Lalie en l’air

Lalie l’air Lalie l’air

En deux mots

Lalie, une gamine de La Louvière, fait la rencontre d’un voisin, monsieur Mark. Cet homme lui ouvre son jardin, son monde, son cœur. Une amitié pure naît. Mais nous sommes en 1994, en Belgique. L’affaire Dutroux rôde. Et l’innocence, bientôt, ne suffira plus.

Ma note

★★★ (bien aimé)

Ma chronique

Le sabordage d’une amitié lumineuse

Anne-Sophie Kalbfleisch est capable de traiter les sujets les plus graves avec une délicatesse désarmante. Après « Eureka dans la nuit », elle nous entraîne cette fois dans la Belgique à l’époque de l’Affaire Dutroux. Un choc et une paranoïa qui va causer un gros dommage collatéral.

Lalie a dix ans et beaucoup de solitude. Son père rentre tard du restaurant grec où il cuisine. Sa mère enchaîne sa journée de secrétaire avec les soins à Nonno, son grand-père. Sa sœur Justine, absorbée par ses magazines Jeune et Jolie et son intérêt pour les garçons ne veut plus jouer. Quant à son frère aîné, il vit déjà sa vie. Alors Lalie arpente les chemins, flâne jusqu’à l’Ancien Canal, et un jour, pousse la porte d’un jardin.

C’est là qu’elle rencontre monsieur Mark.

Il a un drôle d’accent, fait retentir les R, parle aux fleurs et traite un pissenlit avec autant d’égards qu’une rose Teasing Georgia. Il lui sert une tisane au thym et au romarin. Il lui offre du temps et de l’attention. Va l’aider pour un exposé sur les castors qui lui vaudra une bonne note, supérieure à celle de son amie Sophie. Plus tard, il lui expliquera la musique, lui offrira un appeau pour pour son anniversaire, lui fera découvrir le bonheur de la lecture.

Ses parents, eux, ne se formalisent pas trop. Son père qu’il ira bien « lui taper la causette un de ces jours », mais ne le fera jamais. En fait, Monsieur Mark est presque une bénédiction pour cette famille débordée.

Mais Sophie, elle, ne trouve pas la situation normale. Elle rêve de devenir détective, s’entraîne à la souplesse physique autant qu’à l’acuité mentale, épluche les faits divers. Elle a commencé à remarquer que des jeunes disparaissaient dans le pays.

Nous sommes en 1994. L’affaire Dutroux commence à sourdre.

Dès lors, tout se retourne. Les parents de Lalie, qui acceptaient cette amitié avec indifférence, se méfient. Ils lui interdisent d’y retourner. Son frère, ayant découvert l’homosexualité de monsieur Mark, sa « déviance » selon la logique de l’époque, l’agresse publiquement, le harcèle. Dans la rue, une bande de jeunes le croise en terrasse d’un bar gay friendly : t’es sûr qu’il t’a pas taillé autre chose ? Rires.

Monsieur Mark ne se défend pas. Il sombre. Il croit que Lalie ne veut plus de lui.

C’est là que le roman touche au cœur. Anne-Sophie Kalbfleisch montre bien comment la peur collective peut broyer une amitié pure et un homme sans défense. Quand bien même cette peur est légitime et que, jour après jour, elle se nourrit de faits divers atroces. Alors, très vite on se fourvoie, on confond homosexualité et pédophilie, on remplace le raisonnement par la haine.

Si l’autrice a choisi la deuxième personne du singulier, c’est pour nous mettre dans la peau de Lalie, à hauteur d’enfant. C’est avec cette façon de percevoir le monde, avec une netteté encore intacte, que se construit la relation avec le vieil homme, pleine de respect et la pudeur de cette relation au plus proche de la vérité intérieure des êtres. Et c’est pourquoi la rupture est si violente, le choc si douloureux.

Après Eureka dans la nuit, couronné par le prix des lecteurs Quais du polar/Le Figaro, Anne-Sophie Kalbfleisch confirme son talent à traiter les sujets graves avec délicatesse. Lalie et monsieur Mark méritent qu’on se batte pour eux. Ce livre aussi.

Lalie en l’air

Anne-Sophie Kalbfleisch

Éditions du Rouergue

Roman

128 p., 18 €

EAN 9782812628290

Paru le 01/04/2026

Où ?

