
En deux mots
Sara Ferreira, 38 ans, combattante de MMA, perd son combat pour le titre de championne après un KO au premier round. Un moment d’inattention qui la ramène à son parcours : une enfance dans une cité de banlieue, une famille fracturée, la découverte de la boxe comme échappatoire. Avec son entraîneur Joh, elle va devenir coach des féminines du club et transmettre sa passion, notamment à Amandine qui rêve de suivre ses traces.
Ma note
★★★ (bien aimé)
Ma chronique
« J’ai mal donc j’existe »
Emilia Petrakis signe un premier roman aussi puissant qu’un direct au foie. L’autrice, elle-même pratiquante, plonge le lecteur dans l’univers du Mixed Martial Arts à travers le portrait de Sara Ferreira, combattante de 38 ans. Un récit au plus près du corps et du ring, qui réhabilite un sport souvent décrié en en faisant une véritable école de vie.
Quand elle entre dans la cage, Sara Ferreira sait qu’elle dispute l’un de ses derniers combats. Il est vrai qu’elles sont rares les femmes de plus de 35 ans qui osent affronter une adversaire dans l’un des sports de combat les plus exigeants, le MMA ou Mixed Martial Arts. Mais Sara est déterminée, elle avance sur son adversaire, essaie de l’acculer contre la grille, de faire jouer son expérience. Ce qui ne va toutefois pas l’empêcher de se faire cueillir bêtement à deux secondes de la fin du ring. Un moment d’inattention, un blanc fatal. Quand elle se relève, elle a un gros hématome sous l’œil et le vague souvenir de n’avoir pas écouté les consignes de son entraîneur. Il lui faudra toutefois patienter avant de prendre sa revanche car le médecin lui ordonne un mois de repos.
Sa chute a aussi un côté salutaire. Elle va permettre à Sara de se relever autrement, de réfléchir à son parcours. Elle a grandi entre un père venu du Portugal avec lequel elle a coupé les ponts, et une mère qui se tue à la tâche pour tenter de joindre les deux bouts. Pour fuir l’ambiance lourde au sein du foyer, elle a suivi un ami à la salle de boxe et prend goût au noble art. En quelques années elle accumule les médailles avant l’officialisation du MMA en France en 2020. C’est désormais à cette discipline qu’elle va se donner, corps et âme.
Emilia Petrakis ne se contente pas de raconter une histoire de combat. Elle nous fait découvrir une discipline dans toute sa complexité, sa rigueur, ses règles, son éthique. Loin des clichés de violence gratuite qui collent à la peau du MMA, l’autrice montre un sport exigeant qui demande tactique, intelligence et maîtrise de soi. « T’écoutais rien dans la cage. On a dit quoi ? On boxe intelligent. On fait pas la bagarre », répète Joh, l’entraîneur de Sara. Cette phrase résume tout : le MMA n’est pas la bagarre, justement. C’est un art martial qui se construit sur la discipline et le respect.
Joh, précisément, occupe une place centrale dans le récit. Il a très vite senti le potentiel de Sara et l’a soutenue dans les bons, mais aussi les mauvais moments. C’est lui qui aura l’idée de la faire entraîner les féminines du club et lui permettre ainsi de transmettre ce qu’elle a appris.
Le fait qu’Emilia Petrakis soit elle-même une adepte de ce sport donne au récit la force du témoignage, l’épaisseur du vécu. On sent dans chaque description de combat, dans chaque évocation de la sueur, de la fatigue, de l’adrénaline, une connaissance intime de ce monde. « Elle cherche les traces du combat. Vérifie qu’elle n’a pas de marques trop visibles. Si, l’œil droit est gonflé. Elle aura probablement un cocard demain. »
La primo-romancière a eu la bonne idée d’intégrer en interlude dans le roman les confidences recueillies auprès d’autres pratiquants du MMA. Ces témoignages, comme celui de Patrick « The Belgian Bomber » – « Je me suis forgé par les défaites. On est pas des super-héros, on est pas des surhommes » – apportent une respiration au récit. Un bon moyen de découvrir la diversité des parcours et des motivations, mais aussi la belle solidarité qui se dégage de ce groupe. Chacun y cherche quelque chose de différent : une revanche sociale, un dépassement de soi, une famille de substitution.
