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En deux mots
Automne 1941. Cécile confie son fils Georges, cinq ans, à un convoi de la Croix-Rouge en direction de Grenoble. Elle ne le reverra jamais. Des années plus tard, Olivia Elkaim, mère d’un enfant du même âge, tente de comprendre ce geste sacrificiel et de redonner vie à Cécile, cette mère effacée par l’Histoire, ainsi qu’à la famille Perec.
Ma note
★★★ (bien aimé)
Ma chronique
Perec, mode d’emploi
En faisant « sortir les oubliés de l’oubli », Olivia Elkaim retrace la parcours de la famille de Georges Perec, en particulier celui de sa mère, mais replonge aussi dans son œuvre. Sans oublier de nous dévoiler sa façon d’enquêter. Un roman de l’intime et de l’universel.
C’est par une scène déchirante que s’ouvre le nouveau roman d’Olivia Elkaim. Nous sommes en automne 1941. Sur le quai 11 de la gare de Lyon, Cécile voit le train de la Croix-Rouge s’éloigner en direction des Alpes. Elle y a fait monter son fils Georges, cinq ans, sans savoir quand elle reverra son garçon, orphelin de guerre depuis peu. « Ne perds pas tes moufles, range-les dans les poches avant de ton manteau, mon chéri, et surtout n’oublie pas notre adresse. »
Ces mots, prononcés dans le brouhaha du quai, sont peut-être les derniers qu’elle lui dit vraiment. Le train s’ébranle. Le petit garçon agite la main derrière la vitre crasseuse. « Au revoir mamé, au revoir mameshi ! » Une pancarte pend à son cou : son nom, son prénom, sa date de naissance. 7 mars 1936. Georges Perec.
Quand les autorités ont fermé son salon de coiffure de la rue Vilin, à Belleville. Un jüdisches Geschäft, elle a pressenti que les lois antisémites ne présageaient rien de bon. Mme Rayda, la voyante du numéro 12, a beau lui promettre qu’elle retrouvera son fils « quand toute cette histoire sera terminée », Cécile a peur. Elle a raison d’avoir peur.
Car la disparition est proche. Pas celle du livre que Georges écrira bien des années plus tard — ce roman entier sans la lettre « e » —, mais la sienne. À peine quelques mois après avoir mis son fils dans ce train, Cécile est raflée, internée au camp de Drancy, puis déportée à Auschwitz. Elle mourra en 1943, à trente et un ans, sans avoir revu son fils.
Quand, après la guerre, le petit Georges retrouvera sa tante, celle-ci ne pourra lui remettre qu’un courrier administratif : un certificat de disparition. Un papier froid pour dire l’innommable. L’enfant ne comprendra pas tout de suite. Il apprendra officiellement la mort de sa mère en 1958, à vingt-deux ans. « Quand mon père est mort, j’étais trop petit pour m’en rendre compte. Quand ma mère est morte, je ne l’ai pas su. »
Ce vide, Olivia Elkaim décide de l’habiter.
Elle a un fils et comprend, dans sa chair, ce que Cécile a dû ressentir. Elle s’identifie à cette femme, partage ses doutes et ses colères, ses peurs et son drame indicible. Comme son père le lui a dit un jour : « La Shoah n’est pas qu’un événement du passé. » Quelque chose de la haine traverse le temps. Et l’écriture devient une façon de lutter contre l’oubli.
L’autrice mène une enquête méticuleuse. Elle se tourne vers les témoins encore vivants — les amis et l’association Georges Perec, les membres de l’Oulipo qui ont côtoyé l’écrivain. Tous l’encouragent à « sortir les oubliés de l’oubli ». Elle relit l’œuvre du fils à la loupe, y cherche les traces de la mère : dans La Disparition, dans Les Revenentes, dans la dédicace de W ou le Souvenir d’enfance adressée au père, à la mère, peut-être à tout un peuple.
Elle compulse des archives, exhume des photographies, arpente les rues de Belleville. Elle reconstitue la vie d’André et de Cécile, de leurs parents fuyant les pogroms à l’est de l’Europe au début du XXe siècle pour trouver refuge à Paris. Elle invente là où les sources se taisent. « Je comble de romanesque là où il n’y a que du vide », avoue-t-elle.
Le résultat est un livre hybride, kaléidoscopique : 43 fragments, comme autant d’éclats de vie — 43, comme 1943, année de la mort de Cécile. Fiction et réalité s’y entrelacent sans cesse. Le passé et le présent se répondent. La guerre en Ukraine convoque le souvenir de la Shoah par balles. L’actualité brûle les vieilles blessures.
Olivia Elkaim a écrit le livre que Georges Perec n’a jamais pu écrire. Un livre bouleversant et un hommage poignant à la littérature, celle qui préserve de l’oubli.
