

Prix littéraire des Rotary Clubs de langue française
En deux mots
Joseph, atteint d’Alzheimer, s’évade un soir de juin 2013 de l’hôpital qui l’héberge. On le cherche. On attend. On désespère. Six ans plus tard, son corps est retrouvé. Sa fille raconte cette disparition, les recherches entreprises, l’impossible deuil.
Ma note
★★★ (bien aimé)
Ma chronique
La disparition aura duré six ans
Céline Bagault signe un premier roman aussi singulier que bouleversant. Il raconte une exploration intime et poétique de la disparition de son père durant six années, du deuil impossible et de l’amour filial.
Ce roman s’ouvre sur une fin autant espérée que redoutée, qui tient en une phrase : « On a retrouvé le corps de ton père. » Cela faisait six ans qu’il avait disparu. Cela faisait six ans que subsistait un maigre espoir de le voir réapparaître. Désormais, sa fille et ses proches peuvent boucler la boucle, faire leur deuil. Et se souvenir. « J’écris alors que je sais comment se termine l’histoire, ou plutôt comment se termine la vie et comment l’histoire commence. J’écris alors que six ans se sont refermés et que je connais le lieu et le moment où on a retrouvé le corps de mon père. »
Tout avait commencé bien avant. La maladie d’Alzheimer s’était installée sournoisement, volant Joseph à lui-même par fragments. Les oublis, les égarements, les premières fugues, autant de signaux que la vie allait basculer. Un épisode à Séville avait déjà préfiguré le pire : Joseph s’y était subitement volatilisé, avant d’être retrouvé par la police et rendu à sa famille. Mais la maladie avançait. La vigilance de Marianne, sa compagne, ne suffisait plus. L’hôpital lui avait proposé de garder Joseph quelques jours en observation, le temps qu’elle reprenne souffle.
Un soir de juin 2013, Joseph avait déjoué la vigilance du centre hospitalier. Il était sorti par la porte principale. Sans un mot. Sans laisser de trace.
Pourquoi ? Sa fille espère que c’est la clarté soudaine d’une pensée qui se ressaisit qui lui a donné l’idée de se perdre, de les perdre. Qu’il a pris son corps et l’a emmené ailleurs. Comme ça. Sans signer de formulaire de décharge, de lettre d’adieu.
Elle raconte les premières recherches dans l’urgence et l’espoir. On saute dans la voiture. On quadrille le terrain. Tourner à droite, toujours à droite. On placarde des affiches. On interroge des passants. On finit par comprendre qu’on n’est pas seuls : « On comprend qu’on est nombreux à rechercher un vieux dans la nature. Que la vieillesse, la maladie, la fugue, la peur ont commencé à s’étendre. » Neuf mille disparitions par an ne connaissent pas d’élucidation, rappelle le livre. Une histoire familiale qui devient un fait de société.
Puis les battues s’espacent. Les gendarmes concluent qu’il a dû glisser dans la rivière. On se range à l’évidence. Il ne reviendra pas.
Commencent alors les six ans d’attente. Un temps qui se distend. Ni mort ni vivant. Ni deuil possible ni espoir raisonnable. La narratrice décrit avec une précision saisissante cet état suspendu, ce « jamais » installé au cœur du réel. Jusqu’à ce coup de téléphone d cela gendarmerie qui l’oblige à s’assoir sur le tapis, « sur un sol qui ne va pas tarder à trembler ».
Et puis vient l’enterrement, le 14 juin 2019 – exactement six ans jour pour jour après la disparition. Une coïncidence qui dit tout du sens caché des choses, de cette impression que même les dates obéissent à une logique insaisissable.
Ce qui frappe dans l’écriture sobre et précise de Céline Bagault, c’est sa capacité à ne jamais verser dans le pathos. Elle convoque Deleuze et l’Odyssée, Télémaque et les atomes dispersés dans les ruisseaux. Elle fait du corps de son père une présence diffuse dans la nature. « Chaque fois que je croise un ruisseau, la phrase se déforme et je pense : « Ici commence mon père. » Des particules de son corps se sont mêlées à l’eau et ont été emportées par le courant. »
Si l’on pense à Annie Ernaux pour la distance lucide, Céline Bagault a ses propres références, notamment Claudie Hunzinger, Maggie Nelson ou encore Nastassja Martin. Elle a leur goût pour l’épaisseur, le mystère et les collisions accidentelles.
