Retour au sein de l’hôpital de Twin Lakes, en Alaska, là où le quotidien se joue entre urgences vitales, rentabilité et gardes interminables. Ici, soigner les autres est une évidence. Se réparer soi-même, beaucoup moins. Car derrière les protocoles et les diagnostics, certains portent des blessures invisibles, suffisamment profondes pour menacer leur avenir.
Et si le scalpel ne suffisait pas ?
De quoi ça parle : Derrière son masque de chirurgienne rigoureuse, Eugénie Martins tente de se reconstruire loin de ce qu’elle a laissé derrière elle. Trop sensible, trop impliquée, trop amoureuse : c’est ce qu’on lui a toujours reproché. Alors, elle s’est juré de n’attendre plus rien de personne. Elle quitte sa Provence natale pour l’hôpital de Twin Lakes, au cœur des cimes glacées de l’Alaska, dans l’espoir d’oublier ses échecs. Jusqu’à Alfie Miller. Brillant, réservé, troublant, Alfie est lui aussi chirurgien. Son calme cache un fardeau dont il ne parle jamais. Entre eux, l’attirance est immédiate, irrépressible. Leur premier face-à-face a laissé des cicatrices, et pourtant, ni l’un ni l’autre n’a réussi à tourner la page. Pourquoi Alfie, si tendre et attentif, se dérobe-t-il dès qu’il s’ouvre, comme si aimer représentait un risque trop grand ? Comment Eugénie pourrait-elle croire encore à l’amour quand elle ne sait aimer qu’en s’effaçant ? Et lorsqu’une patiente vient réveiller leurs blessures enfouies, ils comprennent que certains passés ne s’effacent jamais. Pourront-ils les affronter ensemble… ou choisiront-ils encore la fuite ?
Ce que j’ai aimé… ou pas… : Quand Eugénie débarque à Twin Lakes, ce n’est pas seulement pour poursuivre son internat. C’est aussi pour tenter de se reconstruire. Sous son masque de chirurgienne, elle est précise, sûre d’elle. Chaque geste est maîtrisé, chaque incision nette. Mais dès qu’elle retire la blouse, les certitudes s’effritent et les doutes persistent. Les études de médecine aspirent tout : le temps, l’énergie, les nuits. Et cela lui convient parfaitement, car s’épuiser évite de trop réfléchir, de trop ressentir. Car Eugénie n’a plus aucune confiance en son cœur, surtout avec Alfie, chirurgien lui aussi. Calme, patient, charmeur en surface. Mais dès qu’une personne s’infiltre dans son cœur, il recule. Toujours. Entre eux, l’attirance est une évidence. Pourtant, ils avancent avec prudence, comme si aimer était un terrain plus dangereux qu’un bloc opératoire. Ils savent que pour bâtir quelque chose de solide, il faudrait se confier, affronter leurs blessures invisibles. Mais guérir les autres est bien plus simple que se soigner soi-même. Problème : ni l’un ni l’autre n’est prêt à franchir ce cap. Ils se frôlent, se cherchent, se testent, mais la peur de souffrir à nouveau fait office de garde-fou permanent. Car s’ils savent réparer les autres, Eugénie et Alfie vont devoir apprendre une chose essentielle : avant d’aimer sans crainte, il faut d’abord se soigner soi-même.
J’ai adoré retrouver l’ambiance stressante de cet hôpital. Nous naviguons entre présent et passé, entre urgence vitale et moment de décompression salvateurs. Tous comme dans “Ces maux que nous taisons”, nous continuons de suivre ces médecins qui se dévouent corps et âme à leurs patients, sans doute, pour éviter de se confronter à leur propre mal-être. Ici, nous ne parlons pas que de fractures ouvertes, mais de celles qui restent ancrée profondément dans le cœur, dans les viscères au point de suffoquer et de faire des promesses qui peuvent détruire un avenir en construction. Eugénie, tout comme Alfie, ont connu la pire des trahisons au nom de l’amour (je ne vous dirais que ça). Depuis, chacun fuit l’attachement sentimental, et ce, même si le lien qui les unit depuis leur première rencontre persiste. Alors, ils avancent à pas feutrés. Ils sont là, sans trop l’être. Présents, mais jamais insistants. Par peur de blesser. Par peur de replonger. Et c’est sans doute ce qui rend cette lecture si juste : rappeler que l’amour n’est pas toujours une évidence. Parfois, c’est apprendre à attendre ou à simplement renoncer. C’est accepter que guérir prend plus de temps que sauver une vie au bloc.
@ très vite entre deux chapitres 
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