La Faucheuse (T.1), Neal Shusterman

Bonjour tout le monde !! 🤗

J’espère que vous allez tous très bien en ce week-end prolongé pour beaucoup d’entre nous. Je suis extrêmement ravie de vous retrouver par ici et pour vous partager un retour littéraire dans un genre que je lis peu : la science-fiction. Avec une de mes amis nous nous sommes lancées pour défi de lire un livre recommandé par l’autre. Je lui ai choisi Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre, elle m’a choisie La Faucheuse de Neal Shusterman. Cela faisait quelques années qu’elle l’avait lu et qu’elle continuait à me le recommander. Elle tient un compte sur Instagram donc n’hésitez pas à y faire un tour : @lifeliah_.

Dernièrement à la bibliothèque, j’ai donc emprunté cette belle petite brique et je me suis lancée dans cette aventure.

Résumé :

Faucheuse (T.1), Neal Shusterman

Auteur : Neal Shusterman

Genre : Science-fiction, anticipation

Édition : Robert Laffont

Année : 2017

Nombre de pages : 493 pages

Titre original : Arc of the Scythe, book 1: Scythe (2016)

Les commandements du Faucheur
Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté.

Mon avis :

On ne va pas se mentir, le résumé en dit très peu sur ce que nous allons lire. Je n’avais aucune idée dans quelle histoire allais-je être embarquée. Je me suis donc prêtée au jeu. Pour vous faire une chronique respectable je vais quand même vous indiquer la trame narrative, si vous ne souhaitez pas savoir je vous invite à passer cette partie.

Nous sommes dans une époque plus avancée que la nôtre mais sans pour autant être daté, nous savons juste que nous sommes après 2042 puisque l’humanité a réussi à acquérir la connaissance absolue recensée dans une sorte d’intelligence artificielle suprême : le Thunderhead. Cette connaissance absolue du monde a ainsi pu permettre aux femmes et aux hommes d’éradiquer les famines, les inégalités, la pauvreté mais également les maladies. Plus largement, notre espèce a réussi à atteindre la vie éternelle puisqu’il n’y a plus de mort. Les hommes et les femmes peuvent vivre éternellement, des centaines d’années même et par les miracles de la médecine changer leur corps pour retrouver leur jeunesse à n’importe quel moment. La vie que nous connaissons nous aujourd’hui est appelée l’Âge de la Mortalité.
Cependant, l’humanité n’a pas réussi à conquérir la Lune ni Mars (cocasserie quand on sait que j’ai lu ce roman alors que la mission Artemis II était lancée). Or une population croissante mais sans décroissance par le cycle de la vie, la mort donc, commence à poser problème sur Terre par manque de place. C’est là qu’entrent en jeu les Faucheurs. Ce sont des hommes et des femmes qui reçoivent un parcours d’initiation afin d’être en capacité et en droit de glaner la vie d’autrui. 10 commandements régissent les Faucheurs. En contrepartie de ce pouvoir de glaner, ils portent une bague d’immunité qu’ils peuvent accorder à une personne pendant une année. C’est dans ce contexte que nous lecteurs allons suivre deux apprentis faucheurs : Citra et Rowan. Sans vous en dévoiler plus, ces deux jeunes de 16 ans vont se retrouver à être en compétition l’un l’autre pour obtenir le titre de Faucheur.

Je ne suis pas habituée à lire de la science-fiction mais j’ai beaucoup aimé cette histoire et notamment la partie sur la vie et la mort. Je pense que c’est ce que j’ai préféré en réalité, réfléchir à notre mortalité et donc à la beauté de notre vie, à sa fragilité également. Les chapitres sont entrecoupés de passages des journaux de bord de différents Faucheurs, ce que j’ai trouvé intéressant. Cela permet d’apporter un autre cadre à l’histoire et de placer les enjeux de glanage à une autre dimension. Le roman se place dans le monde que l’on connait donc hormis la place des Faucheurs, tout le reste (ou presque concernant les prouesses médicales) est identique. Je n’ai pas été perdue dans les descriptions ou environnements.

Étant donné que c’est une lecture plutôt jeunesse, j’ai regretté que les personnages ne soient pas plus nuancés. La facilité de la binarité (gentils/méchants, bien/mal) m’a quelque fois dérangée. J’aime beaucoup quand les romans permettent de creuser l’âme humaine, notre condition d’humain comme le fait très bien George Simenon. Là il y avait à mon sens matière à aller plus loin dans les questionnements des personnages. La situation de Rowan le permettait largement, d’autant que lui se pose des questions très pertinentes. Citra et Rowan ont 16 ans mais j’admets régulièrement avoir oublié leur âge tant leurs actes et leurs réflexions témoignent d’une plus grande maturité.

Autre point qui m’a un peu dérangé c’est la propension à placer les États-Unis (le MidAméricain dans le roman) comme le centre du monde et comme la voie de la sagesse pour le reste des hommes. Le Conclave des Faucheurs qui dicte leur jurisprudence par rapport aux 10 commandements pour les conclaves des autres endroits du monde est américain. Le penchant des américains à se placer au-dessus de tout n’est pas nouveau mais dans une fiction cela aurait pu être modifié.

J’ai peu de référence de comparaison mais l’opposition entre Citra et Rowan m’a fait penser à celle existante dans le roman Le Chagrin du roi mort de Jean-Claude Mourlevat avec les deux frères jumeaux qui sont séparés de force et qui vont grandir dans deux milieux complètement opposés.

Ce tome s’inscrit dans une trilogie avec un hors-série, je ne tarderai pas à lire la suite afin de rester dans l’ambiance décrite par l’auteur et surtout pour ne pas oublier ce qu’il s’est passé dans celui-ci. Ce fut une lecture très plaisante, qui change de ce que je lis d’habitude. Je me suis vraiment laissée porter par la découverte tout du long.

Si de votre côté vous l’avez lu ou êtes intéressés n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire pour que nous puissions échanger dessus ! 🤗

En attendant de vous lire je vous souhaite une très belle journée ☀

Laure


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