Le roman est situé en Belgique, à Bruxelles, La Louvière, Blankenberge, Trembleur, Grâce-Hollogne et la Province de Liège . On y évoque aussi un voyage en Toscane.

Quand ?

L’action se déroule en 1994.

Ce qu’en dit l’éditeur

Lalie n’est qu’une enfant. Et si elle dérive bien souvent de rue en rue, dans le quartier de l’Ancien Canal, c’est que ses parents travaillent et que ni sa grande saur ni son grand frère ne veulent s’encombrer d’une gosse. Un jour, elle entre dans le jardin d’un homme qui s’exprime avec un drôle d’accent. Sa meilleure amie Sophie a beau lui dire que les hommes sont dangereux, Lalie ne peut renoncer à ses échappées auprès de Mark. Là où, enfin, quelqu’un prend le temps de s’intéresser à elle. Et puis elle ne lit pas les journaux, lesquels ne parlent plus que des petites filles qui disparaissent dans le pays, semant la peur et le désarroi. Avec ce roman pudique et tendre, Anne-Sophie Kalbfleisch raconte par petites touches une amitié sous le sceau de l’interdit au milieu des années 1990, lorsque des crimes inouïs ont changé la Belgique.

Les critiques

Babelio

Blog En lisant, En écrivant

Les premières pages du livre

« 1994

Ralph

Est-ce qu’un homme est quelque chose de dangereux, tu te le demandes en regardant manger monsieur Mark. Vous êtes assis dans sa cuisine. Il vient de te dire : smakelijk, Lalie, bon appétit, ce qui signifie bon appétit, Lalie, bon appétit. Monsieur Mark veut t’apprendre des mots flamands, ce qui est gentil mais vain.

Il est assis face à toi, de l’autre côté de la table en bois clair. Il garnit de gouda un sandwich au beurre, tu tapes une cuillère dans un bol de cornflakes. La lumière des nuages dessine des feuilles argentées sur le mur doré. Monsieur Mark a tendance à aimer ce qui est jaune. Quand vous allez au jardin, il te dit les noms des fleurs et beaucoup sont jaunes ou le seront un jour. Il te parle autant des pissenlits et des boutons d’or que des jonquilles, des forsythias et des rosiers ‘Teasing Georgia’. Tu ne crois pas qu’un homme qui traite de la même façon un pissenlit et une rose ‘Teasing Georgia’ soit dangereux.

Tu te poses la question car à l’école tu as parlé de monsieur Mark à ton amie Sophie. Sophie veut dire sagesse, a-t-elle dit un jour et tu la crois volontiers. Quand tu lui soumets tes tracas elle ressemble à un vieux hibou sur un arbre perché. Cette fois ton offrande lui a déplu. Elle a sifflé : monsieur ?! – Oui. Elle a regardé au loin, les yeux plissés, en équilibre sur une jambe l’autre repliée sous elle : donc c’est un homme, pas un garçon ? – Oui. Elle a poussé un long soupir tandis qu’elle étirait sa cuisse vers l’arrière. Tu patientais. Du haut de sa jambe, Sophie peaufinait son verdict.

Tu as l’habitude de ce genre de scène. Même en classe Sophie s’étire en pensant, pense en s’étirant, parfois un seul doigt, parfois un membre entier. Son ambition est de devenir détective et ça fait partie de son entraînement. Elle prétend que réussir une filature ou résoudre une enquête exige deux compétences : de l’intelligence et de la souplesse. Ce doit être vrai.

Sophie a déplié sa jambe, replié l’autre et posé sa main libre sur ton épaule : Lalie, les hommes sont dangereux, pas tous c’est sûr mais enfin, si tu suivais les nouvelles, si tu lisais les journaux, tu saurais, qui fait la guerre, qui tue, qui s’attaque aux femmes et aux enfants, as-tu seulement vu les images au Rwanda ? Tu as haussé les épaules : ton papa est un homme, et il n’est pas dangereux. Sophie a levé les yeux au ciel, sa voix s’est assombrie : je te dis simplement de faire attention.

