La légende de Keylana, tome 1 : Le destin d’une Voyageuse – Christelle MULLER

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La légende de Keylana, tome 1 : Le destin d’une Voyageuse
Par Christelle MULLER
Genre : Fantastique
Pour un public adolescent
Chez Chemin Vert Éditions

4.99€

Résumé : Lors de son vingt-et-unième anniversaire, Keylana se découvre tout à coup un héritage hors du commun : elle est une voyageuse de livres.
En découvrant l’histoire des voyageurs, la jeune fille va apprendre qu’une vieille légende la désigne comme l’Élue. Mais Keylana refuse d’être celle dont parle la légende, elle veut retrouver une vie normale, dans laquelle elle pourrait lire un livre comme n’importe quel être humain.

Un jour, en littérature, j’ai lu qu’un écrivain est un démiurge, c’est-à-dire un créateur. Je n’imaginais pas à quel point cette phrase était vraie…

Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions du Chemin Vert pour ce service-presse. Je suis toujours partante lorsqu’il s’agit d’un livre qui parle de livres, justement. Surtout que cette intrigue m’a immédiatement fait penser à Coeur d’Encre de Cornelia Funke, roman que j’avais adoré. Malheureusement, la comparaison s’arrête ici.

En effet, j’ai eu énormément de difficultés à m’attacher à l’écriture de Christelle Muller. Je l’ai trouvé bien trop froide, bien trop impersonnelle. Notre narrateur tombe bien trop facilement dans la facilité. Les phrases sont trop brusques, nous avons affaire à un défilement de “moi, je” assez désagréable, avec très peu de descriptions, avec très peu de fonds. Comment un lecteur peut-il s’attacher à une histoire, à des personnages si tout ce qu’il lit se référé au nombril du narrateur ? C’est tout bonnement impossible ! Une personne moins courageuse aurait sûrement abandonné l’ouvrage depuis longtemps, mais je préfère aller au bout de mes lectures afin d’y avoir un avis complet.

Déjà, le prologue annonce la couleur. Nous rentrons à pieds joints dans le cliché. En effet, dans notre prologue, notre narratrice s’adresse directement à nous, au lecteur. Bien fait, cela peut créer des étincelles. Or, ici, malheureusement, ce n’est pas bien fait. Ça en est d’ailleurs risible. Le pire, c’est que tout l’ouvrage est à cette image. Keylana ne s’adresse plus (et heureusement) à nous, mais le ton est toujours autant auto-centré.
Et l’action, parlons en de l’action ! Elle est plate, sans réels rebondissements. Tout y est facilement devinables, y compris le pseudo retournement de situation qui est censé représenter la fin de ce premier tome. C’est triste. Et pour le lecteur, et pour l’auteur.
Comme je l’ai déjà dit, Keylana est une personne peu intéressante, trop nombriliste pour être attachante. Les autres personnages, eux, sont encore moins développés, beaucoup trop transparents pour que l’on puisse les juger, comme si Christelle Muller avait tout misé sur son personnage pari raté.

Pour résumer, La Légende de Keylana n’est pas un roman que je conseille. Il pourrait faire de grandes choses, mais tout va trop vite, mais tout est beaucoup trop facile. Nous sautons à pieds joints dans un cliché mal utilisé. Dommage.
1/5.