Editions J’ai Lu – Année 2014947 pages
Après avoir visionné deux fois la saison 1 d’Outlander et regarder Netflix me narguer avec sa bande-annonce sur la saison 2, je n’ai pas pu résister une seconde de plus pour lire l’intégrale que voici.
Les éditions J’ai Lu sont totalement folles de proposer des livres aussi énormes. On peut à peine les tenir dans les mains sans se faire une tendinite. Et les suivants sont encore plus imposants… Leur lecture nécessite d’être installée confortablement.
Attention, cet article concernant le tome 2 peut contenir des spoilers.
1968. À la mort de son mari, Claire Beauchamp emmène sa fille en Écosse, sur les lieux mêmes où, vingt ans plus tôt, elle a vécu d’extraordinaires aventures…
Des aventures qui, dans ce second tome, vont conduire Claire et Jamie dans le Paris du siècle des Lumières. Leur but ? Empêcher Charles-Eduard Stuart d’accéder au trône, un événement qui marquerait le début d’une répression sanglante dans les Highlands. Mais dans leur course effrénée, le couple découvrira à ses dépens qu’on ne peut modifier le cours de l’histoire impunément…
Quel bonheur de retrouver l’univers d’Outlander! Bizarrement, je n’ai pas mis ce livre dans le top des univers qui me font rêver, et pourtant j’aimerais comme Claire traverser les pierres et vivre une vie d’aventure.
On avait quitté Claire et Jamie alors qu’ils s’exilaient en France, et je m’attendais à ce que le tome 2 reprenne exactement au même endroit. Mais Diana Gabaldon a su sait me surprendre en amenant le lecteur vingt ans plus tard la fuite de Jamie de la prison de Wentworth. J’ai trouvé ce procédé original et il doit sûrement être très pratique lorsque les souvenirs de la précédente lecture sont effacés.
Claire et Jamie se sont donnés pour mission de faire échouer la révolte des jacobites. Pour cela, rien de mieux que de se rendre à Paris où Bonnie Prince Charlie a élu domicile dans le but de réunir les fonds nécessaire à payer l’armée.
J’ai apprécié suivre Claire et Jamie dans leur périple parisien pourtant j’ai trouvé qu’on perdait quelque peu l’esprit écossais qui avait fait la force du premier tome. Ils vivent dans le luxe, fréquentent les hautes sphères de la société jusqu’à la cour du Roi de France. J’ai retrouvé le panache de Jamie que j’aime tant lorsqu’il est confronté au Capitaine Jack Randall, son ennemi juré. Quelle teigne celui-là! Il est aussi difficile de se séparer de lui que d’un chewing gum collé sous la semelle d’une chaussure.
Toutefois, les presque mille pages du roman se font parfois ressentir et j’ai eu quelques peines à progresser dans ma lecture. Diana Gabaldon est comme tous les autres auteurs et n’échappe pas aux longueurs. Cependant, l’auteure sait se renouveler et relancer son intrigue pour mieux scotcher le lecteur. Et malgré l’ennui qui s’est installé à un moment, à la fin du roman, je n’avais qu’une envie me jeter sur la troisième intégrale.