Ici commence mon père
Céline Bagault
Éditions de l’Olivier
Premier roman
144 p., 19,50 €
EAN 9782823621471
Paru le 7/02/2025
Où ?
Le roman est situé en France, à Paris, à Gagny et Montfermeil, à Fontainebleau, en Seine-et-Marne, dans l’Ariège, au col de Cabrerous, à Toulouse, mais aussi à Séville.
Quand ?
L’action se déroule des années 2000 à 2019.
Ce qu’en dit l’éditeur
« On a retrouvé le corps de ton père. »
Quand elle apprend cette nouvelle, six ans après la disparition de son père, atteint de la maladie d’Alzheimer, la narratrice se demande comment prendre la mesure de ces années de doute et d’attente. Comment raconter cette histoire et faire entendre l’errance qui s’est glissée dans l’intervalle ? Comment signifier que, pendant un temps infini, son père avait disparu à jamais ?
La narratrice revient sur cette échappée et la mobilisation de la famille qui part à la recherche du fugitif. Une cérémonie est finalement organisée alors que le corps du « peut-être défunt » est absent.
Des années plus tard, une fois le corps retrouvé, la vérité échappe encore et de nouveaux récits s’échafaudent.
Avec une écriture précise et sensible, Céline Bagault explore toutes les facettes d’une disparition.
Les critiques
Collatéral (Johan Faerber)
Actualitté (Valentine Costantini)
Page des libraires (Margot Bonvallet, Librairie Passages à Lyon)
Le Matricule des Anges (Martine Laval)
Les premières pages du livre
« On a retrouvé le corps de ton père.
Le corps de mon père, c’est : deux jambes fines de marathonien, un torse mince et athlétique, un dos perclus de hernies discales qui commence à se voûter vers ses soixante-dix ans, deux mains sèches au cuir tanné et aux pouces larges, l’un d’eux ayant perdu une phalange dans l’atelier de menuiserie, des sourcils épais et des taches de vieillesse à la lisière des cheveux drus et denses, un cœur au tempo lent assisté d’un pacemaker, une moustache noire toute droite qui devient une barbe grise vers soixante-deux ans, un hâle qui va de l’orangé pâle en hiver au miel acajou en été, une toux rauque, des yeux foncés tantôt tendres tantôt durs, une voix de baryton qui fredonne en permanence, des pommettes hautes surmontées de cernes profonds dont j’hérite en droite ligne.
Ce qu’on retrouve c’est : deux chaussures aux semelles Vibram, des os, les fils d’une veste et d’un pantalon, un pacemaker, le bracelet électronique de l’hôpital, une prothèse de vertèbre, une montre en acier.
On a retrouvé le corps de Joseph, mon père, depuis deux mois et dix jours. Deux mois et dix jours au cours desquels il a été découvert, signalé, recueilli, analysé, identifié, scellé. Dans quelques heures, la nouvelle va me parvenir par téléphone, une déflagration sourde et invisible.
Pour l’instant autour de moi, une masse noire. Noire la chaussée, noirs les slogans écrits au marqueur, noirs les blousons, les capuches, les foulards noués en triangle autour du cou. C’est le 1er mai, brillant comme un espoir. J’ai comme chaque fois enfilé mes Dr. Martens, celles qui m’accompagnent depuis quinze ans, qui sont lourdes et m’arriment au sol, tandis que leurs semelles à coussin d’air me donnent l’impression de flotter. Le double mouvement de la gravité et de l’apesanteur. À cinq ou six, on fait tourner un cornet de frites brûlantes qui nous graissent les doigts, avant de descendre Belleville en chantant avec les autres. La joie du petit cortège irradie. On a plus le sentiment d’être l’arrière-ban que l’avant-garde, on sait que quelque part on a perdu et c’est notre raison d’être ici. Bien plus tard, un brouillard de gaz lacrymos tendu comme un immense filet à papillons nous empêche d’atteindre la place d’Italie. La foule est massée, la colonne coupée en deux. Je quitte le défilé avant les coups. Si toutes les manifestations des années suivantes se confondent dans mes souvenirs, celle-ci occupe une place singulière. Cette journée qui n’existera plus pour elle-même mais sera incorporée, siphonnée, dans le récit de l’appel téléphonique.