Sans le savoir, Sara devient un modèle, notamment pour Amandine qui entend suivre sa voie. Cette transmission, qui se fait presque malgré elle, constitue le cœur battant du roman. Sara ne cherche pas à être un exemple, elle veut juste continuer à se battre. Mais son courage, sa ténacité, sa capacité à se relever après chaque défaite, inspirent celles qui la regardent.
Les phrases sont courtes, percutantes, comme des uppercuts. « Bam bam bam. Ça passe. » Mais entre ces instants de pure action, l’autrice glisse des moments de grâce : « Son corps comme une machine de guerre qui commence à rouiller. » Cette langue précise et sensible parvient à rendre compte de l’intensité physique du combat tout en conservant une dimension littéraire.
Ce premier roman frappe fort, mais réussit aussi à insuffler de la poésie dans un univers où on ne l’attend pas. Des valeurs telles que l’entraide, la solidarité, le courage, la ténacité, mais aussi l’apprentissage et la transmission y forment un camaïeu d’humanité.
On referme ce livre avec l’envie de suivre Sara dans ses prochains combats, qu’ils aient lieu dans la cage ou en dehors.
Bagarre
Emilia Petrakis
Éditions Les Avrils
Premier roman
220 p., 20 €
EAN 9782383110507
Paru le 12/02/2026
Où ?
Le roman est situé en France, à Paris et en banlieue.
Quand ?
L’action se déroule de nos jours.
Ce qu’en dit l’éditeur
Un premier roman énergique et sensible autour du MMA (Mixed Martial Arts) et de l’émancipation féminine par le sport.
Entrer dans la cage et tout donner. Finir KO ou le bras levé. Tous les soirs, Sara Fereira, 38 ans, s’entraîne à l’Alpha Team, dans la banlieue Nord de Paris. Le MMA, c’est toute sa vie. Pourtant elle vient de perdre un combat décisif. La faute à ce message annonçant l’AVC de son père à qui elle ne parle plus depuis des années ? Ou bien à la fin de carrière qui menace… Le temps d’une saison sportive, dans les encouragements des coachs, la fougue des gars du club ou la volonté de la jeune Amandine fraîchement inscrite au cours des MMA Girls, Sara affronte ses doutes sur l’avenir en même temps que les blessures du passé. Tête haute. Au plus près des gestes et des mots du MMA, Bagarre nous plonge dans un univers méconnu et passionnant. C’est aussi un hommage aux valeurs profondes de ce sport – mixité, courage, solidarité, discipline, confiance en soi –, à rebours de clichés violents ou exhibitionnistes.
À travers le portrait de Sara et de toutes les pratiquantes qui arrache leur place dans un monde d’hommes, Emilia Petrakis dit aussi à quel point cette pratique peut affranchir des diktats et carcans du genre. Un roman fort et tendre sur les dernières chances et les premières fois.
Les critiques
Les premières pages du livre
« Sara pose un pied dans la cage puis un deuxième et s’arrête sur le seuil. Elle balaie l’octogone du regard.
En face d’elle: l’arbitre, tout en noir. À sa droite,
dans le coin bleu, son adversaire. Une petite, trapue, musclée, les cheveux coiffés en longues tresses, les yeux brillants, l’air déterminé. Sara trottine jusqu’au coin rouge – son coin. De l’autre côté du panneau grillagé, Papi et Joh, ses coachs, sont déjà debout à l’attendre.
Ils ont placé la bâche derrière leur combattante avec les logos des sponsors et celui du club – un léopard rugissant rouge et noir, aux couleurs de l’Alpha Team.
