Une revue qui démarre avec Le Figaro du 5 mars et une critique élogieuse du nouveau roman de Jérôme Ferrari, Très brève théorie de l’enfer (Actes Sud), « L’histoire d’un homme perdu parmi les gratte-ciel, qui s’interroge sur la vacuité spirituelle de son époque. Somptueux. » Dans un genre autre, le polar, des chroniques tout aussi enthousiastes pour le Dolores Redondo, Celles qui ne dorment pas (Série Noire), suite de En attendant le déluge, un cycle romanesque qui se poursuivra avec « le formidable personnage de Nash dans les prochains volumes. On ne peut que s’en réjouir ! » ; de même pour Beyrouth Paradise (Liana Levi) de David Hury, qualifié « d’excellent », ou encore Tout le monde le sait de Jordan Harper (Actes Sud), « Dans la Cité des Anges, les démons pullulent, leur face ravagée par la came, les liftings et la lubricité. Un roman noir qui vous hante longtemps après que vous l’avez terminé. » Tout ceci devra être confirmé par d’autres sources, évidemment !
Dans l’édition de la semaine suivante, deux livres qui pourraient valoir le détour, Les Morts manquent de correction (Finitude) de Pauline Toulet. « Les aventures drolatiques d’un détective amateur allergique à son époque » qui m’a l’air gentiment amusant… Ainsi que La Famille Rosenthal (Gallimard) de Toby Lloyd, « Un premier roman drôle et mordant sur une famille juive londonienne dans laquelle parents et enfants s’affrontent » que Jonathan Coe a qualifié de « intrigant, saisissant et très déstabilisant »
Enfin dans l’édition du 2 avril, il est dit beaucoup de bien du nouveau thriller de Bernard Minier, Ruptures (XO) « Il faut le dire sans ambages : Bernard Minier a réussi son pari d’aborder, au moyen de la fiction, une thématique actuelle, fascinante et angoissante, le progrès fulgurant de l’intelligence artificielle couplée à la robotique. »
Le Monde du 6 mars est tout aussi élogieux sur le roman de Jérôme Ferrari, « L’enfer, nous dit Ferrari dans ce texte terrible, à l’extraordinaire densité narrative, c’est moins les autres que soi. Il est impossible d’y échapper. » Pour une future lecture, ce livre place Ferrari en pôle position ?
Dans son numéro du 20 mars, une tribune de Boualem Sansal expliquant son départ de chez Gallimard pour Grasset. Un mercato qui fait beaucoup jaser à tort et à travers semble-t-il. Durant son emprisonnement en Algérie, « Antoine Gallimard a privilégié, pour me défendre, une démarche diplomatique que je comprends et respecte. Mais elle ne correspond pas à la ligne de résistance que j’ai fermement assumée face au régime violent et cruel d’Abdelmadjid Tebboune. » Pour l’écrivain, « la question était simple et essentielle. C’est de ma vie qu’il s’agissait. C’était, et cela demeure, à moi de conduire souverainement ma propre défense. (…) Pas de soumission, pas de négociations. Quitte à rester en prison. » Boualem Sansal désirait un acquittement clair reconnaissant son innocence, en fait il est seulement gracié, « autrement dit, je suis libre de fait, mais juridiquement condamné à cinq années de prison. Exilé de mon pays, privé de ma nationalité algérienne et empêché d’y retourner. » L’écrivain précise qu’il reste en bons termes avec Gallimard.
Dans Le Monde du 3 avril, je note Le Tutu (Tristram) de Princesse Sapho. Paru en 1891 sous pseudonyme, ce roman transgressif fascine toujours autant mais il m’a l’air néanmoins trop barjot même pour moi… A voir ?