Le Quinze Littéraire (1)

Alors que je l'annonce depuis presque un mois maintenant, le moment est venu de vous présenter le premier billet de ce nouveau rendez-vous de 2012. Pour ceux qui ont raté les premiers pas de cette idée, qui a germé et grandi dans ma tête ces dernières semaines, voilà quelques explications de rattrapage : chaque mois, le 15, je compte présenter un auteur ou un éditeur particulier. Le but est de mettre en avant des personnalités et maisons qui me tiennent à coeur et qui méritent un peu de publicité (pour les noms encore peu connus dans le monde littéraire). A cette fin, à chaque fois, après vous avoir fait un pitch (que j'espère intéressant) sur le sujet choisi, je lancerai un "concours" pour faire gagner à l'un d'entre vous, un (ou plusieurs) livre(s) en rapport. Pour des renseignements plus détaillés, je vous renvoie au billet publié il y a quelques semaines, dans lequel j'expose mon projet.
Avant de vous laisser en compagnie du premier auteur présenté, je tiens à remercier très sincèrement
Demoiselle-Coquelicote qui est à l'origine du nom de ce nouveau rendez-vous "Le Quinze littéraire", merci à elle ! Merci également à Tsukiqui m'a aidée à confectionner le logo que j'utiliserai à chaque fois (et que vous pouvez utiliser si l'envie vous prend de faire un peu de pub à ce rendez-vous...).
Comme il s'agit d'un tout premier "numéro", je suis consciente que tout n'est pas parfait, qu'il manque peut-être des éléments ou au contraire, que certains passages sont inutiles à vos yeux... Je compte sur vous pour me dire ce qu'il faudra améliorer/transformer/ajouter/supprimer lors des prochains rendez-vous.
Sans plus attendre, voilà le premier numéro du Quinze Littéraire... Bonne lecture !
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"Celle qui a tout osé..."
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  • Je suis née le 28 janvier 1873 dans le petit village de Saint-Sauveur-en-Puisaye dans l’Yonne.
  • Mes parents (Sidonie et Jules-Joseph Colette) m’ont donné,
    pour nom de baptême, Sidonie-Gabrielle,
    mais j’ai très vite adopté le pseudonyme Colette.
  • Je me suis éteinte dans mon fauteuil de l’appartement
    du Palais Royal, le 3 août 1954, à 81 ans.

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  • C’est ma mère, surnommée Sido, femme athée et « libérée » (elle lisait Corneille, caché dans son missel) qui m’apprend très jeune à observer le monde qui m’entoure. Et c’est avec mon père, surnommé « Le Capitaine », que je perfectionne mon français. Je vis une enfance heureuse, entourée de mes frères et sœurs (un demi-frère et une demi-sœur du premier mariage de ma mère et un frère), admirée par mon père et idolâtrée par ma mère qui me surnomme « Minet-Chéri ».
  • Alors que je n’ai pas 20 ans, je tombe sous le charme d’un certain Henry Gauthier-Villars, plus connu sous le pseudonyme Willy, qui est de 14 ans mon aîné. Amoureuse folle de ce critique et auteur, je l’épouse le 15 mai 1893. C’est lui qui m’introduit dans les sphères littéraires parisiennes. Je rédige alors la série des Claudine (Claudine à l’école, Claudine à Paris, Claudine en ménage et Claudine s’en va) mais, jeune et naïve, je signe un contrat qui stipule que ces œuvres appartiennent à mon époux. Les Claudine sont alors signés du seul nom d’auteur Willy et je ne touche aucun droit d’auteur lorsque les ouvrages se vendent par milliers.