Version audio lu par Françoise Gillard
Site de l’Association Georges Perec
La disparition des choses
Olivia Elkaim
Éditions Stock
Roman
272 p., 20,90 €
EAN 9782234097247
Paru le 2/01/2026
Où ?
Le roman est situé en France, à Paris, en banlieue ainsi que dans les Alpes, à Villard-de-Lans. On y évoque aussi La Pologne et principalement Varsovie, ainsi que les camps d’extermination
Quand ?
L’action se déroule de l’aube du XXe siècle à nos jours.
Ce qu’en dit l’éditeur
Novembre 1941, gare de Lyon, à Paris. Cécile laisse partir son fils de cinq ans dans un convoi de la Croix-Rouge. Pourquoi décide-t-elle de l’envoyer en zone libre si tôt, si vite ? Qui peut lui garantir qu’elle retrouvera son enfant après la guerre ?
Ce petit garçon s’appelle Georges Perec. Sa mère, juive polonaise, prend cette décision pour le sauver. Mais en le privant de sa présence, elle le condamne, sans le savoir, au vide et à l’absence de souvenirs. En 1943, elle est déportée à Auschwitz. Son fils ne la retrouvera jamais.
Olivia Elkaim fait revivre Georges Perec, l’auteur culte des Choses et de La Vie mode d’emploi, membre éminent de l’Ouvroir de littérature potentielle (l’Oulipo), mort précocement en 1982. Elle redonne également vie à Cécile, sa mère, dont il reste pourtant peu de traces.
Nourrie par ses obsessions et ses propres fantômes, Olivia Elkaim livre un roman sensible et vibrant d’émotion, comme elle l’avait fait dans Je suis Jeanne Hébuterne.
Les critiques
Cult.News (Yaël Hirsch)
Page des libraires (Dolly Choueiri, librairie Des gens qui lisent à Sartrouville)
CNews (Anne Fulda)
Benzine mag. (Benoît Richard)
Blog Vagabondage autour de soi
Les premières pages du livre
« Un
Je l’imagine gare de Lyon, quai numéro 11, un petit matin froid de l’automne 1941. Silhouette frêle, cheveux noirs coiffés en chignon. Elle serre la main de son fils dans la sienne. Ils rejoignent le convoi de la Croix-Rouge en direction de Grenoble.
Il n’en partira pas d’autres. Les Allemands l’ont interdit, certains que ces opérations permettent aussi à des Juifs, des clandestins, de s’enfuir. Paris leur appartient.
Cécile rajuste le bonnet à pompon.
– Ne perds pas tes moufles, range-les dans les poches avant de ton manteau, mon chéri, et surtout n’oublie pas notre adresse. Tu t’en souviendras ?
Il ne lui répond pas, comme s’il était déjà loin. Elle insiste.
– Promets-moi, Georges… Promets-moi de t’en souvenir.
*
J’imagine le hurlement qu’elle retient pour ne pas affoler l’enfant, en pinçant l’intérieur de son poignet entre le gant en cuir et la manche de son manteau en velours bordeaux, lorsqu’au coup de sifflet les portes à clapets se ferment. Elle embrasse la vitre voilée de crasse, le visage de son fils une dernière fois.
Le train s’ébranle. Le petit garçon se tient sagement derrière le carreau. Il agite la main.
– Au revoir mamé, au revoir mameshi !
Une pancarte avec son nom, son prénom, sa date de naissance, 7 mars 1936, pend à son cou.
Dans la précipitation, Cécile omet de dire à l’infirmière de la Croix-Rouge qu’il n’a que cinq ans et peur du noir.
– Il est le plus fragile de tous, le plus précieux, mon fils.
Peut-elle – je vous en supplie, mademoiselle – lui tenir la main jusqu’à l’arrivée du train, le cajoler ?
Mais dans le brouhaha des mères et de leurs enfants, des piles de valises à hisser en hâte sur la plateforme, elle oublie.
– Promets-moi, Georges… Promets-moi de t’en souvenir.
*
J’imagine le hurlement qu’elle retient pour ne pas affoler l’enfant, en pinçant l’intérieur de son poignet entre le gant en cuir et la manche de son manteau en velours bordeaux, lorsqu’au coup de sifflet les portes à clapets se ferment. Elle embrasse la vitre voilée de crasse, le visage de son fils une dernière fois.
Le train s’ébranle. Le petit garçon se tient sagement derrière le carreau. Il agite la main.
– Au revoir mamé, au revoir mameshi !
Une pancarte avec son nom, son prénom, sa date de naissance, 7 mars 1936, pend à son cou.
Dans la précipitation, Cécile omet de dire à l’infirmière de la Croix-Rouge qu’il n’a que cinq ans et peur du noir.
– Il est le plus fragile de tous, le plus précieux, mon fils.
Peut-elle – je vous en supplie, mademoiselle – lui tenir la main jusqu’à l’arrivée du train, le cajoler ?