Monsieur Mark t’a servi une tisane au thym et au romarin du jardin. Une voix de femme s’élève de la radio, suivie de musique classique. La femme parle en flamand, la musique est sans paroles, tu ne comprends ni l’une ni l’autre. À la maison tes parents écoutent des chanteurs à voix, Johnny Halliday, Michel Sardou. Monsieur Mark le sait et de temps à autre il t’explique la musique classique, pour éviter que tu ne passes à côté. Celle-ci s’appelle The Lark Ascending, ce qui veut dire l’envol de l’alouette, du compositeur Ralph Vaughan Williams. Tu souris et il demande pourquoi. Tu réponds : avec vous les oiseaux ne sont jamais loin.

Monsieur Mark raconte que le violon joue l’oiseau et les autres instruments le vent. Tu entends ? L’alouette se détacher du ciel ? Son corps glisser sur des pistes invisibles ? Tu aimerais, parler comme monsieur Mark, dire des pistes invisibles et te comprendre mais : non. Tu ne reconnais ni le violon ni les autres instruments, alors l’envol ? Monsieur Mark se lève, monte le son et revient auprès de toi. Il sourit : ferme les yeux. Et tu fermes les yeux.

Imagine un ciel bleu. La voix de monsieur Mark entre en toi, basse et rampante. Sur l’écran gris-rose de tes paupières elle projette des images que tu absorbes l’une après l’autre. Imagine un vent frais, qui glisse comme une lame sur ta peau. Imagine ton ventre tendu vers le ciel, tes ailes sifflent, ton visage fend l’air, et la Terre au loin n’est plus qu’un jardin, les arbres des flocons de mousse. Imagine l’horizon blanc, il t’aspire, il est ton point de chute… Tu rouvres les yeux. Monsieur Mark est devant toi, il rit de t’avoir vue là-haut, avec l’alouette. Tu lui demandes : vous aussi, vous l’avez vue ?

Tu sais que monsieur Mark aime autant la musique que l’envol. Pour lui rêve et réalité sont deux mesures égales de sirop et d’eau : s’il verse l’une sur l’autre, aucune ne l’emporte. Par exemple il parle à ses fleurs, c’est qu’il les croit capables de l’écouter. Un jour il t’a demandé de nommer un oiseau gris, posé au loin sur une branche. À sa taille et sa couleur tu as répondu : un pigeon. Il t’a tendu ses jumelles. Sous tes yeux le pigeon s’est transformé en oiseau enchanteur, aux ailes floquées d’éclairs jaunes et au visage rouge sang : un chardonneret élégant. Aujourd’hui, à cause de Sophie, tu te demandes : pourquoi monsieur Mark est différent des autres adultes, et si c’est une bonne ou au contraire une mauvaise chose.

L’alouette s’en est allée. Tu demandes à monsieur Mark de te parler d’elle car tu n’en connais que la chanson, et tu chantes à voix haute : alouette, gentille alouette, alouette je te plumerai ! La suite des paroles tourne dans ta tête pendant que monsieur Mark raconte. Je te plumerai la tête. Il y a des dizaines d’espèces d’alouettes à travers le monde. Je te plumerai le bec. En Belgique l’espèce la plus répandue est l’alouette des champs. Je te plumerai le cou. Les couples d’alouettes des champs se forment en février. Je te plumerai les ailes. Pour séduire la femelle, le mâle réalise une étrange parade nuptiale. Je te plumerai le dos. Il s’élève du sol en spirale et chante d’une voix sonore. Je te plumerai les pattes. Une fois à bonne hauteur le mâle descend en spirale, sans cesser de chanter. Je te plumerai la queue. Quand il atteint le bas de la spirale, l’oiseau se laisse tomber sur le sol, comme une pierre. Alouette !

Monsieur Mark débarrasse la table. Tu l’aides volontiers alors que chez toi la même tâche t’ennuie. Ici tu aimes ouvrir les tiroirs, essuyer les tasses fleuries, ranger les soucoupes si blanches et fines qu’on croirait des hosties, aligner les verres, ne rien casser. Tu te comportes en petite fille modèle, ce qu’en réalité tu n’es pas, ta mère ferait de grands yeux si elle te voyait à l’instant. Pourtant tu n’as pas l’impression de jouer la comédie.

Monsieur Mark regarde l’horloge murale : il nous reste une bonne heure, ça te plairait de m’aider au potager ? Tu cries : oui ! et te précipites sur l’étagère à chaussures à côté de la porte. Tu es si souvent chez monsieur Mark qu’il t’a offert une paire de bottes, qui reste ici. Elles sont bleu ciel, ta couleur préférée, et c’est rare des bottes bleu ciel, te dis-tu, il a forcément dû chercher.