  • 13 ans après ce mariage passionnel, déçue par Willy qui me trompe, je cherche à retrouver ma liberté. Je divorce en 1906 et commence alors une vie jugée scandaleuse par la société. Ma carrière de pantomime au music-hall (au Moulin Rouge, au Bataclan…) - encouragée par le célèbre mime Georges Wague - m’entraîne à fréquenter les milieux des homosexuels, des prostituées et des drogués. Je suis la première femme à montrer mes seins - apparemment fort jolis - sur scène, en ce début de XXe siècle. Mais je ne m’arrête pas là et continue à choquer le plus grand nombre en me lançant dans quelques aventures féminines : avec ma partenaire de scène Matilde de Morny (dite Missy) et Natalie Clifford Barney (surnommée « L’Amazone »), notamment.
  • http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/LeQuinzeLitteraire/coletteseinsnus.jpgEn 1912, je laisse la scène et me marie avec le journaliste Henri de Jouvenel qui me donne, un an plus tard, alors que j’ai 40 ans, ma seule et unique fille Colette Renée de Jouvenel, plus connue sous le pseudonyme « Bel-Gazou » (« beau gazouillis » en provençal).
  • Mon mariage bat de l’aile, Henri me trompe. Je trouve du réconfort dans les bras de son fils de 16/17 ans, Bertrand de Jouvenel. Pendant 5 ans, j’entretiens une relation avec le jeune homme, allant même jusqu’à le dissuader de se marier avec une jeune fille de son âge. De cette expérience naît un de mes titres les plus célèbres : Le Blé en herbe (et non Chéri, comme beaucoup ont pu le penser).
  • Aux alentours des années 20, je passe du temps au théâtre où je collabore avec Léopold Marchand pour monter les adaptations de Chéri (en 1921) et La Vagabonde (en 1923). La même année, j’accepte de publier, alors que je suis directrice littéraire du journal « Le Matin », le jeune Georges Simenon, que je félicite pour son œuvre et son succès, 20 ans plus tard. C’est aussi au court de ces années que je m’associe avec le compositeur Maurice Ravel ; nous créons ensemble L’Enfant et les sortilèges, plus proche du music-hall que de l’opéra.
  • En 1925, je rencontre mon troisième et dernier mari, Maurice Goudeket avec lequel je m’installe pendant toute la durée de la seconde guerre mondiale, dans notre appartement parisien. Immobilisée par l’arthrite, pendant que mon époux coure les jeunes filles, je continue d’écrire, assise près de la fenêtre.
  • En 1945, je prends la place de « 1er couvert » à l’Académie Goncourt et j’en deviens la présidente quatre ans plus tard. Je reçois la légion d’honneur en 1953, en pleine gloire, un an seulement avant de m’éteindre, soutenue par mon mari, celui que je surnomme affectueusement mon « meilleur ami ».
  • L'église Saint Roch me refuse les obsèques religieuses à cause de ma vie scandaleuse... mais le motif officiel avancé est celui de mes deux divorces.
  • Je suis enterrée au cimetière du Père Lachaise à Paris (ma fille m'y rejoint en 1981) après des funérailles nationales (à ce jour, je suis la seule femme à avoir eu cet honneur)...

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Sous les pseudonymes successifs « Willy », « Willy Colette » et finalement « Colette », j’ai offert, pendant les 81 ans de ma vie et à titre posthume, plus d’une centaine de textes (romans, correspondance, articles…).
La plupart sont en accord avec les évènements clefs survenus dans ma vie et témoignent de l’observation du monde qui m’entoure. Certains jugent mon style simpliste et épuré, je cherche simplement à rendre les choses telles que je les perçois.
  • « La vie libre de Colette, et en particulier ses aventures amoureuses, n'ont pas été sans résonance sur les thèmes de ses livres, bien au contraire. Sans jamais verser, sauf dans ses livres de souvenirs, dans l'autobiographie, Colette se prenait pour "matière première" de ses textes, qu'il s'agisse des situations amoureuses ("Chéri" et "La fin de Chéri"), de l'analyse quasi sociologique d'une micro-société ("Le Pur et l'Impur" qui tourne autour des homosexuelles parisiennes) ou de l'observation de la nature et des animaux. » Eva Domeneghini.
