / style d'écriture, ça envoie du pâté sévère. Au 18e siècle en Angleterre, en pleine Régence donc, il y a quelque chose de pourri, des démons chelous, les abuseurs, pas forcément de très bonne compagnie, qui se baladent au milieu de nous autres, pauvres humains. Heureusement, comme à chaque fois qu' une force du mal se manifeste, une offensive "du bien" (j'insiste sur les guillemets...) est créée. Ici, pas de Sam et Dean Winchester mais le club des mauvais jours.

Le début peut paraître long, mais c'est un bonbon qui se déguste. Nous suivons Helen, jeune fille toute prête pour son bal des débutantes, afin de faire son entrée dans la société. L'aristocratie, ses manipulations, sa politique, ses bizarreries, est longuement décrite. Personnellement, je n'ai pas trouvé le temps long, au contraire. C'est très bien écrit, et on est plongé dans une ambiance très rare en fantasy jeunesse. Bien sûr, Helen n'est pas une jeune fille comme les autres. et finit par développer quelques dons étranges. Recueillie par son oncle (quel horrible bonhomme !) et sa tante suite à la mort mystérieuse de ses parents, elle ne se sent pas franchement à sa place. Et pour cause...

J'ai eu un gros coup de cœur pour ce premier tome. L'héroïne est hyper attachante, intelligente, intéressée et curieuse. Le love interest du roman reprend le petit cliché de Mr. Darcy, hautain, froid, tête à claque, mais ô combien séduisant (si on aime ce genre-là). Par contre, la romance ne tient pas DU TOUT une place importante, les enjeux sont beaucoup plus tournés vers les démons, les choix que doit faire Helen et autres petits complots et lutte contre le mal, ce qui est bien mieux (j'avoue que j'ai eu un peu peur au tout début, mais j'ai été vite rassurée). Tout le côté fantastique est rondement bien mené en plus d'être assez original et j'ai vraiment hâte d'en lire plus dans le deuxième tome. D'ailleurs, toujours partant, Miss Popcorn & Gibberish ? :)

Bon, ce n'est vraiment pas ma meilleure chronique. J'ai lutté, mes amis, sachez-le. Et je ne suis pas contente de moi du tout parce que j'ai vraiment envie de vous donner envie de lire ce premier tome. Lady Helen Le club des mauvais jours m'a totalement embarqué, envoûté, voire légèrement effrayé ! Son originalité et la superbe plume d' Alison Goodman font beaucoup, c'est sûr. L'autrice prend bien le temps de mettre en place son univers, ce qui peut en décourager certains, mais croyez-moi, ça en vaut le coup ! C'est donc un coup de cœur :D