Tarendol

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Tarendol
Auteur : René Barjavel
Éditeur : Éditions Denoël
Parution : 1980 [1946]
Pages : 502
Prix : occasion
Note : ★★★★★
   J’avais déjà lu deux livres de René Barjavel avant celui-ci, et je n’avais pas du tout adhéré ni à son style, ni aux histoires qu’il racontait. Mais une amie m’a offert Tarendol et je me suis dit que c’était peut-être l’occasion de me réconcilier avec l’auteur. Ce roman est en effet le seul de l’auteur qui soit réaliste en dépit d’une œuvre qui regorge surtout de « romans extraordinaires » – précurseurs de la science-fiction en France – avec lesquels je n’ai pas du tout accroché. Mais il s’agit ici d’une histoire des plus classiques, relatant une liaison amoureuse entre deux adolescents sur fond de Seconde Guerre mondiale.
   L’auteur décrit une France occupée par les armées allemandes ainsi que la lutte quotidienne des Hommes pour conserver une vie aussi paisible et normale que possible. Dans l’ensemble, le texte est très poétique, tout en subtilité. Toutefois, la réalité difficile et plus prosaïque de la guerre est décrite de façon crue, ce qui crée un certain équilibre parfois volontairement rompu lorsque l’auteur passe sans transition d’un passage idyllique à un autre plus grave. Le ton de l’histoire est, je trouve, parfaitement résumé par cette courte citation : « pendant que la mort prépare ses armes, la vie multiplie ses chances ».
   J’ai également trouvé intéressant que l’auteur intervienne au cœur même de son récit (ce que je n’aime pourtant pas trop en général puisque cela rompt le récit) pour nous parler de la création littéraire, de sa création littéraire. Il explique les conditions d’écriture de ce roman, de quelle manière l’histoire s’impose ou se dérobe à lui, il coupe court aux possibles voies qu’aurait pu prendre l’histoire, parle de ses doutes, de ses joies, du fait qu’il compte parfois ne plus aborder certains thèmes, mettre de côté certains personnages, etc.
   Je ne vous cache pas que l’histoire n’est pas toute rose, mais enfin, elle vaut le détour. Ce livre fait partie de ceux qui touchent et font réfléchir ; c’est une vraie réussite. Et pourtant… je n’aimais pas Barjavel, je n’aime pas lorsque les auteurs interviennent au sein de la narration, je n’aime pas lorsque les histoires sont rédigées au présent, ce qui est le cas ici (je trouve que les temps du récit – imparfait et passé simple – sont bien plus appropriés) ; mais je n’ai pourtant pas été gênée pendant ma lecture, preuve que nous avons affaire à une plume extrêmement bien maîtrisée. Ce livre qui avait donc tout pour me déplaire m’a énormément plu. Il faut dire aussi que je fais tout à fait confiance au jugement de mon amie en matière de belles histoires, donc je n’avais pas grand chose à craindre de cette lecture.
   La réconciliation avec René Barjavel a donc bien eu lieu mais je ne pense pas pour autant retenter l’expérience étant donné que ses autres livres sont des « romans extraordinaires ». Et s’il faut dire un petit mot sur cette couverture : elle me plaît beaucoup !
   Et vous, dites-moi : avez-vous lu ce livre ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? Si non, vous tente-t-il ?
~ Asty ~


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