  • « C'est peut-être prendre une grande liberté que chercher à définir le rôle joué par l'amour dans la vie d'un auteur contemporain. Pourtant, si cet auteur s'appelle Colette, je ne crois pas que ce soit de l'indiscrétion. Sa vie amoureuse, ou plus simplement sa vie, c'est elle même qui nous la raconte tout au long de son oeuvre, avec une merveilleuse simplicité, sans fausse pudeur stupide, sans ces tortillements sentimentaux qui sont parfois tout l'art des femmes-auteurs, et sans étalage inutile. » René Barjavel, Colette à la recherche de l’amour, 1934.

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Pourquoi ai-je décidé de vous parler de Colette pour ce premier rendez-vous du Quinze Littéraire ? Pourquoi pas de Jane Austen ou de René Barjavel, deux noms très importants dans ma vie de lectrice ? Et bien parce que j'avais envie de vous "surprendre" un peu ; mais ne vous inquiétez pas, je prendrai sans doute le temps de vous parler de ces deux autres auteurs au cours de l'année. Colette est, qui plus est, née au cours d'un mois de janvier, il y aura 139 ans exactement le 28. Alors que je connais encore peu son oeuvre, Colette est une auteure et une femme qui me parle, m'intrigue, me fascine...
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La première fois que j'ai entendu parler de Colette, c'était il y a quelques années, en découvrant, la bibliographie complète de René Barjavel (justement !) et le titre de son tout premier texte rédigé : Colette à la recherche de l'amour. Je ne m'étais alors pas vraiment penchée sur la question. Et puis, un été quelques années plus tard, alors que je faisais le tour d'un vide-grenier à côté de chez mes parents, je suis tombée sur deux beaux exemplaires de Chéri et de sa suite, La Fin de Chéri. Les couvertures - bien qu'abîmées - m'ont intriguée et je savais que Colette était une auteure majeure du début du XXe siècle... Je me suis lancée, pour une poignée d'euros. Quelques jours plus tard, je reposais les deux livres, émerveillée par le style si particulier de l'auteure, curieuse d'en apprendre plus sur son compte. Quelques mois plus tard (en 2009), l'adaptation de Chéri de Stephen Frears (le réalisateur de l'excellent Les Liaisons dangereuses de 1989, avec John Malkovich, Glenn Close et Michel Pfeiffer, notamment) sortait sur grand écran (figurez-vous que je ne l'ai encore pas vue... j'attends de trouver le DVD et j'angoisse un peu de découvrir ce que peut donner l'oeuvre au cinéma, malgré la présence de Michelle Pfeiffer au casting). J'ai toujours l'impression, lorsque je découvre quelque chose (que ce soit un auteur, un groupe, un réalisateur...) que quelques temps plus tard, tout le monde en parle (ou alors je fais simplement plus attention...) ! Bref, le nom de Colette devenait alors privilégié dans mon esprit... et depuis, je m'efforce de réunir toute sa bibliographie dans ma bibliothèque !
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Comme je le disais un peu plus haut, malgré la fascination que m'inspire Colette, je ne l'ai que très peu lue, pour le moment. Après ma découverte merveilleuse de Chéri et de sa suite, je me suis penchée sur un autre titre phare de son oeuvre : Le Blé en herbe. Si j'ai apprécié une nouvelle fois sa plume, j'avoue que l'intrigue en elle-même, bien que particulièrement riche en émotions, n'a pas réussi à me convaincre totalement. Mais, après avoir vécu de nouvelles expériences, avec un nouveau regard, je pense que ce livre saura me toucher davantage.
Colette c'est un style simple mais qui fait appel aux sens. J'ai presque envie de parler de "poésie", mais le mot n'est pas exact. Disons qu'en lisant Chéri, par exemple, j'entendais le bruissement des draps du lit ou des vêtements des personnages, lorsque je parcourais les pages du Blé en herbe, je sentais les grains de sable de la plage et le souffle de la brise sur ma peau... L'auteure fait passer énormément d'émotions et de sensations dans ses textes et parle des choses de la vie, de l'amour surtout. Après l'avoir lue, j'ai compris pourquoi René Barjavel l'admirait lorsqu'il avait une vingtaine d'années. Dans leur façon d'écrire, dans les thèmes qu'ils abordent ; ces deux-là ont beaucoup en commun.