Mais dans le brouhaha des mères et de leurs enfants, des piles de valises à hisser en hâte sur la plateforme, elle oublie.
*
Le « cri » du peintre Edvard Munch est le sien en cet instant, mains posées sur les oreilles pour ne pas entendre les pleurs des autres mères sur le quai, le chuintement métallique du train qui roule lentement puis de plus en plus vite vers le sud de Paris, le sud de la France, la zone libre.
Le convoi disparaît dans un tunnel.
La bouche de Cécile ouverte, large, ne dégage que de la buée, aucun son.
Deux
Pourquoi Cécile laisse-t-elle partir son fils dès l’automne 1941 ?
Cette question hante mes cauchemars.
Je me lève, avance pieds nus dans le couloir, évite les lattes qui grincent, les jouets par terre. J’entre dans la chambre de mon fils de cinq ans.
Il est là.
Il dort, visage couvert de son doudou lapin mâché. Je m’assois sur la petite chaise du bureau d’enfant, jambes repliées sur ma poitrine. Je le regarde et respire à son rythme apaisé.
*
1941
Tout est compliqué. On a beau lire les journaux, on ne comprend pas. On ne sait pas de quoi demain sera fait. On a peur. Si les convois humanitaires sont interdits, quelles seront, à l’avenir, les possibilités de fuir la capitale ?
Je réécris l’histoire, capture des images sur l’écran de mon téléphone. J’imprime frises chronologiques, grandes dates de l’occupation de Paris et de la persécution des Juifs en France.
J’ouvre les fenêtres en grand. Mon fils, les voisins, la ville dorment encore. Il fait chaud, des nuits, des jours caniculaires.
*
Cécile pressent un danger pour son enfant mais n’en cerne pas les contours. En cet automne 1941, la menace est diffuse, l’entreprise génocidaire indécelable. On ne parle pas du mot « Juif » cousu au revers du manteau, de cette étoile jaune qui deviendra obligatoire dès six ans. La rafle du Vel d’Hiv n’a pas eu lieu.
On peut se mentir à soi-même – c’est si confortable –, se convaincre qu’on échappera à la logique arbitraire des arrestations, à celle de la guerre, même si l’ennemi occupe la rue, se pavane aux terrasses des cafés et défile au pas de l’oie sur les grands boulevards.
Nul ne connaît la fin de l’histoire, ni ne peut l’envisager. Alors pourquoi ? Pourquoi laisse-t-elle partir son fils si tôt ?
*
Paris-Grenoble, 685 kilomètres.
Qui conseille à Cécile de mettre son unique enfant à l’abri ? Qui réprouve son choix, si tant est que le mot « choix » soit approprié en ces circonstances ?
Elle consulte sa voisine, Mme Rayda, la cartomancienne au numéro 12 de la rue Vilin. Elle passe outre la querelle qui les a opposées quelques mois plus tôt. Mais peut-on faire confiance à l’art divinatoire ? Et à celle dont on dit qu’elle a perdu la tête en 1916, quand un obus a détruit la maternité Baudelocque où elle venait d’accoucher, et d’où elle est revenue sans son nouveau-né ?
– Je vous en conjure, madame Rayda, dites-moi la vérité. Est-ce que mon fils aura de quoi se nourrir ? Est-ce que je parviendrai à le rejoindre là-bas ?
La voisine grimace.
– Je me trouve bien trop gentille avec vous, madame Peretz. Vous recevoir chez moi…
Elle s’exprime lentement.
– Vous me considérez comme un oiseau de malheur. Mais qu’est-ce que j’y peux, moi, hein, si la mort… ? Qu’est-ce que j’y peux ? Vous m’en voulez à cause de la mort…
Pointe un index menaçant.
– Je sais lire dans les cartes mais aussi dans vos pupilles. Pourquoi vous me faites pas confiance ?
Les mains de Cécile tremblent sur le napperon en dentelle. L’inquiétude s’enroule autour de sa gorge, sa voix se brise. Elle a besoin de savoir.
– Qu’est-ce que mon fils va devenir ?
– Vous avez tiré l’Impératrice parce qu’elle vous ressemble… Si l’homme se permet des analyses qu’il croit futées, l’Impératrice possède un pouvoir dont il est dépourvu, un pouvoir qui scrute l’avenir : l’intuition.
La voyante glisse la liasse de billets que lui tend Cécile dans une pochette brodée d’or fixée à sa ceinture. Elle se lève pour signifier la fin de la consultation.
– Allez, allez, vous inquiétez donc pas. Vous le retrouverez, votre fils, quand toute cette histoire sera terminée.
Cette soi-disant « Cécile », Mme Rayda ne l’apprécie pas, comme elle n’apprécie aucun de ces Israélites dont on dit qu’ils possèdent des diamants et de l’or cachés sous les lattes de leurs planchers.