Rentrée chez moi, je retire mes Doc d’une main et je consulte mon téléphone de l’autre. Un appel en absence de Marianne. Je la rappelle, sachant que j’évoquerai la manifestation sans m’y attarder. La politique, entre nous, n’est qu’un sujet esquissé, on reste sur l’étroite bande du consensus familial où on ne dit rien de ces choses-là, et on s’en tient aux thèmes mineurs, la vie personnelle, le voisinage.
Je me mets donc à emboîter ces thèmes-là les uns dans les autres. Au tour de Marianne de raconter, elle marque une pause et prend une inspiration. Ces dixièmes de seconde de silence annoncent la déflagration. Je reconnais ce silence, son épaisseur, sa consistance inhabituelle, mais il est trop tard pour m’y soustraire. Je cherche des yeux un objet, un livre, un talisman qui pourrait me protéger de ce qu’elle se prépare à me dire. Je ne trouve rien, alors je m’assois sur le tapis de jonc pour stabiliser mon corps sur un sol qui ne va pas tarder à trembler. Poumons pleins, les mots tombent.
On a retrouvé le corps de ton père.
Trois mots saillants entrent dans ma tête par effraction.
Corps. Père. Retrouvé.
Marianne ne répétera pas les choses deux fois, il me faut noter les détails qu’elle prononce entre ces trois mots qui enrayent mon discernement. Je tends la main vers le bureau et j’attrape un crayon de bois rouge et bleu, une couleur différente à chaque bout, celui que j’ai acheté parce qu’il me rappelait le crayon rouge de menuiserie de mon père. J’écris sur une feuille volante quelques mots tremblants en énorme, comme si je laissais des notes à un malvoyant.
Procureur 20-02
Transfert
Gendarmes
Id vêtements
Pacemaker
Officiers brigade
Recherche pers disparues
Obsèques vs scellés
Après l’appel de Marianne, une autre urgence, celle de ne pas rester seule avec le corps écrasant de mon père. Je pose le crayon un instant pour écrire à Johan, qui défilait avec moi cet après-midi : Reviens stp. J’ai un gros pépin. Le besoin qu’il retourne sur ses pas, qu’il redescende la rue commerçante, qu’il marche jusqu’à mon immeuble, qu’il monte les huit étages. Qu’il rembobine son trajet jusqu’à me trouver dans le salon, courbée sur la feuille avec les notes au crayon rouge. Qu’il se penche sur moi et m’aide à dérouler mon squelette et à le remettre debout.
Je réalise qu’à présent il va falloir enfermer le corps de mon père dans une boîte, avec des hectolitres de terre au-dessus. Finis le retour aux éléments, le lent évanouissement dans la nature. Je pense qu’il a fini de disparaître. Qu’il a cessé d’imposer ses dernières volontés d’air, de vent, de balade la nuit sous les étoiles. Qu’il a terminé de faire la nique à la mort. Il s’est fait rattraper par le col, comme un écolier.
Une certitude. Je ne dirai plus « on n’a jamais retrouvé son corps ». Jamais a désormais une fin, le 20 février 2019, date officielle de son décès, date de la découverte des restes de mon père. Je dirai dorénavant, à qui entendra l’histoire pour la première fois, « on a retrouvé son corps six ans plus tard ». Et tous ceux-là, les auditeurs d’après 2019, ne prendront pas la mesure de ce que signifient ces six ans. Ils n’entendront pas le jamais qui s’était glissé dans l’intervalle. Ils ne sauront pas que pendant une durée infinie, mon père avait disparu à jamais. Que la disparition et la découverte qui, logiquement, semblent se répondre sont des éléments disjoints. Comme on ne pardonne pas à quelqu’un d’être parti, simplement parce qu’il est revenu, comme colmater une brèche ne la résorbe jamais tout à fait, la découverte du corps de mon père n’infléchit rien du récit selon lequel « il a disparu sans qu’on le retrouve ».