« Colette est surtout, avant tout, une sensuelle. Il ne faut pas voir dans ce mot un sens particulier ou restrictif. C’est de tous ses sens que Colette, toute sa vie, a su user pour s’emparer de tout ce que lui offrait l’heure fugitive. » René Barjavel, Colette à la recherche de l’amour, 1934.
Si vous voulez en savoir plus sur chacun des livres lus et ce que j'ai pu penser/ressentir pendant ma lecture, vous pouvez suivre les liens suivants :
ChériLa Fin de Chéri Le Blé en herbe
V
ous pouvez le constater, Colette est présente (on peut le dire !) dans ma PAL. Et rédiger ce billet me donne une furieuse envie de m'y plonger, en commençant par les Claudine, "témoignages" des premières années de l'auteure. J'ai également très très très envie de découvrir les différentes adaptations de ses textes (au cinéma et au théâtre), les biographies écrites à son sujet et évidemment, de continuer à recueillir toute son oeuvre, au gré de mes visites en librairie et en vide-grenier. Vous voyez, j'ai encore beaucoup à apprendre de Colette, mais je me réjouis d'avance ; je sais qu'elle accompagnera fidèlement mes prochaines années de lectrice.
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Mais pourquoi me suis-je prise de passion pour Colette, une auteure que j'ai à peine lue ?
Outre les sensations fortes ressenties à la lecture de Chéri, La Fin de Chéri et Le Blé en herbe, c'est aussi le personnage qui m'intéresse. Colette, la femme. Trois époux, une carrière de mime sur les planches, des relations homosexuelles, le pantalon au début du XXe siècle, le couvert à l'Académie Goncourt... mais bon sang, QUELLE FEMME ! Une sacrée nana, à mon avis !
Quand je vois les photos, surtout celles où elle avait la quarantaine, je retiens ce regard et je ne suis pas étonnée d'apprendre qu'elle fascinait les hommes (et les femmes) lorsqu'elle était dans une pièce. Cette façon de vivre sa vie, intensément, au gré de ses passions... je suis en admiration (surtout si l'on se replace dans le contexte du début du XXe siècle). Colette c'est une grande Dame, avec un grand D.
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J'ai déjà glissé un lien plus haut qui renvoie à la bibliographie complète de Colette, le revoilà. Pour la liste des adaptations, vous avez cette page-ci. Plusieurs biographies, essais et travaux universitaires ont également été rédigés : la liste. J'en profite pour glisser mon billet correspondant à ma lecture de Colette à la recherche de l'amour de René Barjavel et la page qui est dédiée à cette étude, sur le Barjaweb.
Certains écrits de l'auteure sont en ligne : des romans, si vous n'êtes pas de Suisse et de l'UE
ou ici ; Gigi ici ; des lettres, articles de presse ici.
http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/LeQuinzeLitteraire/Colettecartepostaleprospectusmusee.jpgPlusieurs sites sont consacrés à l'auteure, en voilà quelques-uns, les principaux (si j'en ai oublié un et qu'il vous semble indispensable, prévenez-moi, je réparerai cet horrible oubli !) : le site du musée Colette à Saint-Sauveur-en-Puisaye, la Société des Amis de Colette, le Centre d'étude Colette, Sidonie Gabrielle Colette, la page Facebook (et oui !) ou la page Wikipedia (qui propose un résumé et quelques pistes).
Je vous invite à visionner des vidéos sur le site de l'INA (Institut National de l'Audiovisuel), vous pourrez y entendre (une voix particulière, un accent "campagnard" prononcé) et y voir Colette.
