Tristan dans la cour de récré
Ce prénom, du moins la rime m'a fait penser à un extrait de mon livre qui a fait rire un de mes relecteurs, qui n'a pas compris que la répétition était complètement volontaire. Donc, je récidive !
Tristan dans la cour de récré
Tristan, quel triste temps !
Il serait grand temps
Qu'on prenne un instant,
Même déconcertant,
Autour de l'étang.
Tristan, il y a longtemps
Que tu as tué le temps,
Sans laisser le temps au temps.
Sans un seul passe-temps,
Tu as fait ton temps.
Tristan, c'est la mi-temps.
Tu es juste-à-temps
Pour finir à temps
Ton pouvoir latent.
Va-t-en !
Je vous offre en prime l'extrait de mon roman A l'abri de la différence. Si vous avez le temps...
Émilie en sait quelque chose, tout ce temps qu'elle avait à consacrer à Yan, ce temps de parole qu'elle a si longtemps refusé. Elle a donné de son temps à Maïa, c'est certain, mais elle a tué le temps que lui offrait cette parenthèse de vie. En un rien de temps, elle a perdu des heures précieuses, des heures qu'elle aurait pu regretter tout le restant de son existence si elle n'avait pas réagi à temps ou plutôt si Yan ne l'avait pas obligée à s'arrêter pour partager un temps fort. Il était grand temps de chasser les nuages qui ombrageaient leur passé, et d'éclaircir le ciel de leur présent. Leur présent qui est de rester en sécurité au milieu de cette guerre qui sévit depuis trop longtemps. Cette sécurité que Yan et ses gars passent leur temps à assurer au fil des alertes qui, avec le temps, s'espacent et se réduisent en intensité. Comme quoi, il faut laisser du temps au temps. La guerre aurait-elle enfin fait son temps ?
Écrit dans le cadre du melting pot de la cour de récréation de JB, allez voir les autres Tristan! (après midi).
A la semaine prochaine pour un nouveau prénom.