Tandis que tu enfiles les bottes, la voix de Sophie se mêle à tes pensées. Pourquoi passe-t-il autant de temps avec toi ? N’a-t-il rien de mieux à faire ? Et pourquoi l’homme de la chanson (parce que c’est un homme) plume-t-il la queue de l’alouette ? Et les pattes ? Et le dos ? Et les ailes ? Et le cou ? Et le bec ? Et la tête ? Pourquoi personne ne l’arrête ?

Tu marches dans les pas de monsieur Mark sur le chemin de copeaux qui mène au potager. Il raconte que les derniers plants commencent à jaunir et se coucher, ce qui est le signal. Distraite par Sophie tu te demandes de quoi. Au bout de quelques pas il reprend : en flamand on dit aardappelbloed hebben quand on a la peau jaunâtre et l’air malade, ça signifie avoir du sang de pomme de terre. Et il rit.

Tu te laisses tomber à genoux dans l’herbe mouillée devant le rang de tiges en berne. Monsieur Mark te tend une petite pelle : tiens, prends ça. Mais tu secoues la tête et enfonces les mains dans la terre glacée, à la recherche des dernières pommes de terre.

Jules

Tu as rencontré monsieur Mark un mois et demi plus tôt, à la fin de l’été. Ce matin-là au réveil, comme chaque matin, tu écoutes et sondes la maison depuis ton lit. Dans cet effort d’attention tu sens tes contours s’étendre aux murs : les fenêtres deviennent tes yeux, les rideaux tes paupières, la porte d’entrée ta bouche. Ta maison est pressée entre d’autres maisons similaires, avec vos têtes de béton et de briques alignées vous formez : la rue de l’Hospice, à La Louvière.

Ta maison-tête est silencieuse. Serge, ton père, dort sans doute encore. Il se réveillera tard d’être rentré tard du resto, avec des barquettes de restes qu’il aura rangées au frigo. Longtemps tu as cru que « resto » était : l’endroit d’où viennent les « restes », tant les deux te semblaient indissociables. Maintenant tu sais : il s’agit du Minotaure, un restaurant grec où cuisine ton père, lui préfère dire et vous fait dire qu’il tient le Minotaure. Ni l’un ni l’autre ne sont réellement grecs, d’où les frites et les sauces andalouse, samouraï, piccalilli, et les fausses colonnes blanches en façade. Ce qui n’empêche pas ton père d’écrire en grec, l’ardoise et le menu, il dit c’est pas compliqué, suffit de mettre des coins aux lettres, par exemple le o en losange et le e en flèche, par exemple ton prénom : L – A – L – I – flèche.

Francesca, ta mère, est déjà partie travailler. Elle rentrera tard elle aussi, moins tard que ton père, après sa journée de secrétaire au Carromat, magasin de carrelages à La Louvière, et sa visite à Nonno, ton grand-père. Elle lui apportera une barquette de restes mous, moussaka ou calamars frits, que Nonno suçotera pendant qu’elle fera sa toilette et nettoiera son appartement. Nonno qui est diminué mais a encore toute sa tête et refuse qu’une étrangère s’occupe de lui, parce que les sous, parce que sa dignité, c’est ce qu’il dit. Quant à Nicolas, ton frère, il loge depuis deux jours chez un ami : un pote. Il a le droit de le faire, partir après le souper et vivre sa vie parce qu’il est presque adulte, du moins du point de vue de la loi pas du tien. Enfin, toujours dans un coin de ta tête se trouve Justine, ta sœur.

Tu la croises dans la cuisine. Elle est assise à table, penchée sur le dernier numéro du magazine Jeune et Jolie. Un collier ras-du-cou encercle sa gorge d’un faux tatouage. Une de ses mains tient une tartine au beurre de cacahuètes, l’autre est repliée sous sa tête, et sur le triangle ainsi formé tombe un long voile de cheveux bruns. À chaque bouchée une cascade de bracelets dévale son poignet.