Comme je ne suis pas la seule à apprécier les écrits de la Dame (et heureusement), certaines liseuses se sont lancées dans un challenge éponyme qui court jusqu'au 23 septembre 2012 (je pense que je m'y inscrirai s'il est reconduit, sinon je reprendrai peut-être le flambeau l'an prochain). Pour vous inscrire, c'est ici.
Le Musée Colette à Saint-Sauveur-en-Puisaye est ouvert du 15 mars au 31 octobre de 10h à 18h et du 1er au 15 novembre de 14h à 18h, tous les jours sauf le mardi ; hors saison, de novembre à mars : les week-ends et jours fériés. Le musée est fermé en décembre et janvier. Pour plus de renseignements : le site du musée, musée-colette89@orange.fr ou le 03.86.45.61.95.
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Avant de clore ce premier portrait, je vous laisse avec une ou deux anecdotes recueillies au fil de mes recherches. J'espère pouvoir trouver dans les mois à venir, quelques petites choses amusantes ou sortant de l'ordinaire, pour chaque auteur présenté.
  • Colette admirait beaucoup la faune et la flore de la campagne. Quand elle était enfant, elle a recueilli un crapaud. Il était si bien nourri qu'il en est mort d'indigestion !
  • A 15 ans et demi, on l'a conduite au "Salon de la Nationale". Sa mère lui avait conseillé de prendre soin de ses longs cheveux (Colette a eu jusqu'à 1m59 de cheveux !!!), elle les avait donc tressés en deux nattes, ramenées à l'avant et rassemblées par un petit ruban. En montant les grands escaliers, elle a mis un pied sur une natte et elle s'est "fichue la figure par terre".
  • Lorsqu'elle a coupé ses cheveux, elle a prévenu sa mère (qui en prenait grand soin) par courrier en y ajoutant une photo. Voilà ce que sa mère, Sido, lui a répondu : "Tu as mal agi. Tes cheveux ne t'appartenaient pas : ils étaient l'objet de mes soins depuis ta naissance, et tu as laissé péricliter un dépôt que je t'avais confié."
  • Alors que Bertrand de Jouvenel, le fils de son deuxième mari, devait aller à son repas de fiançailles, elle qui avait plus de 50 ans et entretenait une relation avec lui (relation d'initiation décrite, comme dit plus haut, dans Le Blé en herbe), l'a dissuadé d'y aller en lui jetant un papier par la fenêtre, lui avouant par écrit qu'elle l'aimait - chose qu'elle ne lui avait encore jamais dite.
Et une petite vidéo assez courte (moins de 5 minutes),
qui relate notamment l'anecdote précédente (avec Bertrand de Jouvenel)...



Et comme le but de ce nouveau rendez-vous est de vous faire découvrir un auteur... voilà le moment de vous faire gagner un livre (ou deux) de Colette.
Quel(s) titre(s) ? A vous de choisir !
L'oeuvre de Colette est assez vaste pour que vous ayez le choix !
Ce mois, je propose de faire parvenir à une personne, un ou deux (ou trois ou quatre...) livres de poche, neuf ou d'occasion (dans la limite de 8€) provenant des sites Amazon ou Gibert Joseph ou acheté(s) par mes soins dans Lyon.
  • J'accepte d'envoyer en France, évidemment (en passant soit par Amazon soit par Gibert) et en Belgique et au Luxembourg (en passant uniquement par Amazon). Je n'accepte pas l'envoi dans ces pays en faisant moi-même le paquet, les frais de port étant trop élevés, ou alors ils seront déduits du budget total (c'est un peu bête, étant donné que des sites sérieux proposent l'envoi gratuit), mais bon, à vous de choisir...