Devant une autre assemblée, je préciserai : « Son corps a été retrouvé des années après sa disparition. » Les deux histoires ne seront pas la continuité l’une de l’autre. L’une ne résoudra pas l’étrangeté de l’autre. Elles seront juxtaposées là, dans l’absurdité de l’absence de réponse.
Alors les gens se diront simplement que son corps a été retrouvé six ans après, un temps qui leur paraîtra long peut-être, mais un temps borné. Rien ne les mènera à l’effroi qui m’a paralysée un soir, sur une banquette de bar, face à un collègue et ami qui m’avait spontanément demandé : « Au fait, il est mort de quoi, ton père ? »
I
Disparaître, ce n’est pas s’évanouir dans la nature, comme un halo de lumière qui baisse progressivement en intensité jusqu’à s’éteindre. Disparaître, ce n’est pas cesser d’exister, passer de l’être au néant, de l’étoile à la poussière. Ce n’est pas mourir. Du moins pas toujours, ou pas encore. Disparaître, c’est sortir des écrans radars. Ne plus être aperçu, ni perçu, ni su. On vous fout la paix, en un sens.
Mon père, un jour de juin 2013, arrête d’émettre. Par un geste fulgurant, il devient en un instant hors de portée, hors des regards, hors de contrôle. Sa trace se perd. Il est quelque part, mais nous ne sommes plus en contact.
Pour nous consoler, des voisins, des tantes disent à ce moment-là, de diverses manières, qu’il est hors de lui. Que c’est la maladie qui l’a fait disparaître. Qu’en possession de toutes ses facultés, comme ils disent, en pensant que l’euphémisme nous est salutaire, il n’aurait pas fait ça. À les entendre, je commence à me demander si ce n’est pas l’inverse. Si ce n’est pas la clarté d’une pensée qui se ressaisit qui lui a donné subitement l’idée de se perdre, de nous perdre.
Le coup de fil de Marianne – j’ai appris ainsi que la plupart des événements importants, les questions de vie et de mort arrivent d’abord par téléphone – survient un samedi soir banal où l’on était resté à la maison. Dans la cuisine, Benyamin épluche, coupe et rissole pendant que j’installe l’ordinateur sur le grand lit pour voir un film. Les mots inquiets de Marianne interrompent le cours de la vie quotidienne et réduisent mes questions à l’essentiel. D’accord, c’était quand, que s’est-il passé, oui, qui te l’a dit, non, très bien j’attends, rappelle-moi. Je dis ces mots d’une voix plate tandis que ma main libre caresse le couvre-lit lentement, radeau de coton sur le point d’être bringuebalé par une rivière en crue. Je raccroche et l’émotion n’est encore que celle d’une empathie pour Marianne. L’angoisse n’est pas encore remontée jusqu’à moi, mais ça ne va pas tarder.
Ce n’est pas la première fois que mon père disparaît, et pas la première fois qu’on le retrouvera. Ce que je comprends, c’est qu’il était hospitalisé pour quelques jours et qu’il a fugué la veille au soir. Que de nouveau, cette envie d’évasion, que la maladie d’Alzheimer n’a fait qu’accroître ces dernières années, l’a poussé dehors. À présent la seule clôture possible de la séquence, c’est le second coup de fil annonçant qu’il a été retrouvé, qu’il est sain et sauf, qu’il est rentré à la maison et qu’il dort.