Sara combat pour la ceinture bantamweight des
moins de 61 kilos. Pour le titre de championne de l’AFC, l’Arena Fighting Championship. Au Zénith de Paris. À domicile. L’organisation a voulu présenter ça comme un choc des générations: la jeune garde contre l’ancienne. La veille, à la pesée médiatique, la gamine a dit à Sara qu’elle allait lui faire prendre sa retraite.
Des conneries pour faire monter la sauce. Sara s’en fout. Jeune ou pas jeune en face, ce titre, c’est pour elle, c’est tout.
Le speaker s’avance au centre de la cage, remet en place son nœud papillon et annonce: «It’s time.» Les quatre écrans au-dessus affichent les portraits des combattantes. Le speaker enchaîne: « Dans le coin bleu, Aya “No Time” Ndiaye, 25 ans, quatre victoires à son actif, un no contest, zéro défaite depuis ses débuts en professionnelle. Dans le coin rouge, Sara “The
Anaconda” Ferreira, 38 ans, dix victoires pour cinq défaites. Invaincue sur ses trois derniers combats. Qui sera la première championne bantamweight de l’AFC?»
Dans son dos, Sara entend Joh qui souffle ses dernières instructions : « Fais pas la bagarre, tu prends les infos et tu boxes intelligent, il faut tenir les cinq rounds.» Sara ne répond pas. Cette gamine mérite une bonne correction, elle a hâte de la lui donner.
Elle fixe le micro qui s’agite devant la bouche du
présentateur. Elle attend qu’il parte, qu’il laisse place à l’arbitre et que la guerre commence. «Tu veux de l’eau ?» propose Papi derrière elle. Elle se retourne, attrape la bouteille par-dessus le grillage, boit une gorgée. De la foule, des trois mille personnes réunies autour d’elle, du speaker, des commentateurs installés au pied de la cage, des coachs de son adversaire, de
tout le reste, Sara n’entend rien. C’est comme un bruit blanc dans sa tête. Désormais, il n’y a plus qu’elle et l’autre. Seules dans la cage, prêtes à s’affronter. La porte se referme. L’arbitre avance:
– Coin bleu prête?
– Coin rouge prête?
– Combattez!
Au commandement, Sara avance sur son adversaire. Elle veut déclencher la première. Lui arracher la tête. KO ou TKO au premier round. Finir au plus vite. Elle rentre avec son jab, décale, gauche, droite, gauche. Bam bam bam. Ça passe. Jab, droite au corps, crochet. Ça passe. Elle avance.
«Gère le rythme! lance Joh depuis le coin rouge, rentre et sors.» Sara accélère. Double jab, droite, uppercut. L’autre recule contre la cage. Gauche, droite, crochet au corps.
Saisie. Coups de genoux. Elle cherche le foie. La coincer là, pour en finir et qu’on n’en parle plus. Bam bam bam. La petite musique des coups résonne dans son crâne, elle se laisse porter par le rythme et l’adrénaline. Elle capte dans sa vision périphérique l’arbitre qui se rapproche. C’est bon signe. Il se tient prêt à arrêter le combat. L’autre bloque les coups, dos à la cage. Il faut qu’elle continue à la déborder. Bam bam bam.
Bim. Contre-attaque.
La droite l’a touchée à la mâchoire. Elle est surprise. Un peu sonnée. La gamine en profite pour rentrer en corps à corps et saisir Sara. Elle amorce une prise de judo. Merde, elle est puissante, cette fille. «Reprends la distance!» crie Joh. Sara réussit à se libérer de l’étreinte
forcée. «Utilise tes jambes!» Elle envoie un front kick qui repousse son adversaire dans le grillage. Fonce à nouveau sur elle. Frappe à la tête, puis au corps, puis à la tête. La colle contre la cage, envoie des coups de genoux dans
les cuisses et dans le ventre. Alterne avec les frappes au visage. L’arbitre s’approche à nouveau : «Coin bleu, défends-toi.» C’est bon, c’est bientôt fini. Elle va l’avoir.