Tu sens que tes chances sont minces, tentes quand même : Justine ? T’as pas envie de jouer à Uno ? Justine ne te regarde pas, comme si un battement de paupières et non une nuit entière vous avait séparées, elle soupire : hmm non, pas envie. Tu plaques tes paumes sur la table : plus tard alors, quand t’as fini de manger ? Elle relève les yeux : non mon chat. Quand elle cherche à t’amadouer, elle t’appelle « mon chat ». Tu le sais et ça ne t’amadoue pas : alors à Mille Bornes ? Labyrinthe ? Elle secoue la tête, souffle : ouh, non…

Tu le sens, il est temps de sortir ton atout. Tu le déposes avec force et conviction, certaine de ta victoire : et si on regardait Maman, j’ai raté l’avion ? Ton cœur s’emballe. Impossible qu’elle refuse le film, votre film, celui qui à chaque visionnage vous étrangle de fous rires et vous fait crier en chœur : Tu vas avoir dix p’tites secondes pour déplacer ton gros cul dégueulasse ! Hors de chez moi sinon j’te plombe les boyaux avec du calibre douze ! Justine sourit. De ses ongles, dont un sur deux est violet l’autre vert pomme, elle tapote la page de papier glacé : sorry mon chat, je suis occupée…

Debout dans ton t-shirt trop grand, tu sens couler sur toi la douche froide. Te reviennent en rafales ce qu’étaient vos plaisirs communs : jouer au jokari sur le macadam, tuer les heures au Couyon, se déguiser en putains et marcher en talons jusqu’à l’Ancien Canal, s’endormir blotties l’une contre l’autre, manger de la pizza devant les Tortues Ninja, promener Limace le bouvier baveux de la voisine, imiter L’École des fans et les pubs Champomy, mais tu préfères renoncer. Ça te ferait trop mal qu’elle dise non à tout.

Depuis qu’elle achète les Jeune et Jolie, Justine a changé. Ou peut-être est-ce l’inverse. Tu les as feuilletés toi aussi, pour comprendre, ce ne sont que des instructions sur comment se comporter en beauté et en amour, quelques tests pour se situer, rien de plus. Tu imagines que celle qui les suit sera à son tour Jeune et Jolie. La récompense à ces nombreux efforts est l’amour d’un garçon : Jules. À quoi pense Jules ? Astro, spécial Jules. Tout ce qu’il faut faire pour empêcher Jules de se casser. Tu n’as pas osé demander à Justine : qui est Jules ? Tu as le sentiment que cette question vous séparerait pour de bon. »

À propos de l’autrice

Anne-Sophie Kalbfleisch © Photo DR

Née en 1988 à Bruxelles, Anne-Sophie Kalbfleisch est enseignante en physique. Elle a participé en tant que commandante à une simulation de mission sur Mars dans le désert de l’Utah. Cette expérience lui a inspiré ce récit ancré dans l’Amérique profonde, ses ambiguïtés et ses inégalités. En 2015, elle a été lauréate du Prix du Jeune Écrivain pour sa nouvelle « Un ours, et d’autres évidences ». Son premier roman, Eureka dans la nuit (2024) a été couronné du Prix des lecteurs Quais du Polar / Le Figaro 2025 et a révélé son grand talent d’écriture. (Source : Éditions du Rouergue)

Compte Instagram de l’autrice

Tags

#Lalieenlair #AneSophieKalbfleisch #EditionsduRouergue #Amitie #Enfance #AffaireDutroux #Belgique #Chroniquelitteraire #hcdahlem #roman #RentréeLittéraire2026 #litteraturefrancaise #litteraturecontemporaine #RentreeLitteraire26 #rentreelitteraire #rentree2026 #RL2026 #lecture2026 #livre #lecture #books #blog #parlerdeslivres #littérature #bloglitteraire #lecture #jaimelire #lecturedumoment #lire #bouquin #bouquiner #livresaddict #lectrice #lecteurs #livresque #lectureaddict #litterature #instalivre #livrestagram #unLivreunePage #writer #reading #bookoftheday #instabook #litterature #bookstagram #bookstagramfrance #lecturedumoment #bibliophile #avislecture #chroniqueenligne #chroniquelitteraire #jaimelire #lecturedumoment #book #bookobsessed #bookshelf #booklover #bookaddict #reading #bibliophile #bookstagrammer #bookblogger #readersofinstagram #bookcommunity #reader #bloglitteraire #aupouvoirdesmots #enlibrairie