Le Jardin blanc

Jo Bellamy est une paysagiste américaine. Son patron l’a envoyée en Angleterre pour qu’elle étudie le Jardin blanc, le célèbre jardin crée par Vita Sackville-West, la romancière et l’amie de Virginia Woolf. Gray Westlake voudrait que Jo le reproduise pour lui aux États-Unis. Quelques temps avant son départ, le grand-père de Jo s’est suicidé. Étrangement, la jeune femme pense que cela est lié à ce travail sur la propriété de Sissinghurst, aussi excitante soit cette mission. Jo savait que son grand-père était anglais, mais elle ne savait pas que lui aussi avait travaillé à Sissinghurst pendant la guerre. Elle le découvre en même temps qu’un mystérieux journal dont le contenu et le style lui font dire qu’il appartient à l’auteur de Mrs Dalloway. Sauf que Virginia Woolf s’est suicidée le 28 Mars 1941 et que ce cahier commence le 29Aidée par Peter, un expert de chez Sotheby, Jo se rend dans les magnifiques universités que sont Oxford et Cabridge pour faire des recherches dans les bibliothèques qu’elles contiennent, visite Monk’s house, Charleston’s house, les demeures qui furent celles de Virginia et de sa sœur Vanessa, pour découvrir ce qui a bien pu se passer entre le 29 Mars 1941 et le jour où le corps de l’épouse de Leonard Woolf a été retrouvé.

Monk's house Charleston's house Virginia Woolf 02

Car il s’est en effet passé trois semaines entre le jour où Virginia s’est jetée dans l’Ouse avec des pierres dans ses poches et celui où des enfants l’ont vu réapparaître près d’un pont à Southease. Cet intervalle de temps a fortement stimulé l’imagination de Francine Matthews, alias Stephanie Barron, déjà auteur de plusieurs romans mettant en scène Jane Austen ou la reine Victoria (en dépit de ce qu’elles diraient !). Bien des choses ont pu se passer en trois semaines. Et si Virginia Woolf ne s’était même pas suicidée ? Le jardin blanc réétudie la relation qu’elle entretenait avec son mari, les relations amicales qu’ils avaient et le contexte du conflit mondial pour la faire vivre encore un peu, pour la mettre au centre d’une conspiration. Des pages ont été déchirées, des messages ont été cachés, des secrets ont été gardés. C’est une vraie chasse au trésor dans laquelle s’est lancée Jo. Elle dispose en plus de peu de temps puisqu’elle n’est pas seule à investiguer. Les découvertes sont nombreuses.

Au final, cette enquête est très entraînante et très amusante. Le lecteur y apprend beaucoup de choses et est rendu bien curieux par d’autres. La fiction et la réalité fusionnent savoureusement mais il est possible de faire la part des choses et c’est important. Il est également possible de faire l’impasse sur les histoires d’amour qui viennent se raccrocher au récit sans avoir un grand intérêt mais qui ne gênent ni son déroulement ni son but. Le Jardin blanc est un exercice aussi charmant que risqué. C’est pour cela que cette entreprise est aussi plaisante. C’est tout en exquis détails qu’elle tient ses promesses. Le rythme, les lieux, l’ambiance, les écrits venus du passé, tout y est parfait pour un moment étonnant.

The White Garden Le jardin blanc Le jardin blanc GF

Présentation de l’éditeur :
Et si Virginia ne s’était pas suicidée le 28 mars 1941? Octobre, 2008. Jeune paysagiste, Jo Bellamy se rend dans le Kent pour étudier le célèbre Jardin blanc créé par l’amie de Virginia Woolf, Vita Sackville-West. Tandis qu’elle apprend que son propre grand-père y a également travaillé pendant la Seconde Guerre mondiale, elle trouve par hasard un journal intime parmi les archives des jardiniers. L’étiquette porte le nom de son aïeul, mais Jo doit se rendre à l’évidence: ce journal n’est pas le sien. Soupçonnant son auteur d’être Virginia Woolf, elle file le faire expertiser chez Sotheby’s. Seul détail: Virginia se suicidait le 28 mars 1941, le cahier débute le 29.D’Oxford à Cambridge, de demeures prestigieuses en bibliothèques légendaires, Jo va retracer les derniers jours de la romancière. Mais elle n’est pas seule à enquêter…


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