Sara cherche le coup dur. Le KO qui fait tomber.
«Pas la bagarre!» crie Joh sur sa droite. Elle n’écoute plus. Elle tape sans s’arrêter. Elle n’a pas le temps de réagir quand la gamine lui rentre dans les côtes. Elle tombe violemment au tapis. Joh bondit de sa chaise en jurant. Papi hausse le ton: «Décale tes hanches, viens chercher la cage, fais l’effort!» Au-dessus d’elle, son adversaire pèse de tout son poids et contrôle son bras gauche. Impossible de bouger. Sara est allongée au sol. La gamine frappe. Frappe. Frappe. La tête de Sara rebondit.
L’arbitre s’agenouille: «Défends-toi, Sara, sinon j’arrête.»
Sara réussit à bloquer les bras de son adversaire. Elle serre fort. Elle sent qu’elle congestionne. Elle entend le clap des dix dernières secondes. Les bras glissent avec la sueur, lui échappent, elle n’a pas le temps de voir le coup de coude arriver sur elle. Juste un écran noir. Puis le silence.
KO.
Knock-out.
*
Joh tourne en rond dans le minuscule vestiaire tout en se repassant le combat à voix haute. Il a les cordes vocales enrouées d’avoir trop crié. Sara pense: pourtant ça n’a duré qu’un round. Le médecin leur a expliqué les signes à surveiller dans les prochains jours: maux de tête, nausées, vertiges, troubles de l’attention… Et surtout pas
de reprise du contact à l’entraînement avant vingt-huit jours. Elle n’a mal nulle part. Elle n’a pas eu le temps d’avoir mal. Elle est un peu sonnée, c’est tout. Pas tant par le KO que par la défaite. Le mot cogne contre les parois de son crâne.
– Viens t’asseoir.
Papi lui fait signe de venir sur le banc à côté de lui. Il a trouvé une paire de ciseaux. Il lui attrape la main gauche et commence à découper avec précaution le bandage qui entoure les phalanges et le poignet.
– Désolée, coachs.
Sara baisse la tête. Ce titre, elle en avait rêvé. À bientôt 39 ans, elle sait qu’elle arrive au bout de sa carrière en MMA. Avant d’arrêter, elle s’est promis de gagner une ceinture, de devenir championne. Pour Joh, qui l’avait emmenée faire son premier combat à l’étranger, il y a dix ans, pour Papi, pour l’Alpha Team. Elle leur doit bien
ça. Mais ce soir, Sara s’est fait surprendre. La ceinture lui a échappé.
– T’écoutais rien dans la cage.
Joh continue à arpenter le vestiaire de long en large.
– On a dit quoi? On boxe intelligent. On fait pas
la bagarre.
Une tache de transpiration est apparue sur son haut de jogging gris. Des gouttes de sueur brillent sur son crâne chauve. Il agite son téléphone. Ses mouvements incessants commencent à donner la nausée à Sara. Elle
remue ses doigts libérés des bandages par Papi.
– Merci.
– Tu avais la tête ailleurs, t’étais pas avec nous ce soir, continue Joh.
Son équipe, son coin, ses coachs: elle les a déçus. Sara le sait. Elle sent le vide qui monte en elle.
– Au moins, t’es pas trop abîmée. C’est déjà ça. On va vite se remettre au boulot.
Joh regarde l’écran de son téléphone et s’éloigne pour décrocher.
– T’étais où? demande Papi en se rapprochant sur le banc.
– Comment ça ?
– T’étais pas avec nous ce soir, alors t’étais où? Ta tête là, elle était où?
Sara hausse les épaules. Elle était ailleurs, oui. Sur les dernières secondes du combat, elle a relâché son attention et elle s’est fait cueillir. Elle a déconnecté. L’écran noir.