Marianne ne rappelle pas et il n’est plus question de faire quoi que ce soit en attendant, ni dormir, ni se distraire. Tout – le temps, la vie, les mots – est absorbé par cette absence de sonnerie. Seule l’épaisseur matelassée du couvre-lit résiste à l’engloutissement général. Je lisse encore et encore les plis, suis les coutures qui délimitent les carrés, triture le fil de coton qui dépasse du tissu, probablement usiné au Bangladesh. Je pense à ça, au trajet du couvre-lit, aux rangées de machines à coudre, aux ouvriers sous-payés, aux conteneurs sur le port qu’on hisse sur le cargo, aux entrepôts gigantesques, aux rayons de la grande surface d’une Scandinavie mondialisée où je l’ai choisi, au lit du meublé de la région parisienne qu’il agrémente désormais.
Je ne sais plus qui de Benyamin ou de moi déchire le silence et risque une question. Tu crois qu’il faut partir, jeter nos vêtements dans un sac, sauter dans la voiture et traverser la France de nuit ? Comme les enfants jouent à « on dirait que », cette idée commence par me faire plaisir. C’est le jeu d’une fuite, le début d’une aventure. Et puis dans les jeux d’enfant, rien ne finit jamais mal, on fait « pan t’es mort » avec deux doigts pointés et ensuite on se relève. Rien à craindre.
Par un étrange processus, l’idée lancée en l’air devient la seule issue possible de cette soirée. Après avoir été dilaté par le doute et l’hésitation, le temps subitement s’accélère, les sacs sont prêts en un quart d’heure, une lampe torche, un jean, des chaussures, un pull chaud, un livre peut-être, un ordinateur, un chargeur, des papiers surtout. Les accessoires d’une fugue. Les objets sont choisis avec une lucidité étonnante sur ce qui va suivre, les heures, les jours, les semaines. Ce qu’on emmène, et qui n’est pas le strict nécessaire, dit quelque chose sur ce qu’on est en train de perdre et sur les moyens d’y survivre. Je me souviens précisément d’avoir pris entre autres les vidéos de L’Abécédaire, les entretiens de Gilles Deleuze et de Claire Parnet, et une paire d’écouteurs.
Extraits
« À l’instant où Marianne raccroche, la jeune femme devant nous pointe du doigt celui qu’elle croit être mon père. Un vieux monsieur avec une veste beige, en effet. Le père ou le mari de quelqu’un d’autre. D’un seul coup, on comprend qu’on est nombreux à rechercher un vieux dans la nature. Que la vieillesse, la maladie, la fugue, la peur ont commencé à s’étendre. Voilà comment une histoire familiale devient un sujet de société : on a retrouvé quelqu’un qu’on ne cherchait pas, et celui qu’on cherchait n’est pas au rendez-vous. Neuf mille disparitions par an ne connaissent pas d’élucidation. » p. 62
« On pense au début que c’est une question de jours, de semaines. Que quelqu’un va le retrouver ailleurs, très loin ou juste à côté, il était sous nos yeux mais en deçà du regard. À ce moment, on croit, je crois, encore aux battues des gendarmes ou au hasard des promeneurs. Marianne dit que les chasseurs parcourent la montagne mieux que personne et que quelqu’un finira par tomber sur lui. Mort ou vif, comme on dit. Il s’agit d’attendre sans attendre, de s’occuper les mains. L’esprit, lui, continue de faire et défaire des embranchements, d’avancer et de revenir sur ses pas, de se dire que c’est terminé, tout en continuant d’espérer. » p. 72
« J’écris alors que je sais comment se termine l’histoire, ou plutôt comment se termine la vie et comment l’histoire commence. J’écris alors que six ans se sont refermés et que je connais le lieu et le moment où on a retrouvé le corps de mon père. Et je refais maintenant ce chemin à l’envers pour retrouver un objet perdu, un objet minuscule égaré sur le sentier, une petite bille de mercure parfaitement noire et lisse. » p. 78
À propos de l’autrice

Céline Bagault © Photo Patrice Normand
Céline Bagault vit à Paris. Étudiante en Master de Création littéraire, elle a longtemps été journaliste et reporter. Elle a ainsi contribué à plusieurs revues et magazines (Sciences Humaines Magazine, Gibraltar, Ragemag, Arte info, Bodoï, 24h01, Altermondes, Sang-froid). Ici commence mon père est son premier roman. (Source : Frictions / Éditions de l’Olivier)
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