La chambre du pendu

25ème Heure du Livre 2015

Sir Terence Culhen, Lord Terence Dunlevy est riche et beau. Il est aussi claustromane. Du moins, il l’était. Son psychiatre l’a malheureusement guéri. Quelques restes persistent mais rien de bien méchant. Lord Dunlevy est également instruit. Comme il ne travaille pas et qu’il est inutile à la société, il a voulu parfaire son statut d’aristocrate en lisant beaucoup. Alors que son ami Lord Cartwright le trouve un peu palot, il décide de lui donner une maison dont il vient d’hériter. Elle se trouve dans le sud de la France, quitter les terres d’Écosse ne lui ferait pas de mal. Et si jamais la propriété ne lui plaisait pas, Lord Dunlevy est libre de s’occuper de la vendre. Le voilà donc qui débarque à la Gasparine, un peu en retrait d’un village où tout le monde se connaît et où les nouvelles vont très très vite. Tout de suite, l’on prévient Lord Dunlevy qu’il va le voir… Qu’il va venir… Le fantôme du pendu… Mais, première nuit, deuxième nuit, Lord Dunlevy n’a jamais aussi bien dormi. La seule chose étrange dans sa nouvelle demeure est le fait qu’elle contienne un espace condamné. C’est à coups de masse que la nouvelle vie de l’aristocrate commence. Derrière les briques, une chambre d’enfant intacte. Et derrière cette pièce, une autre pièce…

Qu’a t-on voulu dissimuler ? Qui a habité là avant lui ? Un mystérieux acheteur est prêt à dépenser une somme astronomique dans cette bâtisse, qui est-il ou qui est-elle ? De lourds secrets sont sur le point d’être révélés. Car Lord Dunlevy qui n’a que ça à faire décide de mener son enquête pour savoir ce qu’il s’est passé dans cette maison, dans cette famille qui l’a occupée il y a de cela des années. Pour cela, il est malgré lui accompagné d’Adrienne, une jeune femme au caractère bien trempé rencontrée au village et qui l’énerve (autant qu’elle le séduit, évidemment). La chambre du pendu est un court roman de la collection Médium de L’école des loisirs. Il est relativement sombre, oui, mais également très drôle. Caricatures et dialogues piquants permettent d’alléger certains éléments aussi passionnants que tragiques. Et il ne faut pas oublier l’amitié, la confiance et l’entraide qui sont au programme. Lord Dunlevy et les personnages qui gravitent autour de lui, qu’ils soient d’une franchise terrible et bavards, cachottiers ou prêt à livrer enfin quelques morceaux de la grande vérité, accueillants ou intrusifs, forment une équipe touchante. Une fois la lecture commencée, il est difficile de l’arrêter. Il faut absolument connaître le fin mot de ce récit plein de surprises et à l’ambiance unique qu’offre Moka.

La chambre du pendu

Présentation de l’éditeur :
Lord Terence Dunlevy
est beau, riche, érudit et… claustromane : il éprouve un besoin maladif de vivre enfermé. Une maladie bien commode pour justifier l’égoïsme, le confort et la vanité de son existence. Aussi, le jour où son psychanalyste lui annonce qu’il est guéri, Lord Dunlevy se permet d’en douter. Mais ce même jour, l’un des vieux membres de son club lui fait cadeau de la maison dont il vient d’hériter dans le sud de la France – cette noble pratique est courante entre lords – et lui suggère d’y partir se changer les idées. Il accepte. Par défi. Le mas de la Gasparine est une immense bâtisse en pierre de taille qui donne sur un panorama splendide : l’enfer du claustromane. Les villageois appellent la demeure « la maison du pendu », puis se taisent. Quels terribles secrets recèle le mas de la Gasparine ? Pour l’apprendre, Lord Dunlevy devra abattre quelques murs, enfoncer quelques portes pas toutes ouvertes, briser quelques résistances ainsi que la glace entre lui et une jolie provençale nommée Adrienne

Du même auteur :

Un phare dans le ciel


wallpaper-1019588
Emazora : L’Esprit à la Couronne Fleurie : une fantasy spirituelle qui laisse une empreinte