Elle a gonflé son prix, les temps sont durs pour tout le monde.
*
685 kilomètres.
Je vérifie les différents trajets possibles sur l’application « Plan » de mon smartphone, en prenant l’autoroute ou par les nationales – temps de voyage entre sept et onze heures. À pied, il faut compter quinze jours, pour un bon marcheur.
Qu’aurais-je décidé à la place de Cécile ? Mue par le désespoir, aurais-je cru que je retrouverais mon fils « quand toute cette histoire serait terminée » ?
*
L’enfant regarde la silhouette de sa mère s’éloigner sur le quai numéro 11 de la gare de Lyon. Il ne connaît rien de l’Histoire en marche, ni de son intérêt supérieur. Il la regarde qui le laisse, sans savoir le cri d’épouvante qu’elle retient.
L’enfant se sent abandonné. Un creux se forme au milieu de son ventre, une douleur qui s’amplifie et qui n’est pas la faim. Mais il fait semblant que tout va bien. Il agite longtemps la main pour dire au revoir, bien après le tunnel, quand il ne distingue plus les rails qui convergent vers la gare.
Et cette mère, soudain, c’est moi, moi, Cécile Perec, et cet enfant petit, d’à peine cinq ans, qui a peur du noir et des dragons, c’est le mien.
*
À Belleville, on ne voit plus les enfants des Juives polonaises. Du jour au lendemain, elles déambulent, spectrales, maris au front ou prisonniers au stalag, les petits on ne sait où. Depuis leurs seize ans, elles traînaient à leur suite des nez pleins de morve, des jambes crottées, et désormais plus personne ne s’accroche à leurs jupes.
Elles travaillent à l’usine pour envoyer de l’argent, loin de Paris, dans des pensions où leurs enfants grandissent sans elles. Elles veulent les préserver du bruit des bombes, des sirènes qui retentissent la nuit, des caves dans lesquelles on se terre comme des taupes sans rien à boire ni à manger.
Sont-elles de mauvaises mères qui abandonnent leur progéniture, des nourrissons pas encore sevrés, comme le rabbin le leur reproche le samedi matin, à la synagogue de la rue Julien-Lacroix ? Ou se montrent-elles simplement prévoyantes ?
Elles partent tôt le matin, rentrent le soir tard, avalent un bouillon avant de se coucher. Elles baissent la tête, ne s’attardent pas dans la rue pour éviter les questions auxquelles il faudrait bien répondre.
– Vos enfants, comment ils vont, madame Wajntrob ?
– Ça fait bien longtemps qu’on ne les a pas vus jouer par ici, madame Poznanski ?
– Ça n’a pas l’air d’aller très fort ces temps-ci, madame Roitmann ?
Ces femmes sont devenues des ombres, fluettes dans leurs robes noires et longues. Sur leurs visages de plâtre, dans leurs yeux profonds, se concentre une angoisse indicible, indicible comme la tristesse qui étreint leur cœur.
*
Le bruit d’une nouvelle guerre à l’est de l’Europe me transperce. Je suis réveillée par le sifflement des missiles, des drones, sur les terres des grands massacres, de la Shoah par balles, de l’assassinat d’un million et demi de Juifs d’Ukraine.
Recommence la guerre et revient la menace. Que faire, parviendrai-je à protéger mon enfant ?
À l’automne 1941, Cécile rejoint le cortège des mères muettes et moi, par-delà le siècle qui nous sépare, je voudrais qu’elle me parle et m’indique du doigt un chemin. »
Extraits
« Georges est désormais un orphelin protégé par la loi. Cécile bénéficie du statut de veuve de guerre. La mort d’André au front lui permet d’obtenir une place dans le dernier convoi de la Croix Rouge. On évacue son enfant en tant que fils de tué, non en tant que Juif, né de parents polonais, ayant besoin d’être protégé de lois antisémites qui s’appliqueront, à l’avenir, même aux bébés. » p.42-43
« L’enfant se lamente et se questionne pour toujours : pourquoi, pourquoi ma mère m’a-t’elle abandonné ? Son existence est traversée par un insoluble pourquoi. » p. 118
« Sur son portrait d’identité, Hubert Lazard porte une chemise noire, une cravate blanche ; ses oreilles sont décollées, ses cheveux bruns plaqués par la gomina, la raie au milieu. Ce visage est tout droit issu d’une scène de L’assassin habite au 21 d’Henri-Georges Clouzot. »
À propos de l’autrice
Olivia Elkaim © Photo Philippe Matsas
Olivia Elkaim est l’autrice de plusieurs romans, notamment Je suis Jeanne Hébuterne (2017), Le Tailleur de Relizane (2020) et Fille de Tunis (2023). (Source : Éditions Stock)
Compte Instagram de l’autrice
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