Une vie entre deux océans est une lecture commune avec Céline du blog Mon Univers des Livres (Son avis).
Après la Première Guerre mondiale et ses horreurs, Tom désire une vie paisible. Il retourne en Australie et devient alors gardien de phare. A Pointe Partageuse, avant de partir s’installer sur l’île de Janus, son nouveau lieu de vie reculé de tout, il rencontre Isabel. Tous les deux tombent amoureux, se marient et partagent un quotidien heureux au phare en dépit de tous les sacrifices que cela implique. Seule ombre à leur tableau, Isabel n’arrive pas à mettre au monde les bébés qu’elle porte. Peu de temps après sa troisième fausse couche survenue à sept mois de grossesse, un dinghy s’échoue sur le rivage. Dedans, il y a un homme mort et un bébé en parfaite santé qui hurle à plein poumons pour qu’on s’occupe de lui.
« L’amour, c’est plus important que les règles. »

C’est la chose la plus naturelle au monde qui se passe alors. Isabel se saisit de l’enfant, la nourrit, lui parle, la berce. Elle la nomme Lucy. Tom, lui, sait qu’il doit signaler la présence du canot. Mais sa femme le convainc de désobéir aux ordres. C’est vrai qu’elle est animée par une lumière, une force qu’il n’a jamais vu en elle. Alors, Tom enterre l’homme et fait partir le petit bateau. Les jours, les mois passent, et Papa, Maman et Lulu Duphare partagent des moments exquis. Jusqu’au jour où leur décision les rattrape. La mère de l’enfant est en effet en vie et désespérée depuis des années.
Une vie entre deux océans est un roman prenant et terrible. Déchirant. Le lecteur ne peut que comprendre le désir d’Isabel de devenir mère. Cette injustice semble avoir été réparée par Dieu lui même ce jour d’Avril 1926. Mais de l’autre côté de l’eau, une mère ne sait pas ce qui est arrivé à son époux et sa petite fille. Ces êtres qui étaient sa raison de vivre. Tom et Isabel ont enfreint la loi. Mais arracher Lucy à ses parents, c’est lui faire vivre un vrai supplice. Et ainsi, au fil de 37 chapitres des plus maîtrisés, entre identification, empathie, conscience et droiture, le cœur, l’âme et la raison s’entretiennent. Se comprennent mais ne peuvent agir ensemble. Et jusqu’à la toute fin, il n’est pas possible de savoir quel sera le sort de chacun. M.L. Stedman signe un premier roman juste, fort, vrai, à l’émotion et à la tension constantes auquel le cinéma a évidemment décidé d’offrir une autre forme de vie en 2017.
« On doit vivre avec les décisions que l’on prend. »

« On a tous la possibilité de pardonner. »
« Chaque fin est le début de quelque chose. »
Présentation de l’éditeur :
Après avoir connu les horreurs de la Grande Guerre, Tom Sherbourne revient en Australie. Aspirant à la tranquillité, il accepte un poste de gardien de phare sur l’île de Janus, un bout de terre sauvage et reculé. Là, il coule des jours heureux avec sa femme, Isabel. Un bonheur peu à peu contrarié par leurs échecs répétés pour avoir un enfant. Jusqu à ce jour où un canot vient s’échouer sur le rivage. À son bord, le cadavre d’un homme, ainsi qu’un bébé, sain et sauf. Pour connaître enfin la joie d’être parents, Isabel demande à Tom d’ignorer les règles, de ne pas signaler « l’incident ». Une décision aux conséquences dévastatrices…


