Une allure folle

Isabelle Spaak est née à Bruxelles. Elle est romancière et journaliste. En 1981, elle est âgée d’une vingtaine d’années lorsque sa mère assassine son père avant de se suicider. Elle en a déjà parlé dans Ça ne se fait pas, son premier roman. Dans Une allure folle, elle fait un nouveau compte rendu de voyages, d’ heures d’observation à la loupe de photos, d’examens de lettres. Elle raconte comment Mathilde, sa grand-mère est tombée amoureuse d’Armando, riche armateur Italien, comment elle a vécu avec sa fille illégitime, Annie, et quelle vie cette dernière a menée, jusqu’à son acte qui a fait d’elle « une personne dont on ne parle pas ». Le point de départ de cette nouvelle enquête ? Un courrier venant d’Israël dans lequel il est dit qu’Annie sera distinguée de manière post-mortem pour son action durant la Seconde Guerre mondiale.

Une allure folle est incontestablement un ouvrage passionnant. La démarche de l’auteur, ses états d’esprits, les révélations qu’elle apprend, la redécouverte qu’elle fait de sa mère entraînent de la première à la dernière page. Isabelle Spaak est touchante, intelligente et a besoin de rassembler les pièces d’un puzzle géant. Le lecteur se fait oreille attentive, surprise et ravie de son histoire qu’elle raconte avec beaucoup de délicatesse. Le seul reproche qu’il pourrait lui faire serait d’avoir laissé un seul et même texte comprendre les lettres, les scènes imaginées, les allers et retours dans le temps. De parler tant de photos sans qu’une seule d’entre elles ne se joigne aux mots. Cette façon de faire apporte une petite froideur à la quête qui est livrée ici. Surtout, elle peut égarer. Sinon, c’est beau, c’est très beau.

Une allure folle

Présentation de l’éditeur :
Mathilde
a élevé seule sa fille, Annie, née hors mariage, affrontant avec le cran qui la caractérise la société huppée du Bruxelles de l’entre-deux-guerres. Annie a assassiné son mari volage un jour de 1981 et s’est suicidée ensuite. Mathilde est la grand-mère d’Isabelle Spaak, Annie, sa mère. L’auteur est partie sur les traces de ces deux femmes, fantasques, aux réputations controversées. Elle a commencé par exhumer maintes lettres et photos de la maison familiale pour écrire leur histoire. Au cours de son enquête, elle reçoit un courrier du mémorial israélien Yad Vashem, qui concerne sa mère. D’un coup, tout bascule, la meurtrière se transforme en Juste.

Une allure folle

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