  • Je peux éventuellement envoyer dans le monde entier (autre que les trois pays cités plus haut) mais sous conditions : le ou les livres + les frais de port ne devront pas excéder les 8€ (je peux trouver des livres d'occasion en très bon état, sur Lyon) et j'enverrai uniquement en tarif "Livres et brochures". Le tarif est économique (environ 1 ou 2€) mais il faut parfois patienter 1 semaine ou 2 avant de recevoir le paquet (et évidemment, il n'y a aucune assurance). Si certains participants habitant en dehors de la France, de la Belgique ou du Luxembourg, sont intéressés, surtout prévenez-moi dans le mail. Je ne refuse pas l'envoi, mais ce sera à vos risques et périls et ne serai en aucun cas responsable des pertes de la Poste.
  • Tous les types d'envois sont donc envisageables, la seule contrainte étant mon budget : 8€ le tout (livre(s) + frais de port). Je sais, c'est peu, mais multiplié par 12 mois, en sachant que pendant ces 12 mois, il y aura 4 fois des ouvrages d'une valeur minimale de 15€... Bref, je ne m'appelle pas Crésus.
J'aimerais, si possible, faire gagner uniquement des gens que je connais un minimum (qu'on se soit croisés sur nos blogs respectifs, sur Livraddict, Twitter, Facebook ou même dans la "vraie" vie,...). Il est évident que ce concours n'est pas ouvert aux profiteurs, le but est de partager et de faire découvrir Colette à des gens VRAIMENT intéressés. Voilà qui est dit.
Vous pouvez avoir des "chances" supplémentaires (votre nom apparaîtra dans le tirage au sort, autant de fois que vous avez de "chances") en partageant ce nouveau rendez-vous : grâce à un article sur votre blog, sur Twitter, sur votre page Facebook,... Chaque coup de "pub" vous rapportera une chance supplémentaire. N'oubliez pas de me mettre une "preuve" (un lien ou une capture d'écran) dans le mail que vous m'enverrez.
Vous pouvez me faire parvenir les réponses aux questions (et les preuves supplémentaires) par email (melisende@hotmail.fr) ou en utilisant le formulaire de contact (le module est dans le menu à gauche). Un minimum de politesse sera grandement apprécié (je ne suis pas une machine).
Pour vous départager, voilà les deux petites questions (très simples, rassurez-vous) :
1 - Citez-moi le premier titre de Colette que j'ai lu.
2 - Combien de ses livres se trouvent actuellement dans ma PAL ?

Le "concours" est ouvert jusqu'à dimanche prochain (le 22 janvier 2012) à minuit. Je procèderai au tirage au sort (grâce à un logiciel, je pense) le lendemain dans la soirée ou le sur-lendemain au plus tard et contacterai le gagnant dans la foulée.
Selon le choix concernant l'envoi, la commande pourra être passée dans les heures à suivre (il suffira d'un ou deux clics sur internet). En revanche, si vous n'habitez pas en France, Belgique ou Luxembourg, il faudra que j'aille en librairie acheter le ou les titres ou que je les fasse venir chez moi avant de vous les faire parvenir par la Poste... ce sera évidemment plus long (je travaille et n'ai pas l'occasion d'aller faire les librairies ou de passer à la Poste tous les jours), mais si vous êtes dans ce cas, on en parlera plus longuement par mail.
N'hésitez pas à me faire vos remarques en commentaire et à faire parler
de ce nouveau rendez-vous
. Si le Quinze Littéraire a du succès sur la toile,
peut-être aurai-je plus d'opportunités de vous faire découvrir
des auteurs/éditeurs et gagner des livres. Tout dépend de vous !
Petit rappel : une "boutique" et des liens renvoyant vers Amazon sont disséminés sur le blog et sur les fiches (pas toutes, je n'ai pas encore eu le temps de toutes les reprendre) des livres. Si vous passez par ces liens pour commander dans le futur, je reçois quelques centimes (pas grand chose :  il faut une commande d'environ 25€ pour que je reçoive 1€25). Ces centimes sont accumulés et lorsque la somme atteindra 25€ (c'est le minimum pour avoir un bon d'achat), je pourrai vous faire gagner plus de livres, plus souvent. Alors, n'hésitez pas !

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Les anges noirs de Berlin
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