C’est la première fois que ça lui arrive. Des défaites, elle en a connu, mais un KO comme ça, jamais. À deux secondes de la fin du premier round. Elle frémit. C’est ça, le MMA. Jusqu’au dernier instant, tout peut arriver.
Joh se plante debout face au banc. Il a raccroché.
– Allez, on bouge. Je te ramène, Sara ?
La combattante se lève et rassemble ses affaires. Sa hanche tire un peu, les cervicales aussi. Et ce bruit blanc à nouveau dans sa tête. Tout est ouaté. Elle veut rentrer, dormir. Oublier cette soirée.
– Bon. On se voit lundi au club ?
Papi la prend dans ses bras un bref instant pour lui dire au revoir.
– Et ce week-end, repos, OK?
– OK.
Pour sortir du Zénith, il faut remonter un couloir interminable jusqu’à une porte de service. Passer devant les vestiaires des combattants et combattantes qui ne sont pas encore rentrés chez eux. Vainqueurs ou perdants, peu importe, ce qu’elle voit c’est surtout une succession de blessés. Derrière Joh, Sara trace, tête baissée, pour partir au plus vite.
Au niveau du dernier vestiaire avant la sortie, une équipe de secouristes en tenue bleu et orange s’affaire autour d’une civière. Dedans, allongé, un corps entièrement immobilisé — Sara reconnaît un Brésilien qui s’est pris un high kick pleine tête quelques combats avant le sien. Elle s’arrête dans l’encadrement de la porte et interroge les soignants du regard. «Ça va aller, l’’ambulance arrive. » Elle repart retrouver Joh au parking. Il est une heure du matin. Dehors, personne ne l’attend, que le froid de la nuit et cette question qui lui fouette le visage: elle avait la tête où ce soir?
PATRICK « THE BELGIAN BOMBER »
Je me suis forgé par les défaites.
On est pas des super-héros,
on est pas des surhommes.
Combien de fois t’as envie d’arrêter,
mais à un moment donné tu te dis mon envie elle vaut
plus que ça, tu vois.
Faut respecter ses rêves.
Après sa douche, Sara reste un long moment devant le miroir de la salle de bains à inspecter son corps. Elle cherche les traces du combat. Vérifie qu’elle n’a pas de marques trop visibles. Si, l’œil droit est gonflé. Elle aura probablement un cocard demain. Ça craint. Pour le reste, des courbatures et un bon mal de tête. Elle a connu pire. Elle repense aux cinq minutes qu’elle vient de passer dans la cage. Cinq sur les vingt-cinq de combat prévues. Non, même pas. Quatre minutes et cinquante-huit secondes pour voir son rêve disparaître après des mois de préparation. Qu’est-ce qu’elle a foutu putain ?
Elle n’était pas dedans, c’est vrai. Elle voulait en finir vite. Elle est rentrée dans la cage en colère. Elle sait que ça ne mène à rien. Elle a été brute sans être intelligente. Sara se penche vers son reflet et pose un doigt sur le coin de son œil, au milieu des rides, là où commence à apparaître l’hématome. 38 ans. Bientôt 39 puis 40. Jusqu’à quel âge elle va pouvoir pousser son corps comme ça ? Son corps comme une machine de guerre qui commence à rouiller. »
À propos de l’autrice
Emilia Petrakis © Photo DR
Emilia Petrakis vit en banlieue parisienne. Elle écrit de la poésie et pratique le Mixed Martial Arts en compétition amateure. Avec Bagarre, son premier roman, elle livre une réflexion sensible et énergique sur l’émancipation par le sport, et offre un hommage bouleversant, loin des clichés, à une communauté méconnue. Un texte actuel sur la volonté, la solidarité, les dernières chances et les premières fois. (Source : Éditions Les Avrils)
Compte Instagram de l’autrice
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